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♠ N’en jetez plus, la coupe est pleine ! ♠

♠ N’en jetez plus, la coupe est pleine ! ♠

C’est en substance ce que l’on a envie de dire devant le nombre et le peu d’ouverture des informations dites « économiques » dans les médias. Heureusement, certaines sont précieuses, c’est le cas du rapport paru en juin 2018 sur « L’IMPACT SOCIÉTAL DES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES » publié par le Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne (BASIC) et l’observatoire des multinationales.

Depuis les années 1980, et 2008 n’y a rien changé, la norme, l’idée installée dans les têtes, à grand renfort de répétitions et de répétiteurs, est que la seule voie possible pour sortir de la crise est la facilitation de « la performance des entreprises ». Derrière « l’entreprise », il faut décrypter « les plus grandes », celles qui sont censées porter haut nos couleurs nationales. Et derrière « la performance », il faut comprendre les dividendes qu’il s’agit de verser aux actionnaires (voir ici). Présents sans arrêt sur les médias, les experts ont une double mission :

  • Faire l’éloge de « l’entrepreneur », au point que même celui qui n’emploie que lui-même, se considère proche des plus grands.
  • Relayer les pseudo-théories des énarques ministres, souvent issus ou destinés à ces entreprises.

Aujourd’hui, la rengaine du « ruissellement » tient la corde (la fortune des premiers de cordée ferait vivre le bon peuple) et justifie, parfois à elle seule, toute la politique économique de l’État. Mais quelle est la part d’ombre de ce « ruissellement » dans le pays et qui mesure l’apport et l’impact des grandes entreprises ?

C’est ce que montre en partie le rapport. Les économistes savent que les activités économiques ont des coûts cachés « qu’elles reportent sur la société ». Certains d’entre eux considèrent cela comme « naturel », d’autres comme secondaire et réparable par des compensations financières ou d’autres natures, le marché du carbone est un exemple. Enfin, une minorité estime que dans une planète finie, dont les seuils d’acceptabilité sont dépassés, il ne peut y avoir de compensation. De la même façon, ils considèrent que l’altération du potentiel humain par la faim, le manque d’éducation, de santé ou le maintien dans la précarité, ne se compense pas. Les coûts sociétaux directs (nucléaire) ou indirects (perte de biodiversité, santé) ne sont pas dans le bilan des entreprises, mais dans celui de la nation. Pour les financer, le même bon peuple (celui qui vit du ruissellement) est sollicité par la nouvelle noblesse (celle qui a remplacé la particule par la carte de visite du C.A.C 40 ou de Wall Street). De même la baisse de capacité à investir dans les biens et services communs va de pair avec l’absorption des coûts cachés des grandes entreprises par le budget de la nation.

BASIC et l’observatoire examinent les coûts cachés liés à l’activité de cinq grandes entreprises (Renault, Michelin, Total, Sanofi, EDF). Seule leur activité en France est prise en compte, les renseignements sont inaccessibles pour l’étranger (vive la transparence). Cinq critères sont évalués :

  1. Le crédit d’impôt qui laisse à la collectivité une charge à la place de l’entreprise.
  2. L’allègement des cotisations sociales dont le coût est pris en charge par l’État et les salariés via leurs cotisations ou la privatisation de leur protection.
  3. Le recours au travail précaire qui est structurellement déficitaire et pèse de plus en plus sur les comptes de l’assurance-chômage prise en charge par la collectivité.
  4. La pollution de l’air, cause de décès prématurés de maladies, etc. dont les conséquences financières sont partagées entre la Sécurité sociale, les dépenses publiques en générales et les salariés.
  5. Le changement climatique en fonction des émissions de gaz à effet de serre.

Les résultats sont éloquents, rien que les crédits d’impôts, accordés aux cinq groupes, totalisent 477 millions d’euros qui ne rentrent pas dans les caisses de la collectivité. Cette somme peut être comparée aux dividendes, servis la même année (2016) aux actionnaires de ces entreprises.

