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Logement : le pire est ” En Marche “

La loi sur le logement, dite « loi ELAN » (ici) , vient d’être votée avec les seuls députés de « En Marche » (302 sur 313). Depuis des mois, entre rapports orientés, spécialistes spécieux et désinformation virale, une attaque en règle contre le logement social est en cours.

L’expression de monsieur Macron sur le trop de pognon vers les pauvres qui ne servirait à rien est aussi ce qui conduit l’approche du gouvernement sur la question du logement. Doit-on rappeler que 47% des Français ont froid dans leur logement, et qu’en à peine 10 ans un 3 pièces a perdu 15 à 20% de sa surface ? En fait tout est connu et documenté, par exemple dans des rapports comme le 23ème de la Fondation Abbé Pierre (ici). La seule chose qui ne le soit pas, c’est la suffisance des députés qui ont voté pour diminuer le nombre de logements accessibles aux personnes à mobilité réduite donc aussi à nos anciens.

La loi est votée, pas encore publiée, et les associations comme la CNL (Confédération Nationale du Logement) dénoncent les mesures comme le regroupement des offices HLM en grosses structures loin des locataires, la confirmation de la baisse des A.P.L., les adaptations de toutes sortes visant à faciliter la rentabilité des opérations pour les promoteurs (architecture, normes de construction, contrôle et surtout nombre de logements accessibles).

Parmi celles-ci, la vente de logement et différentes mesures sont habillées de belles phrases ou de belles formules qui cachent mal l’obsession de « pauvres qui coûtent cher ».

Étrangement, alors que la Cour des Comptes (ici) a démontré, dans un rapport au premier ministre du 17 janvier 2018, qu’un logement privé aidé coûte à l’État, donc à nous tous, 3 fois plus qu’un logement social. Aucune trace, dans ce texte sur le logement, de modification des procédés de défiscalisation…

« À titre d’illustration, la Cour a calculé que le coût annuel pour les finances publiques d’un logement de 190 000 € bénéficiant de l’avantage Pinel était, toutes choses égales par ailleurs, trois fois plus élevé que celui d’un logement social comparable , financé par un prêt locatif social (PLS), ou deux fois plus élevé que celui d’un logement financé par un prêt locatif aidé d’intégration (PLAI), alors même que la durée des locations est, dans ces derniers cas, bien supérieure (40 ans). »

Mais est-il inconcevable de poser la question de l’utilité du « pognon » donné aux plus riches ?

Le 29 juin, OSONS! invite la Confédération Nationale du Logement pour en parler, Jocelyne Herbinski secrétaire confédérale de la CNL et Maguy Gaillard CNL35 en seront les représentantes.

En fin d’année, les élections de représentants des locataires prendront un caractère exceptionnellement important. Les décisions des organismes HLM, regroupés et automatiquement loin du terrain, ne peuvent se prendre sans une représentation des locataires déterminée, qui les informe et les mobilise .

La vidéo de la campagne des associations sur la politique du logement :

Jardin de la Louisiane et la semaine du développement durable

Jardin de la Louisiane et la semaine du développement durable

Un clic pour les premiers documents de l’atelier du 2 juin

La semaine du développement durable vient de s’achever. C’est le moment d’examiner la question de la construction dans le jardin de la Louisiane avec les critères du développement durable.

Mais qu’est-ce que le développement durable ?

Il s’agit, a minima, d’une façon de concevoir et de réaliser les projets, pour les plus ambitieux d’organiser le développement, en respectant les trois critères:

  •               Économiquement efficace,
  •               Socialement équitable,
  •               Écologiquement soutenable.

Ce principe, en construction depuis presque cinquante ans, est apparu pour ses défenseurs une solution à l’échelle de la planète et pour ses ennemis un «machin» à contourner. Le développement durable, qui n’a jamais été porté par une force sociale importante, se transforme régulièrement en argument publicitaire. Le meilleur exemple local est donné cette année, à Saint-Malo, avec une semaine du développement durable proposant un concert à la Timac et des conférences aux Thermes Marins. Le premier, qui remplit nos poumons toute l’année, a décidé de s’attaquer à nos oreilles. Le second, exploitant l’image de la mer, veut bétonner la côte un peu plus encore. Deux exemples de développement durable défendus par nos élus.

Le projet dans le jardin

Socialement équitable ?

Quelle part prend le projet de construction dans le jardin dans la recherche d’un développement social équilibré et l’équité de traitement des individus ?

La fonction sociale du jardin de la Louisiane est de brasser les usages et les populations. Son caractère clos, l’échelle des pavillons qui l’entourent, la répétition des mêmes volumes et des mêmes types de clôtures permettent d’estomper les voisinages qui le bordent. Les arbres du jardin contribuent à effacer le quartier dont il est le cœur, les bâtiments proches disparaissent, les bruits et les mouvements extérieurs s’estompent, et avec eux les différences entre les habitants.

La réduction de surface du jardin et l’intrusion d’autres constructions va remettre en cause cet équilibre. La cohabitation des usages et des générations va devenir plus complexe, voire impossible. L’espace libre va devenir espace affecté à tel ou tel usage ou catégorie. L’élu, le technicien les auront définis par avance et le policier sera chargé de les faire respecter…

L’A.N.R.U. et ses travaux (54 millions d’euros), menés avant l’équipe municipale actuelle, avaient pour but de renforcer la mixité sociale et d’ouvrir le quartier. Elle aboutit également à un nombre de logements en augmentation et une densité plus importante. La réduction, voire la suppression du seul espace vert, à distance des immeubles et clos de mur, ne peut se conjuguer avec l’amélioration de la qualité de vie.