La mise en perspective des coûts sociétaux nous montre à quel point d’autres analyses et d’autres pensées économiques sont possibles et nécessaires. Selon le rapport, le cumul des coûts engendrés en France par ces seules cinq entreprises représente 1,5 milliard d’euros pour l’année 2016. À l’échelle de l’ensemble des entreprises du C.A.C. 40 et autres grandes entreprises ayant une activité en France, à quel niveau sommes-nous ?

Et, considérant ces sommes et le faible nombre d’actionnaires,
qui sont les principaux assistés du pays ?

Avec des chiffres qui ne sont pas relayés par les médias classiques, le rapport nous montre l’importance des coûts engendrés par l’activité des grandes entreprises puis transformés en charges publiques (coûts sociétaux). Cette transformation est assurée par les machines politiques et gouvernementales qui se succèdent à la tête de l’État depuis longtemps déjà. Ouvertement ou hypocritement, elles l’assurent à n’importe quel prix, en multipliant les contraintes sur l’environnement et le corps social, en déclenchant des crises, voire des guerres. Rien ne doit remettre en cause le mythe de la croissance et la culpabilité du citoyen qui ne s’y consacre pas.

Le dossier de BASIC et de l’observatoire des multinationales

Le site de l’observatoire des multinationales

Le site de BASIC  (Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne)

 

Réunion sur l’air : OSONS! fait salle comble

Si les skippers de la route du Rhum sont aux commandes de machines dont les voiles ont une surface de 650 m² au portant, voire plus, ils restent de petits joueurs face au 1680 m² de surface d’échange alvéolaire qu’offrent nos poumons chaque minute à notre respiration.

« Vous arrêtez de manger, vous tenez trois semaines ; de boire, vous tenez 3 jours ; mais de respirer, vous ne tenez pas trois minutes. »

Ce sont les images que l’on peut retenir de la conférence, organisée par OSONS!, au cours de laquelle le docteur Claude Lesné, ingénieur chercheur honoraire au CNRS, a montré toute la complexité, la force mais aussi la fragilité de notre système respiratoire. Chacun a pu entendre les mises en garde du spécialiste des polluants aériens. Le docteur Lesné s’est attaché à montrer les mécaniques de transfert dans notre corps des molécules et des particules aériennes toxiques que nous craignons tous. Il a également expliqué les atteintes à notre santé liées à l’agression répétée de nos voies respiratoires par de mauvaises odeurs âcres, irritantes dont les pathologies ont été documentées par des études, il y a plus de vingt ans.

Système d’échange, alvéoles et capillaires

Pour illustrer l’importance de vivre dans de bonnes conditions de qualité d’air, le docteur Lesné a rappelé des chiffres qui illustrent notre système respiratoire. Ils expliquent en quoi, avec la pollution de fond déjà problématique, la vigilance doit être continue en termes de qualité de l’air. C’est notre combat à Saint-Malo.

En considérant un effort moyen sur 24h :

  • nous consommons 15 m3 d’air
  • la surface d’échange alvéolaire (vers le système sanguin) utilisée est comprise entre 2.500.000 et  4.000.000 de m².

Chaque minute, la totalité de notre sang est en contact avec les 2000 km de capillaires alvéolaires de notre corps, et certaines molécules n’empruntent pas la voie sanguine pour passer directement de la cavité nasale à certaines zones du cerveau.

        

Dans une salle comble, les questions et les témoignages ont été nombreux. Les participants déterminés souhaitant avant tout agir pour se protéger et protéger leurs enfants (90% des alvéoles pulmonaires se forment pendant l’enfance). Les réponses ont été simples et directes de la part du médecin qui, comme les animateurs de l’association OSONS!, estime que seul le rapport de force imposé par une population mobilisée pourra entraîner l’action des pouvoirs publics et des entreprises.

La suite : demandes d’audience auprès du Préfet, du service des installations classées, de l’Agence Régionale de Santé (ARS), et, avec le soutien d’Air Breizh, demande de création officielle d’un réseau des Nez (*).

(*) En Normandie, un tel réseau a conduit les entreprises à réaliser 122 millions d’euros d’investissements pour l’amélioration de la qualité de l’air.

♠ Il faut aller ” marcher ” le 13 octobre ♠

♠ Il faut aller ” marcher ” le 13 octobre ♠

Alors que des marches pour le climat s’organisent, parmi les derniers événements, certains illustrent parfaitement la complicité entre industries et pouvoir, les forces qui se dressent contre la volonté de lutter contre le changement climatique, d’agir pour la qualité de l’environnement.

Groupe de pression

Greenpeace a révélé un document  qui montre comment BusinessEurope actuellement présidé par Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, entend faire capoter le projet d’introduire des objectifs climatiques plus ambitieux au niveau de l’Union européenne à l’horizon 2030. Il serait utile de revenir sur l’inefficacité endémique des gouvernements français, mais il faudrait adopter un mode encyclopédique et un trombinoscope peu adapté ici. Un article de BASTAMAG (ici) décrit le cynisme du plus important groupe de pression patronal européen, regroupant tout le gratin des multinationales du vieux continent, mais aussi des États-Unis. La stratégie est de « rester plutôt positif tant qu’on en reste au niveau des déclarations politiques, sans implications législatives » et « s’opposer à toute ambition accrue, en utilisant l’argument habituel de la distorsion de compétitivité face à nos concurrents ». Bien entendu, aux frontons et sur toutes les plaquettes de communication des entreprises qui composent BusinessEurope, tout est nature, pureté, bio et bien être…(en connaissez-vous ?).

Collusion

Le site LES JOURS nous informe sur la première invocation officielle du ‘secret des affaires’, adoptée cet été par la majorité parlementaire, malgré les critiques de la société civile. Cette invocation n’émane pas directement d’une entreprise privée, mais d’une agence publique : l’Agence du médicament refuse de rendre publique l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox, fabriqué par le laboratoire Merck.

Chacun connaît les difficultés surgies pour les malades de la thyroïde après le changement de formule du Levothyrox. C‘est emblématique, une agence publique, qui (pour ceux qui veulent le croire) n’a pas pris l’attache du gouvernement avant d’agir, utilise le secret des affaires pour protéger les petits secrets du 6ème fabricant mondial de médicaments (40 Md$ en 2016).

Ignominie et hypocrisie

La compagnie pétrolière Chevron avait été condamnée, en 2012, par la justice équatorienne à payer une compensation de 8,1 milliards d’euros pour des pollutions générées par l’une de ses filiales en Amazonie. Un tribunal commercial privé vient d’annuler cette décision de justice, prise en faveur des habitants et communautés frappés par ces pollutions.

Ce sont ces mêmes pseudo-tribunaux qui sont prévus dans les accords de libres échanges (TAFTA et CETA) que nos gouvernants successifs refusent de combattre depuis les années 2000. On peut en effet mesurer le degré d’hypocrisie qui règne lorsque la commission chargée par Macron d’évaluer le CETA en 2017 écrit « Ainsi, si certains ont craint de voir resurgir le contentieux hormones dans le cadre du CETA, cette possibilité semble peu probable, sauf à ce que l’Union européenne adopte de nouvelles mesures qui rendent plus restrictive encore sa réglementation. ».

Traduction : Les pays ne pourront pas améliorer leurs normes sans risquer de se retrouver devant des tribunaux commerciaux privés.

Application : (voir le tableau au-dessus) A-t-on besoin, en Europe, de viande élevée sous critères canadiens ?

La surexploitation environnementale est d’abord protégée par les forces qui ne vivent que de l’exploitation humaine. L’une et l’autre reposent sur les mêmes bases économiques, politiques, sociales. Elles espèrent conserver leur rang et leurs avantages et disposent pour les aider de toute une panoplie d’institutions et de politiques, des plus brutaux aux plus hypocrites.