Que va apporter la création de neuf logements sociaux de plus dans un quartier dont 73% des résidences principales sont déjà occupées par les locataires du parc HLM. A l’inverse, d’autres quartiers malouins restent  des « ghettos de riches » et souvent de touristes. La Découverte conjugue les taux de familles monoparentales (proche de 40%) et de personnes de moins de dix-sept ans les plus élevés de Saint-Malo, leur besoin d’espaces verts est important. Est-ce un hasard si dans ce quartier, comme dans d’autres de même type, les espaces verts publics sont supprimés.

Aujourd’hui, quel gain social apporterait la construction dans le jardin ?

Économiquement efficace ?

Conséquences des travaux de rénovation du quartier et de la baisse du taux de T.V.A. sur la construction dans les quartiers A.N.R.U, le nombre de logements a augmenté ces dernières années. Pour autant, la Découverte cumule le record de logements sociaux et un nombre de logements vacants importants (103).

Dès lors, quelle est l’efficacité économique de l’utilisation de crédits ou de subventions publiques destinés à la création de 9 logements sociaux alors qu’il y a onze fois plus de logements vacants dans le quartier. La différence entre la rénovation  et la construction réside dans l’utilisation de foncier supplémentaire et le coût des infrastructures nouvelles. Réduire les espaces verts et augmenter inutilement la surface de voirie et de réseaux n’est pas un choix économique efficace pour le résultat recherché. Dans cette configuration, l’effort de construction dans le quartier doit se porter sur la lutte contre le logement vacant.

Sur le plan environnemental ?

Le problème environnemental est lié à la destruction d’une grande partie des arbres du jardin. Un arbre agit contre l’effet de serre, il peut stocker une tonne de CO2 par m³, il filtre aussi les particules nocives pour la santé. Un arbre est un réservoir de biodiversité. Le rôle des arbres dans la ville est de plus en plus mis en valeur, il est cité, tant pour la préservation des oiseaux que pour celle des abeilles. L’aspect environnemental peut aussi être abordé sur le plan de l’utilisation inutile d’espaces verts à l’heure du réchauffement climatique et des inondations.

Un projet de construction neuve, avec voirie et réseaux, est consommateur de foncier et accentue l’imperméabilisation des sols, la rénovation ne mobilise pas ou très peu de voirie supplémentaire. La rénovation plutôt que la construction neuve limiterait l’utilisation de matériaux dont beaucoup sont issus de l’extraction et minimiserait ainsi l’impact sur l’environnement, elle optimiserait également les équipements existants (réseaux, voirie), donc à terme les frais de gestion et d’entretien.

En conclusion, le développement durable, c’est pour qui ?  L’écoquartier, la Timac , les thermes ? Le projet de construction dans le jardin de La Louisiane avant d’être imbécile est idéologique. Son but est de maintenir, grâce au jardin d’un quartier populaire, un taux de logements sociaux mis à mal par les réalisations des promoteurs ailleurs dans la ville.

 

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Le projet de la mairie et d’Émeraude Habitation présenté aux élus en 2018.

Brève d’AG n°2 – (7/4/2018)

La Louisiane, une troisième fête et plus

Jeudi 5 avril 2018, les riverains du jardin de La Louisiane ont découvert le nouveau projet immobilier des élus, 9 maisons au lieu de 14 en 2015 et la moitié du jardin occupé. Lors de l’assemblée générale, ils ont décrit l’ambiance défavorable et le refus des habitants présents à cette réunion de voir modifier la vocation du jardin public. Même les travaux de rénovation de l’A.N.R.U. l’avaient préservée. Aujourd’hui, le quartier est encore plus dense qu’avant. Après la disparition du collège, le quartier n’a pas, en plus, à subir cette opération qui pourrait être réalisée ailleurs dans la ville, si les projets des promoteurs passaient après la construction de nouveaux logements sociaux. L’assemblée générale d’OSONS ! a décidé :

  • Qu’il y aurait une nouvelle fête – concert de protestations contre ce projet (le 2 juin 2018 est envisagé, avis aux musiciens).
  • D’étudier la possibilité de faire de ce jardin un espace boisé classé (EBC). Après tout, il est plus grand, bien plus boisé que la parcelle classée située derrière la propriété du maire et bien plus utile aux Malouins.

Un atelier pour préparer une année d’urbanisme

Un atelier pour préparer une année d’urbanisme

Apprendre – Comprendre – Agir

…, c’était la méthode, vendredi dernier, lors de la soirée « Atelier » organisée par OSONS ! sur le thème de l’urbanisme à Saint-Malo. Un juriste conseil des collectivités, une personne ayant assuré des missions de commissaire enquêteur et Alain Guillard, membre d’OSONS! et ancien responsable des services techniques de l’agglomération, se sont relayés pour rappeler que l’urbanisme modèle notre vie en construisant la ville, sa mobilité, sa mixité sociale, et l’organisation des fonctions, commerciale, scolaire, culturelle, de santé…

C’est la réalité d’un urbanisme politique, avant d’être technique, qui sévit dans la ville au détriment de ceux qui n’ont pas les moyens de payer leur contribution “aux dieux promoteurs”.

Les documents d’urbanisme, les déclarations de projet, l’organisation des enquêtes publiques, le projet de tour, les Nielles, le jardin de La Louisiane ou la pression des promoteurs sur les petits propriétaires ont été l’objet de toute la soirée des 80 personnes présentes. Les responsables d’ADN, du Collectif contre la Tour et le président de Comité La Flourie-MALO-PLEINSUD ont également contribué activement au débat.

La soirée s’est terminée par un appel à participer en masse et de façon organisée aux consultations et enquêtes publiques qui vont se dérouler dans l’année.