Contre cela, j’irai marcher le 13 octobre, pour le climat et pour les humain·e·s.

♠ Pique-nique du 15 septembre à la Découverte : Huit lignes qui ont choqué les habitants ♠

♠ Pique-nique du 15 septembre à la Découverte : Huit lignes qui ont choqué les habitants ♠

À lire Ouest-France du 17 septembre 2018, les vieux clichés de la Découverte ont à nouveau fait surface. Nous ne rejoignons absolument pas les huit lignes de description parues dans le journal. Quelques personnes qui expriment leurs impressions ou leur déception ne suffisent pas à brosser le portrait d’un quartier. L’association OSONS! et les riverains de la Louisiane se battent depuis plus de trois ans pour défendre le jardin. Les fêtes et les rassemblements se succèdent ; tous les jeudis, cet été, ceux qui vivent à côté étaient rejoints par les autres et jamais, avant ou après nos événements, nous n’y avons trouvé « les seringues » citées par le journal.(ici)

Lors de notre récent passage dans toutes les cages d’escalier, nous avons rencontré des habitants attachés à leur quartier. Le porte-à-porte nous a révélé des nouveaux arrivants étonnés de leur tranquillité alors qu’ils craignaient « le pire ». Nous avons également apprécié que les voisins se parlent et se passent messages ou affiches en cas d’absence. La Découverte, ce sont d’abord des habitants accueillants avec OSONS!. Ils ouvrent leur porte et se montrent souvent informés et solidaires du combat sur le prix de l’eau, du procès en diffamation ou du nettoyage dans le port.

À la découverte, s’il y a des difficultés, il y a aussi des forces qu’il ne faut pas négliger. Ces forces, fierté, solidarité et combativité sont partagées par les propriétaires et les locataires dès qu’il s’agit du quartier. C’est aussi, parce que le jardin de la Louisiane est un lieu où peuvent s’exprimer ces valeurs communes d’entraide que nous en défendons l’intégrité.

♠ À propos du Musée d’Histoire Maritime ♠

♠ À propos du Musée d’Histoire Maritime ♠

Le maire a présenté, jeudi 22 février 2018, le choix de l’architecture du musée maritime. Ce choix fait l’objet de commentaires parfois très sévères quant à « l’esthétique » du bâtiment.

Il ne s’agit pas pour nous de discuter un choix architectural.

Cependant, force est de constater deux difficultés :

  1. Chaque architecte a ses obsessions, pour l’architecte lauréat du concours, la recherche d’un type de volume, comme le montre son site. Les initiés parleront de « l’univers » de l’architecte. Reste à savoir si la science de l’architecte est de s’adapter au projet ou de nous adapter à ses recherches.
  2. Concevoir un musée, c’est servir la culture ; vouloir en faire un monument, à qui cela sert-il ? La confusion des deux se traduit par l’image d’un musée qui, dès son approche, nous inflige sa stature quand il devrait nous dévoiler son esprit.

Dans tous les cas, ce choix génèrera des « pro » et des « anti » ; nous pouvons lui préférer le débat sur :

  • Les procédures de décision sur des projets aussi importants (30 millions d’euros)

Les procédures de décisions, fussent-elles strictes en la matière, n’empêchent nullement, sinon une consultation, du moins une information de la population, puisqu’au final, il revient au maître d’ouvrage (le conseil municipal) de choisir quel que soit l’avis du jury. On aurait pu imaginer que les deux projets arrivés ex æquo, voire les 4 derniers en compétition, soient présentés aux malouins. N’est-ce pas la meilleure façon de faire en sorte que la population s’approprie un tel équipement culturel. Le choix aurait-il été obligatoirement différent ?

  • Le contenu du musée

Imaginés pour répondre à des questions d’aménagement urbain, architecturales et touristiques, les enjeux présentés dans le programme du musée semblent laisser peu de place à la question de la mer dans le futur. Faire de notre passé un tremplin pour un avenir basé sur la connaissance, la préservation et l’utilisation de 70% de la planète (surface des océans) est l’un des enjeux essentiels pour Saint-Malo. L’économie, la recherche, l’enseignement universitaire sont les déclinaisons de cet enjeu.

Osons! avait formulé le souhait de voir s’ouvrir un Centre de Cultures Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) à l’exemple de La Maison de la Mer à Lorient.

Ce projet est-il le complément d’un musée, peut-il s’intégrer dans le cadre du musée ?

C’est l’un des multiples aspects de ce dossier, nous ouvrons le débat.

Faites part de vos réflexions, réagissez aux commentaires… en deux mots, osons débattre !

 

♠ Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ? ♠

♠ Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ? ♠

Après une préparation de plusieurs années, par les gouvernements successifs, les grandes manœuvres pour la privatisation de la SNCF débutent dans  un savant mélange de communication, d’informations calibrées et de scénarisation de la peur de LA GRÈVE.

L’exercice consiste à annoncer puis dés-annoncer les mesures qui touchent la population dans son entier (les petites lignes). Ensuite, il s’agit de focaliser l’attention du grand nombre de ceux qui sont soulagés du sauvetage des petites lignes, pour  dénoncer les responsables des difficultés, les autres, ceux dont le statut est plus favorable que celui imposé à ce grand nombre. Bizarrement ces derniers temps, les statuts de Bettencourt ou Carlos Ghosn font moins parler, mais qui cela pourrait-il servir ?

La suite prévue par nos gouvernants est la cession progressive au privé du service public du transport ferroviaire, auquel nous participons tous . Le privé qui se chargera de fermer les dernières petites lignes, ce que l’État a largement commencé depuis longtemps sans le dire, ou mieux il les revendra aux collectivités territoriales, histoire de gagner sur tous les tableaux.

Sans aller au fond de cette affaire, chacun d’entre nous doit être vigilant sur l’œuvre de façonnage des esprits qui est en marche. Pour exemple la dette de la SNCF est de 47 milliards et d’après un expert du 20h de France 2, aucune entreprise privée ne pourraient survivre dans ces conditions. Étonnant, ils ne se souviennent pas des titres de novembre dernier “Altice : Drahi veut sortir la dette de l’eau” (50 milliards de dette).

Vous trouvez peut-être que c’est exagéré, mais un petit exemple morbide du choix des médias publiés dans le Monde diplomatique vous édifiera (voir le graphique publié). Même l’horreur est calibrée selon le besoin. Mogadiscio est-il plus éloigné de nous que New-York ?  Les hommes de l’un où l’autre lieu seraient-ils plus proches de nous, plus civilisés, plus chrétiens, moins ou plus humain ? Et cette proximité est-elle quantifiable en temps d’information ?

Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ?

 

Modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) : Les Malouins en quête d’équité

Juillet a débuté par des élus chahutés en gare de Saint-Malo. L’association OSONS ! protestait avec le réseau des Nez malouins contre les nuisances d’origine industrielle, en même temps que les opposants au ‘sémaphore’. Ce projet de tour était dévoilé en juin par un maire transformé pour l’occasion en facilitateur d’une opération privée. Tous se rejoignaient sur le manque de transparence et le mépris vis-à-vis de la population. Le souvenir du maire, président d’agglomération, traitant certains de ses concitoyens « de renifleurs » étaient dans les têtes … .

De bonnes raisons pour activer la vigilance des malouins qui ont alerté Osons! et ADN (Autour Des Nielles) sur les étranges modifications du PLU (31ème et 32ème), engagées, sans faire de bruit, durant l’été :

Modifications du Plan Local d’urbanisme

En effet, sur le port et dans les zones d’activité, ces modifications permettront à des bâtiments industriels d’atteindre des hauteurs de 25 m contre 13 ou 15 m aujourd’hui. C’est le cas, semble-t-il, à proximité immédiate des pavillons de la rue des Narcisses au bas de la Guymauvière. Et pour ne pas rassurer les Nez malouins, les cheminées pourront également atteindre 25m pour des besoins de mise aux normes (lesquelles ?). Plus haut encore, les 35m du projet de musée maritime en sont également le sujet. Le plus étrange est peut-être que l’ivresse des hauteurs et du béton qui s’est emparée de nos décideurs semble parfois plus clémente dans certains secteurs en créant des cocons de verdure à l’abri des regards, de quoi faire enrager les riverains des Nielles et du jardin de La Louisiane.