Entre le 18 et le 24 février 2018, OSONS ! mettra en ligne, les éléments d’un argumentaire nécessaire sur le l’intérêt général et le respect de la loi littoral, ainsi que la lettre d’ADN. Le but est que chacun puisse participer à la concertation publique organisée par la mairie de Saint-Malo sur les Nielles (jusqu’au 28 février 2018) sans se faire « abuser » par le dossier.

Le compte rendu audio et les documents de la soirée seront également en ligne dès que possible.

Apprendre – Comprendre – Agir

Apprendre – Comprendre – Agir

Le jardin de La Louisiane, une tour à la gare, le camping des Nielles, la zone Atalante, la Fontaine au Bonhomme, etc. … sont les noms de projets immobiliers et de dossiers d’urbanisme.

  • Sont-ils menés dans l’intérêt de la population ou pour une minorité ?
  • Votre avis est-il attendu ? Est-il entendu ?

Enquêtes publiques, concertations, il existe des outils qui devraient permettre à chaque citoyen de compter autant que les  puissants, mais en restant isolés nous n’avons aucun poids.

Osons! vous propose de déchiffrer les dossiers, à en comprendre les enjeux. Le but est de pouvoir agir collectivement et efficacement, aux moments opportuns, pour faire valoir l’intérêt général.

Après une présentation, un juriste conseil des collectivités, un ancien commissaire enquêteur et un ingénieur territorial vous feront part de leurs expériences et répondront à vos questions.

Chacun est concerné et peut rejoindre l’atelier, le 16 février 2018 à 20h,

Espace Bouvet (salle Robert Surcouf)

6 Place Bouvet (Entrée à droite du Théâtre de Saint-Servan).

Un clic sur l’image, pour voir le rendez-vous

Un atelier pour préparer une année d’urbanisme

LOGEMENT : Chacun à sa place et ma société sera bien ordonnée

LOGEMENT : Chacun à sa place et ma société sera bien ordonnée

À chaque année sa loi de finance. Elle consiste pour le gouvernement a décidé des dépenses, des recettes et de l’équilibre des comptes du budget du pays pour l’année à venir. Pour 2018, cette loi supprime l’impôt sur la fortune, ce qui vaut à Mr Macron d’être qualifié de « président des riches », mais elle comprend d’autres mesures qui vont rendre la vie plus difficile à ceux d’entre nous qui ont des revenus modestes.

L’une d’entre-elle est passée presque inaperçue au sein du projet de loi de finances pour 2018 (pour connaître, un clic). En 2016, à l’échelle nationale, 5 millions de propriétaires remboursaient le logement qu’ils occupaient avec un crédit. 450 000 d’entre eux, soit 9%, bénéficiaient d’une aide au logement couvrant une partie de leur emprunt. Par exemple, 26% des couples avec deux enfants ou plus et 66% des familles monoparentales pouvaient bénéficier d’une aide dont le montant variait autour de 130 € mensuels. Cette aide était accordée aux ménages à revenus modestes accédant à la propriété. Le gouvernement a décidé de supprimé cette aide appelée APL (pour connaître, un clic) accession.

On pourrait imaginer que cette décision du gouvernement, comme d’autres, s’explique par des économies, (mot magique qui cache que l’on prend à la population pour donner aux plus riches). Or c’est loin d’être garanti. En effet, les ménages qui pouvaient bénéficier de l’APL accession sont aussi ceux qui peuvent prétendre aux APL réservées aux locataires qui coûtent beaucoup plus cher à l’État, 260 euros en moyenne par mois. Non seulement cette mesure ne générera aucune économie, mais elle pourrait même accroitre le nombre de bénéficiaires d’APL locatives et le coût total des APL.

Cette fois l’idéologie ne se cache même plus derrière l’économie, le message est clair
« Vous, ménages modestes, restez locataires ! ».

Cette même loi de finance prévoit de poursuivre jusqu’au 31 décembre 2021 le dispositif dit (Pinel). En gros, cela consiste à réduire les impôts de ceux qui ont suffisamment d’argent pour acheter jusqu’à deux logements par an et qui les louent entre 6 et 12 ans. À Saint-Malo, le barème de location n’est pas contraignant et à la fin de la période, entre loyer et économie d’impôt, les logements sont quasi payés. Le danger pour l’acheteur est le défaut de location. En 2015, la production de 50.000 logements est estimée plus d’un milliard d’euro en d’impôt en moins pour l’État. Ce pactole fini, dans tous les cas, dans les caisses des promoteurs immobiliers.

La même somme permettrait la construction chaque année de 30.000 logements de type PLAI ((Prêt Locatif Aidé d’Intégration) réservés aux personnes en situation de grande précarité, tout en conservant autant d’emplois dans la construction…

Sachant que les ménages modestes qui se lançaient dans l’accession à la propriété font partie des locataires les plus fiables financièrement, doit-on franchir le pas ?

  • Peut-on dire que le gouvernement préserve le volant de locataires nécessaires pour que les investisseurs soient sécurisés ?
  • Peut-on dire que le gouvernement comme les précédents assure aux promoteurs un milliard chaque année pour des profits en toutes sécurité ?
  • Peut-on dire que Saint-Malo sera encore moins accessible pour les ménages modestes ?

Oui, Oui, Oui, Oui, Oui, Oui ……….

Les ménages modestes écrasés par le poids des dépenses de logement

Les ménages modestes écrasés par le poids des dépenses de logement

Dans une ville où 30% des ménages, dont le chef de famille à moins de trente ans, sont sous le seuil de pauvreté, OSONS! informe sur l’importance du logement et de son coût. L’observatoire des inégalités vient de publier les chiffres ci-dessous.