 Le 17 août 2017 à 20h

  À la maison de quartier de la Madeleine, 24 avenue des comptoirs

Les associations OSONS! et ADN prennent l’initiative de parler

des 31ème et 32ème modifications du PLU.

 

Maerl et sable, des fonds marins aux entrepôts !

Notre flyer

Télécharger (PDF, 575KB)

Quels sont les poids respectifs de l’environnement et d’une certaine industrie ? La COP21, le nucléaire, le réchauffement climatique apparaissent comme des enjeux hors d’échelle pour le citoyen. Mais lorsque les questions d’atteinte à l’environnement se posent à notre porte, peut-on rester ignorants, insensibles, inactifs ?

L’exploitation du maerl est très ancienne. En 2007, on estime que son industrialisation provoque une extraction 100 fois supérieure au renouvellement de l’espèce. 8 des 20 bancs de Bretagne avaient déjà disparu, principalement autour de Saint-Malo. Depuis, le maerl a été reconnu comme habitat à haute valeur écologique, son extraction est progressivement interdite.

Aujourd’hui les sables coquilliers remplacent le maerl et aiguisent les appétits, particulièrement en baie de Lannion. Malgré les mêmes risques environnementaux, le gouvernement (Macron) a délivré le14/09/2015 de nouveaux droits d’exploitation de 250.000 tonnes par an à la CAN (TIMAC). Trois mois plus tard, avec la même logique, le rejet de boues rouges est autorisé en méditerranée.

Le 23 avril 2016 à la Maison des associations à Saint-Malo à 17h, Yves-Marie Le Lay*, vient nous parler de ce combat contre l’extraction en mer et des atteintes irréversibles à la biodiversité qu’elle provoque.

Cette réunion est co-organisée par OSONS! et l’ACEQV.

*ancien professeur de philosophie et militant engagé depuis les années 1970 pour protéger l’environnement, président de Sauvegarde du Trégor , co-auteur de “Les marées vertes tuent aussi !  le scandale sanitaire”.

Pour compléter votre information

Le dernier article du site indépendant BASTAMAG.NET

http://www.bastamag.net/Les-extractions-de-sable-marin-menacent-elles-les-cotes

Conférence le 23 avril 2016 – Maerl et sable, des fonds marins aux entrepôts

Gratuité des transports : Une belle idée à construire

Gratuité des transports : Une belle idée à construire

DSC08840 Vendredi 12 février, en invitant Maglali Giovannangéli (ancienne présidente de la Communauté d’Agglomération d’Aubagne), nous avons remis sur le métier le projet que certain-es d’entre nous avaient soutenu lors de campagne municipale de 2014, la gratuité des transports publics. Nul doute que nous sortons de cette conférence rassérénés, tellement ce projet – à l’exemple de ce qui a été mis en place à Aubagne….et dans bien d’autres villes, de sensibilités politiques très diverses – est loin d’être une utopie et est tout à fait à portée….à condition d’en avoir la volonté politique.

Dans le contexte local actuel, marqué par la polémique sur le stationnement payant à Saint-Malo ville, le thème de  gratuité des transports publics est une alternative, qui – par ailleurs – aurait l’avantage de réactiver le commerce à Saint-Servan et Paramé . Il nous appartient de faire progresser encore cette idée dans l’opinion.

Voyageurs sans ticket, Liberté, Egalité, Gratuité

12 février 2016 : OSONS! vous invite à voyager sans ticket

12 février 2016 : OSONS! vous invite à voyager sans ticket

51IzU9YLvML._SX328_BO1,204,203,200_21 Communes ou Agglomération françaises ont instauré la gratuité des transports publics, 2 autres se sont engagées à le faire. Ces Communes ou Agglomérations sont de toutes tendances politiques. Les résultats sont spectaculaires en terme de fréquentation des transports en commun.