Les 10 % les plus modestes consacrent 42 % de leurs revenus au logement, soit quatre fois plus que les 10 % les plus aisés. Le poids des dépenses de logement s’est fortement accentué depuis 2001, essentiellement pour les ménages les plus pauvres.

En moyenne, les Français consacrent 18,3 % de leurs revenus aux dépenses de logement, selon les données 2013 de l’Insee qui intègrent les loyers, les remboursements d’emprunt et les charges mais déduisent les aides au logement. Ce taux d’effort (part des dépenses liées au logement rapportée au revenu) a progressé de plus de deux points en douze ans : il était de 16,1 % en 2001. Mais cette moyenne cache des variations importantes : la part des dépenses de logement dans les revenus est passée de 31,4 à 42,1 % pour les 10 % des ménages les plus pauvres alors qu’elle a évolué de 9,8 % à 10,8 % pour les 10 % les plus riches…….

Pour lire l’intégralité de l’article un clic 

Pour voir l’article sur la situation des jeunes Revenus : les jeunes paient le prix de la crise

 

Le Collectif Contre la Tour Sémaphore (CCTS) écrit à nouveau au maire

Un clic pour voir le document d’OSONS distribué le 24 Novembre 2017 lors de la réunion dite de “concertation”

Dans son courrier, le collectif revient sur

  • la genèse du projet,
  • l’étude d’impact,
  • l’information/concertation/consultation,
  • l’immobilier et la démographie.

Le courrier dénonce “Ce sentiment d’incertitude et d’approximation est partagé par de nombreux malouins” et le collectif s’adresse au maire comme pourrait le faire OSONS!
Ne considérez pas que le simulacre de concertation du 24 novembre vous donne la caution de la population. Vous n’êtes pas propriétaire de la ville : elle appartient d’abord à ses habitants.”

L’intégralité du courrier ci-dessous.

Télécharger (PDF, 230KB)

La « Tour » : Que penser de la réunion du 24 novembre 2017 ?

Nous publions ici la lettre ouverte

DROIT DE RÉPONSE À L’URBANISTE

de Michel Thaly, Président du conseil syndical de la résidence « Les Provinces » :

Télécharger (PDF, 227KB)

Et les réflexions (OF du 27/11/17) de Jean-François Revert, architecte-urbaniste de Saint-Malo, sur l’importance du quartier des Provinces et sur la nécessité de créer, en matière d’urbanisme, les conditions d’une démocratie participative :

  • « J’ai, notamment, pris conscience de l’importance du quartier des Provinces. Je ne pensais pas que ses habitants se sentaient si impactés. »  
  • en réponse à l’opposition du Maire à la démocratie participative : « C’est son erreur. À Rennes ou à Nantes, où j’ai beaucoup travaillé, les maires ont toujours mené des réunions de concertations sur les projets urbains. Ici, la principale erreur du maire a été de balancer ce projet du jour au lendemain à la figure des habitants. Il aurait dû lancer une consultation progressive, informer les habitants. Un projet, ça s’explique. »

Mais une erreur volontaire, n’est-ce pas une faute ?

 

 

Communiqué du Collectif Contre la Tour “Le Sémaphore”

À la demande du Collectif Contre la Tour “Le Sémaphore”, nous publions ici leur communiqué de presse adressé aux journaux locaux :

Contre la Tour, un Collectif de riverains s’est créé ; il s’exprime.

Le projet du Maire de St Malo d’’implanter une tour de 17 étages haute de 55 mètres à proximité de la gare a semé l’inquiétude chez les riverains de plusieurs copropriétés proches, fortement préoccupés par les conséquences d’une telle construction.
Début octobre 2017, ils ont constitué un groupe d’opposition au projet intitulé :
Collectif Contre la Tour “Le Sémaphore ‘’.
Ils constatent qu’une telle réalisation ne figurait ni dans le programme électoral de l’actuelle majorité, ni dans le “Plan Urbain Stratégique Saint-Malo 2030’’ et qu’elle n’a fait l’objet d’aucune information ni de consultation ni d’étude d’impact préalables.
Ils estiment par ailleurs que ce projet privé ne présente aucune utilité pour la population.

Fort à ce jour d’une quarantaine d’adhérents, le Collectif entend :

  • S’opposer à la réalisation d’un projet qui aurait des conséquences graves sur la vie du quartier et entrainerait de nombreux préjudices pour les riverains.
  • Défendre la qualité de vie dans le quartier ainsi que le style et l’image de la ville.
  • Être un interlocuteur indispensable dans les discussions qui auront lieu, avec le souci de représenter les riverains et d’apporter des propositions répondant aux besoins du quartier.

Comme d’autres associations sur d’autres projets locaux, le Collectif pense que rien n’est joué. Encore faut-il mener la bataille avec toutes celles et ceux qui ne veulent pas de cet immeuble dit ‘’de prestige”.

Une réunion publique aura lieu le vendredi 24 novembre au théâtre Bouvet :
véritable réunion de concertation ou “show” pour promouvoir le projet ?
Le Collectif sera présent pour écouter, mais aussi pour dire les inquiétudes des habitants du quartier de la gare.
Nous invitons les Malouins à ne pas manquer ce premier rendez-vous pour s’informer et s’exprimer, et à rejoindre le Collectif Contre la Tour “Le Sémaphore”.

le 20 novembre 2017

Contacts :  cctsaintmalo@gmail.com et francoisethaly@gmail.com

Construire, mais pour qui ?

Savez vous ce que montrent les chiffres de l’INSEE sur les évolutions de Saint-Malo entre 2009 et 2014 ?