Faire du transport public un bien commun au profit de la liberté de déplacement, cette idée qui fait son chemin a fait débat lors des dernières élections municipales.

Qui paye ? Les impôts augmentent-ils ? Nous lançons ce débat, qui mérite une étude approfondie. Une première indication cependant, les usagers paient de l’ordre de 1,4 million d’euros pour se déplacer et les communes se partagent chaque année, sans condition, 1,8 millions provenant de l’agglomération, donc des impôts perçus non justifiés par l’une de ses compétences ?

  • Accéder facilement aux services publics, aux services d’aide, à l’hôpital quels que soient ses revenus, c’est le volet social du transport collectif.
  • Diminuer le nombre de voitures et la pollution, c’est le volet écologique du transport collectif
  • Permettre à tous le déplacement facile, c’est contribuer à l’un des droits fondamentaux et à l’émancipation de tous.

Pour en savoir plus, tous les habitants de la côte d’Emeraude sont invités à rencontrer Magali Giovannangeli instigatrice de la gratuité du transport à Aubagne et co-auteure du livre « Voyageurs sans ticket, Liberté, égalité, gratuité ». Le vendredi 12 février 2016 à 20 h à la Maison des associations 35 rue Ernest Renan à Saint-Malo

Vous pourrez vous procurer sur place le livre de Magali Giovannangeli et Jean-Louis Sagot-Duvauroux

OSONS !

Voyageurs sans ticket, Liberté, Egalité, Gratuité

Une soirée, un débat avec Syriza et Podemos

Une soirée, un débat avec Syriza et Podemos

OSONS! avait choisi ce samedi 18 avril de proposer une lecture de l’actualité politique et des mobilisations qui animent présentement les peuples du sud de l’Europe, en invitant des représentants des organisations de la gauche radicale grecque et espagnole, Syriza et Podemos.POD SYRIZA Albert Marco Nikos

Plus de 120 personnes nous ont donné raison d’avoir voulu “dépayser” notre réflexion pour comprendre, prendre en compte et tirer parti de l’expérience de ces mouvements qui affrontent en pratique les diktats de la troïka européenne ou portent avec enthousiasme…et succès la contestation des dogmes néo-libéraux.

Pendant plus de deux heures, Nikos, Albert et Marcos ont exposé les problématiques et les challenges auxquels sont confrontés leurs partis, répondant volontiers aux nombreuses questions d’un public chaleureux.

POD SYRIZA vue salleEn fin de réunion, Nikos lançait un appel à la solidarité avec le peuple grec qui a plus que jamais besoin du soutien du peuple et de la gauche française et européenne. Nul doute qu’OSONS! s’emploiera à relayer, à organiser et à concrétiser cette demande.

Pour poursuivre la conférence de Laurent Mauduit, un article de Médiapart …

Le gouvernement s’aplatit toujours plus devant le patronat

09 AVRIL 2015 |  PAR LAURENT MAUDUIT

Le gouvernement cède tout au Medef. Après avoir offert 42 milliards d’euros aux entreprises, Manuel Valls ajoute encore 2,5 milliards, soi-disant pour stimuler l’investissement. Et quand Vivarte supprime 1 600 emplois tout en signant un chèque de départ de 3 millions d’euros à son PDG, Emmanuel Macron prétend que l’État est impuissant.