Le nombre :

  • d’habitants a diminué de 5520 personnes soit . . . . . . . . . . . . . . —11,2 %.
  • de personnes vivant seules a augmenté de 2328 soit . . . . . . . . + 26,5 %.
  • de couples avec enfants a diminué de 2269 soit . . . . . . . . . . . . . —40 %.
  • de jeunes de moins de 29 ans a diminué de 5228 soit . . . . . . . . —28 %.
  • d’ouvriers et d’employés a diminué de 2784 soit . . . . . . . . . . . . —22 %.
  • de résidences principales a augmenté de 842 soit . . . . . . . . . . . . . . + 4 %.
  • de résidences secondaires a augmenté de 2525 soit . . . . . . . . . . +25 %.
  • (évalué) de malouins logés en HLM a diminué de 1080 soit . . . — 8%

Savez-vous que 26,8 % des ménages de  malouins de moins de trente ans vivent sous le seuil de pauvreté pour une moyenne française à 22,4% ?

Maintenant, vous savez à qui devrait être destiné l’immobilier à Saint-Malo.

Une p’tite tour et puis s’en va…

Depuis quelques mois, le projet d’une tour de plus de 50m de hauteur occupe beaucoup les conversations et inquiète les habitants du quartier gare à Saint-Malo.

La grogne s’accentuant et l’impossibilité de passer outre une consultation de la population conduisent le maire et son équipe à organiser une réunion sur le sujet le 24 novembre. Le maire veut donc parler à la population, mais souhaite-t-il l’entendre et pouvons nous abuser et parler d’écouter ?

À défaut, il pourra lire comme chacun ce que nous en disons :

LE FOND

  • Le projet de tour n’est pas réalisable actuellement, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) limite à 23 m la hauteur des constructions du quartier .
  • Porter à plus de 50m la hauteur d’une tour dans le cœur de la ville aurait un impact bien au-delà du secteur gare. Il est d’ailleurs question d’un « signal fort à l‘échelle de la ville ».
  • En permettant l’adoption du PLU en 2006, les citoyens ont privilégié un
    Projet de Développement Durable reposant sur des hauteurs de constructions adaptées à leur vie en commun et appelées à constituer l’équilibre de la ville de Saint-Malo. A l’époque, ce document leur avait été soumis dans sa logique d’ensemble et constitue depuis la règle commune.

LA MÉTHODE

Les élus doivent d’abord être les protecteurs des règles communes et les initiateurs, si nécessaire, de leur changement. La révision générale du PLU est prévue par la loi. Son déroulement démocratique et sa durée permettent aux citoyens de s’exprimer sur le projet global et de contrôler ensuite le respect de leur expression par les élus.

A l’inverse, la méthode de la municipalité malouine consiste à modifier au coup par coup le document d’urbanisme pour des projets immobiliers spécifiques dont les citoyens ne peuvent comprendre la logique d’ensemble. Mécaniquement lorsque la règle commune n’a plus de valeur, c’est celui qui a accès au décideur qui est avantagé .

C’est le cas pour le projet des Nielles et celui de la tour. À la Découverte, les citoyens ont accepté, puis subi, des années de travaux nécessaires au quartier (50 millions)  dans le cadre du contrat passé entre l’État, les collectivités locales et la ville. Ce contrat respectait le jardin de La Louisiane, il est aujourd’hui trahi pour y construire et faire de la place aux promoteurs dans le reste de la ville.

QUELLE CONFIANCE ACCORDÉE À LA MUNICIPALITÉ ?

La réunion du 24 novembre 2017 s’inscrit dans la logique de transformation au coup par coup des règles d’urbanisme et de concertation sur des principes et des projets arrêtés sans transparence.  Pour rappel :

Le conseil municipal à l’écoute du citoyen

La municipalité dispose d’un plan prévisionnel des investissements. Dans les autres communes ce document est public et comprend le projet de cession de terrains ou de bâtiments durant le mandat. À Saint-Malo le document est secret, mêmes les conseillers municipaux ne l’avaient pas en votant le budget 2017…

En octobre 2015, des élus prétendaient qu’il n’y avait aucun projet dans le jardin de La Louisiane, en réalité les plans étaient réalisés depuis mai 2015…

La dénonciation du traitement particulier de l’urbanisme rue de la Fontaine au Bonhomme vaut à OSONS ! une tentative de procédure en diffamation. Elle est destinée à bâillonner toute opposition à l’action municipale en matière d’immobilier et la promotion de l’égalité entre les citoyens.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Compte tenu de son impact, le projet de tour ne doit pas être traité par la voie d’une simple modification du PLU.

Les règles actuelles ont été établies au nom de l’ensemble des malouins, pas des élus ou des professionnels de l’immobilier.

Soit le projet de tour est abandonné, soit il est inclus dans  un nouveau projet de développement de la ville soumis à la population dans le cadre d’une révision générale du PLU.

Contrairement aux documents de communication, une révision générale engagerait l’avenir et permettrait aux malouins d’avoir une vraie vision du projet urbain de l’équipe municipale actuelle (principes, lieux, nature, ampleur), s’il existe…. 

OSONS ! répond aux plaintes du maire par une deuxième balade urbaine le 7 octobre

OSONS ! répond aux plaintes du maire par une deuxième balade urbaine le 7 octobre

Le maire de Saint-Malo a déposé une plainte pour diffamation à l’encontre de l’association OSONS ! et de Alain Guillard.

Après avoir traité le réseau des Nez malouins d’un injurieux qualificatif de “renifleurs” voilà que notre intervention sur l’urbanisme dérange le maire au point de choisir la voie judiciaire pour régler les affaires de la ville.

Prix de l’eau, qualité de l’air, jardin de La Louisiane, transparence,  rue de la sécu, politique culturelle, transports publics, le bruit de fond que provoque l’ensemble des questions soulevées par OSONS! ne franchit pas les portes du conseil municipal où l’unanimité n’est pas rare. Peu importe, nous n’avons pas vocation à faire plaisir aux notables ou à faire preuve de lâcheté devant qui que ce soit. Chaque fois que les malouins s’occupent de la gestion de leur ville c’est un objectif atteint de plus.

Dans le cas de la modification du Plan local d’Urbanisme (PLU) affectant l’avenue de la Fontaine au Bonhomme, les Malouins qui nous sollicitent l’ont parfaitement compris. Pour eux, notre travail est toujours construit, documenté et c’est ensemble que nous décidons et que nous faisons.

 
(Photos de la balade du 21 septembre dernier)

  Les sujets de l’immobilier et du PLU ne sont pas clos par les plaintes du maire, pour en témoigner, OSONS ! organise une deuxième balade, urbaine et dérangeante,

le samedi 7 octobre à 15h du parvis de la gare à l’avenue de la Fontaine au Bonhomme.

Nous appelons, tous ceux qui ont manqué la première, les curieux, les amoureux de la démocratie et de l’expression directe des citoyens, à nous y rejoindre.

 

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1ère balade urbaine avec OSONS!

1ère balade urbaine avec OSONS!

Ceci est le communiqué de presse à propos de notre balade. Il suit le communiqué qui n’a jamais été publié que vous pouvez lire ici

Le conseil municipal du 21 septembre 2017 doit statuer sur deux modifications du Plan Local d’Urbanisme. Le même jour, à partir de 18h30 l’association OSONS ! propose aux malouins une balade urbaine.

Le lieu de départ sera le parvis de la Gare à proximité du projet de tour et l’arrivée (17mn à pied) sera l’avenue de la Fontaine au Bonhomme. Cette avenue où la 31éme modification du PLU est conçue au bénéfice de la propriété d’une personnalité de Saint-Malo grâce à un traitement très avantageux.

Le but est de commenter les projets et d’échanger sur l’urbanisme dont nous avons besoin et celui qu’on nous impose, pour quels habitants, avec quel espace public et quelle place pour le citoyen. A cette occasion l’association présentera à nouveau son travail sur les changements entre 1999 et 2014 en termes de population et de logement.

Chacun peut adhérer aux enjeux écologiques de préservation des terres agricoles et comprendre les nouvelles règles de densité et de hauteur des constructions. Mais elles se font au profit exclusif d’une petite minorité de promoteurs ou de privilégiés et dans ces conditions ne sont pas acceptables.

Rendez-vous jeudi 21 septembre à 18h30 sur le parvis de la gare.

Le Jardin de la Louisiane c’est d’abord le combat des riverains

Dans son édition de cette semaine Le Pays Malouin a obtenu des informations un peu plus précises sur l’évolution du projet de construction sur le jardin. (voir ici).

La mairie semble réduire la voilure, selon le journal “ne veut pas passer en force” et argumente sur le besoin de logements pour les jeunes ménages. En effet, qui serait opposé à des logements pour les jeunes ménages à Saint-Malo?

Certainement pas OSONS! et lorsque nous dénonçons les politiques de l’immobilier qui ont chassé 40% des ménages avec enfants de Saint-Malo en 15 ans, nous parlons aussi des projets qui servent d’alibis pour donner toujours plus aux promoteurs. Le Projet de la Louisiane est l’un d’eux ! Il est d’abord destiné à laisser le foncier hors du quartier de la Découverte à la disposition des promoteurs.

Mais s’il nous faut être constructif, OSONS! propose, pour construire ces maisons, de réduire l’espace vert que le maire constitue autour de chez lui et veut faire payer aux malouins en modifiant le Plan local d’Urbanisme.

Dans cette affaire, on peut regretter que le journal ne cite pas les riverains qui se démènent pour le jardin. Il serait temps de leur redonner la parole et que chacun comprenne qu’OSONS ! est leur soutien pas leur moteur.

Quant au moteur des élus il suffit de parler deux minutes avec les malouins pour savoir qu’ils l’ont parfaitement identifié.

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Saint-Malo : L’urbanisme pris en otage !

Le communiqué téléchargeable ci-dessous a été écrit pour une parution dans la presse locale.

Mais cette semaine point de parution, dont acte. Les rédactions font leurs choix, nous pouvons ne pas être d’accord, nous pouvons les contester, les dénoncer mais en aucun cas nous ne remettrons en question cette liberté. La nôtre est de dire que le choix de protéger les petites puissances locales semble une nouvelle fois privilégié. Elle est aussi de dire que la constance de cette protection facilite la reproduction des mêmes cercles dans les mêmes lieux de pouvoir, en cela, c’est une posture politique.

Nous avons la possibilité de contrer cette omerta avec la participation de tous.

Si chacun d’entre nous télécharge ce communiqué et l’envoie à ses contacts qui l’envoient à leurs contacts, qui……..Pour cela Facebook, les mails, les réseaux sociaux tout est bon pour répandre notre indignation.

Sur le fond tout est dit dans le texte du communiqué. La 31ème modification instrumentalise le PLU pour protéger la propriété du maire de la densification et de la hauteur des immeubles, celles là même qu’il préconise pour ses concitoyens. Portier au bal des promoteurs, il filtre les entrées à 100m de sa propriété.

Du point de vue légal, la procédure a certainement été normalement menée, même si des erreurs ont pu être commises qui permettraient peut-être un recours de plusieurs associations.

Du point de vue moral,  le plus grave c’est que nous sommes à peine surpris.

Le résultat final, c’est que le puissant fait les règles pour lui-même, quelque soit le sort des autres.

Mais cela, l’actualité  vous le montre avec une grande force depuis le 31 août

Faites circuler, notre communiqué doit devenir VIRAL!

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Modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) : Les Malouins en quête d’équité

Juillet a débuté par des élus chahutés en gare de Saint-Malo. L’association OSONS ! protestait avec le réseau des Nez malouins contre les nuisances d’origine industrielle, en même temps que les opposants au ‘sémaphore’. Ce projet de tour était dévoilé en juin par un maire transformé pour l’occasion en facilitateur d’une opération privée. Tous se rejoignaient sur le manque de transparence et le mépris vis-à-vis de la population. Le souvenir du maire, président d’agglomération, traitant certains de ses concitoyens « de renifleurs » étaient dans les têtes … .

De bonnes raisons pour activer la vigilance des malouins qui ont alerté Osons! et ADN (Autour Des Nielles) sur les étranges modifications du PLU (31ème et 32ème), engagées, sans faire de bruit, durant l’été :

Modifications du Plan Local d’urbanisme

En effet, sur le port et dans les zones d’activité, ces modifications permettront à des bâtiments industriels d’atteindre des hauteurs de 25 m contre 13 ou 15 m aujourd’hui. C’est le cas, semble-t-il, à proximité immédiate des pavillons de la rue des Narcisses au bas de la Guymauvière. Et pour ne pas rassurer les Nez malouins, les cheminées pourront également atteindre 25m pour des besoins de mise aux normes (lesquelles ?). Plus haut encore, les 35m du projet de musée maritime en sont également le sujet. Le plus étrange est peut-être que l’ivresse des hauteurs et du béton qui s’est emparée de nos décideurs semble parfois plus clémente dans certains secteurs en créant des cocons de verdure à l’abri des regards, de quoi faire enrager les riverains des Nielles et du jardin de La Louisiane.

 Le 17 août 2017 à 20h

  À la maison de quartier de la Madeleine, 24 avenue des comptoirs

Les associations OSONS! et ADN prennent l’initiative de parler

des 31ème et 32ème modifications du PLU.

 

LA FÊTE DE LA LOUISIANE 2017

Musique, restauration, jeux, débats et discussions ont emplis le jardin de La Louisiane le 24 juin.

Convivialité et combativité étaient au rendez-vous de la fête de La Louisiane. Environ 400 personnes, essentiellement du quartier, sont venues, à nouveau, dire leur refus de voir disparaître le seul espace vert de la Découverte .

Le maire avait bien voulu préciser quelques jours auparavant que le projet était toujours d’actualité. Les riverains, les habitants du quartier lui ont montré que leur détermination était également toujours d’actualité…. et de donner un nouveau rendez-vous en septembre pour un pique-nique de rentrée.

 

Contacter Osons! :   osons@osons-a-stmalo.com  ,  Facebook   ,  Twitter

Osons! – Guichet des Associations – 40 ter Square des Caraïbes – 35400 ST MALO

Téléphone : 07 69 07 83 57

La Louisiane et l’ADJOINT

Début juin nous avons informé le préfet et le maire de notre intention d’organiser une fête/concert pour la défense du Jardin de la Louisiane. Par cette démarche nous souhaitions informer et nous ne demandions rien, ni aide ni subvention, ni autorisation. Pour être prudents nous lui avions donné la même forme que l’an passé, c’est à dire celle d’une déclaration de rassemblement sur le domaine public.

Et comme l’an passé la mairie a souhaité nous donné son avis sous la plume de monsieur l’adjoint en charge de la Promotion des Projets Jeunesse et de l’Animation, qui comme l’an dernier est défavorable, plus exactement cette année “la ville ne peut donner son accord”.

Donc comme l’an passé nous nous en passerons et nous avons déposé aujourd’hui une déclaration en préfecture et répondu à monsieur l’adjoint en charge de la Promotion des Projets Jeunesse et de l’Animation en expliquant le sens de notre courrier d’information à la mairie.

Pour votre information les courriers sont ci-dessous:

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Une deuxième fête pour le Jardin de la Louisiane

Une deuxième fête pour le Jardin de la Louisiane

Depuis plus de deux ans les élus de Saint-Malo préparent la destruction du jardin public de la Louisiane. En octobre 2015, les adjoints cachaient encore les plans réalisés 6 mois plus tôt et affirmaient qu’il s’agissait de rumeurs, depuis c’est le silence chuttttt … .

La rénovation du quartier pour une meilleure qualité de vie a couté 54 millions d’euros, ont-t-ils été dépensés pour rien ? Aujourd’hui, il y a plus de bâtiments qu’avant et le conseil municipal sacrifie le seul jardin parfaitement protégé des voitures et de l’agitation.

Les promoteurs ont-ils un appétit si vorace dans le reste de la ville et un tel appui des élus qu’ils ne laisseraient que les jardins publics pour construire des HLM ?

Le jardin de la Louisiane est notre bien commun, il ne doit pas disparaître pour les profits immobiliers d’une petite minorité. Après la suppression du collège Surcouf, ce serait une seconde agression contre le quartier et ses habitants (sans compter les menaces sur Intermarché).

Les malouins de la Découverte et d’ailleurs ne plieront pas,

ils vous invitent avec OSONS! à venir nombreux

le samedi 24 juin 2017 entre 17h et 22h dans le jardin de la Louisiane.

Rencontres avec des associations,

Restauration (crêpes, galettes saucisses, gâteaux), buvette, jeux

et  Concert gratuit de FAB  à 18h30

 

Rester debout, la force des faibles ! (soutenus par ‘Super vivienda’)

Alors qu’OSONS! va diffuser ‘AFECTADOS’ en association avec le distributeur et le cinéma Le VAUBAN, quelques personnes nous ont glissé à l’oreille que ce n’était pas cela qui réduirait la crise du logement. “Il faut construire, construire, construire, const….”Ils ont raison mais quoi? et pour qui?
Face à ces personnes sérieuses et bien-pensantes nous avons travaillé et nous avons été chercher l’aide de “super vivienda”.

Pas sérieux?  Au contraire derrière le masque il s’agit ADA COLAU actuellement maire de Barcelone, l’une des plus grandes villes d’Europe. Filmée il y a quelques années alors qu’inlassablement elle bousculait la propagande des promoteurs et des banquiers corrompus en Espagne.

La force des faibles c’est aussi d’innover, de choquer si nécessaire, de résister et de faire tomber les murs.

Jardin de la Louisiane: vous étiez toujours là et toujours plus nombreux…

Jardin de la Louisiane: vous étiez toujours là et toujours plus nombreux…

DSC00015Dimanche soir, 3 juillet, nous avons été plus de 400 personnes à passer (ou à rester plusieurs heures) au jardin de la Louisiane pour soutenir le combat des riverains qui se bougent pour que ce lieu (superbe en cette saison…) demeure un bien public

La démonstration est faite qu’avec de l’énergie et de la constance on peut réussir un événement qui a, fait significatif,  permis à de nombreuses personnes en but avec le management “façon Renoult” de se retrouver et d’agréger leurs combats (collège Surcouf, terrain de camping des Nielles, Ecole de Musique…).

Merci encore à tou-te-s ceux -celles- qui ont pris une part à la réussite de cette initiative…qui en appelle d’autres…..jusqu’à l’abandon du projet de lotissement dans le jardin.

Tous dans le jardin de la Louisiane le 3 juillet !

Tous dans le jardin de la Louisiane le 3 juillet !

29,7 x 42 cmDepuis plus d’un an les élus de Saint-Malo préparent la destruction du jardin public de la Louisiane. En octobre dernier, les adjoints cachaient encore les plans réalisés en mai 2015 et affirmaient qu’il s’agissait de rumeurs, aujourd’hui c’est le silence chuttttt…..

La rénovation du quartier a coûté 54 millions d’euros pour déconcentrer les bâtiments et améliorer les espaces publics du quartier, elle est à peine terminée que le conseil municipal décide de faire le contraire et sacrifie le seul jardin parfaitement protégé des voitures et de l’agitation.

Tout cet argent public a-t-il été dépensé pour rien ? L’appétit des promoteurs est-il si vorace dans le reste de la ville pour que les HLM ne trouvent que les jardins publics pour construire ?

Ensemble les riverains de la Découverte ont décidé de ne pas se laisser faire. Le jardin public est notre bien commun, il ne peut être vendu sans une délibération pour le « déclasser ». Ce beau terme juridique qui signifie qu’avec lui ce sont tous les habitants qui seront « déclassés ».

Si les citoyens du quartier n’ont pas saisi le message, le projet de suppression du collège Surcouf à la même signification. Même les enfants malmenés le comprennent ….

Rassurez-vous, il n’y a pas de résignation chez les malouins de la Découverte ou de Bellevue, ils vous invitent tous à le montrer

  le 3 juillet de 19h à 22h dans le jardin de la Louisiane .

 

Report de la conférence avec Anne Lambert sur l’immobilier

En raison d’un petit accident Anne Lambert ne pourra être présente le 8 avril, la conférence est reportée avant les congés d’été.

Anntous propriétairese Lambert est sociologue, elle nous présentera son essai-enquête sur le “logement et la propriété”
Depuis les années 70, les politiques publiques se détournent de l’habitat social pour favoriser l’accession à la propriété. Réservé initialement aux classes moyennes, le nouveau principe de propriété s’est transformé en dogme politique étendu aux plus modestes sur le mode du pavillon. Le prix à payer est dévastateur, endettement, consommation des terres agricoles, éloignement de la ville en fonction des revenus, poids social du chômage sur les femmes et ségrégation ethnique. Anne Lambert montre que la composition sociale des nouveaux lotissements est proche de celle des grands ensembles de première génération. L’habitat périurbain présenterait les caractéristiques d’un « HLM à plat », a-t-il les mêmes buts et les mêmes conséquences ?

Les riverains du jardin de la Louisiane dénoncent l’incohérente gestion de l’argent public !

Les riverains du jardin de la Louisiane dénoncent l’incohérente gestion de l’argent public !

6 février 1Il y a quelques jours, les habitants opposés à la destruction du jardin ont vigoureusement expliqué leur point de vue à l’adjointe au maire. Ils viennent d’écrire à l’Etat, la région et l’Agence Nationale pour la rénovation urbaine à propos des 54 millions d’euros d’argent public dépensés pour rénover le quartier. Le but était d’améliorer les logements, les espaces publics et la mixité sociale du quartier de la Découverte. Les travaux sont à peine terminés que les élus malouins décident de revenir sur les accords signés en ajoutant des logements et en supprimant un jardin public qui contribue à l’équilibre du quartier….
Les riverains et l’association OSONS ! prennent une nouvelle initiative et invitent les malouins à les rejoindre dans le jardin le samedi 6 février entre 10 h 30 à 12 h 30. Chacun sera invité à dessiner, peindre, écrire, photographier. Le résultat sera affiché sur des panneaux préparés par les riverains et accrocher aux murs de leurs propriétés.
Le même jour, les malouins sont invités à montrer leur soutien en affichant, à leurs fenêtres et dans leurs voitures, des affichettes qui sont en cours de distribution ou à les confectionner eux-mêmes.

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