Ce sont deux actualités qui en apparence n’ont aucune relation entre elles. La première a trait à la politique économique du gouvernement : celui-ci vient d’annoncer un nouveau et substantiel coup de pouce fiscal en faveur de l’investissement des entreprises, pour un montant total de 2,5 milliards d’euros. La seconde concerne le groupe Vivarte : il vient d’annoncer la suppression de 1 600 emplois et a remis, peu avant, un chèque de plus de 3 millions d’euros à son PDG, lors de son récent départ. Entre les deux histoires, pas de lien. Juste une coïncidence de l’actualité, rien de plus…

Sauf qu’en y regardant de plus près, on a tôt fait de s’apercevoir qu’il y a une relation très forte entre ces deux nouvelles : si un groupe comme Vivarte peut se permettre, avec morgue, d’annoncer un violent plan social alors qu’il vient d’offrir un tas d’or au PDG qui vient d’être écarté, c’est que le gouvernement ne cesse de multiplier les cadeaux fiscaux et sociaux en faveur du patronat et qu’il ne lui demande absolument rien en retour, ni engagement sur l’emploi, ni sur les investissements, ni même un peu de retenue dans sa boulimie de rémunérations excessives. Il n’y a pas d’autre raison aux comportements d’avidité que révèle le groupe Vivarte : par sa politique conciliante avec les milieux d’affaires – beaucoup plus conciliante encore que sous Nicolas Sarkozy –, c’est le gouvernement lui-même qui encourage et alimente ces très choquants excès. Et il n’est pas difficile d’en administrer la preuve.

Reprenons plus en détail nos deux histoires, pour vérifier que l’une est le prolongement de l’autre…

Durant la campagne présidentielle, François Hollande avait critiqué Nicolas Sarkozy au motif que, reprenant les propositions de plusieurs officines patronales, dont l’institut Montaigne et l’Institut de l’entreprise, le chef de l’État sortant proposait de mettre en œuvre un « choc de compétitivité » en faveur des entreprises, pour leur apporter des allègements de cotisations sociales ou fiscales de l’ordre de 30 milliards d’euros. À l’époque, le candidat socialiste avait estimé que la mesure était inopportune dans son principe comme dans ses modalités.

Or, cette mesure concoctée par le patronat et défendue par Nicolas Sarkozy est devenue la clef de voûte de la politique économique de… François Hollande ! (Lire Compétitivité : Gallois plagie le patronat avec l’aide de l’UMP.) Pis que cela ! Au fil des mois – et des coups de gueule du Medef qui, trop content, en a demandé toujours plus ! –, François Hollande a finalement relevé à 42 milliards d’euros le montant de ce « choc de compétitivité », rebaptisé par abus de langage « pacte de responsabilité ». Près de 42 milliards d’euros : une somme affolante, sans laquelle la France n’aurait jamais été assujettie à un plan d’austérité…

À l’époque, quand le dispositif a été soumis au Parlement, de très nombreuses voix se sont élevées – notamment celles des députés « frondeurs » du parti socialiste, qui ont commencé à se faire entendre sur ce premier sujet – pour faire valoir que cette fortune serait dépensée en pure perte, et qu’elle ne stimulerait ni l’investissement ni l’emploi, qui étaient la justification officielle de la réforme. Les mêmes ont fait valoir que l’argent, prélevé dans la poche des Français sous la forme du gel des rémunérations publiques ou de la hausse de la TVA, ne générerait quasiment que des effets d’aubaine. En clair, beaucoup de parlementaires et tout autant d’experts ont sonné l’alerte : attention ! la mesure gonflera peut-être les profits des grands groupes, voire les dividendes servis à leurs actionnaires, mais ne fera le jeu ni de l’emploi ni des investissements (lire Le choc de compétitivité stimulera d’abord les profits).

Lors de la bataille gouvernementale, beaucoup de parlementaires ont donc émis le souhait qu’à tout le moins, le montant des cadeaux fiscaux et sociaux apportés aux entreprises soit abaissé et surtout qu’ils ne soient consentis qu’en contrepartie d’engagements des entreprises bénéficiaires. Précisément, des engagements en matière d’emploi et d’investissement. Mais de cela, le pouvoir socialiste n’a pas voulu entendre parler. Conduisant non pas une politique social-libérale, supposée assise sur des engagements réciproques des acteurs de la vie économique, mais une politique néolibérale, il a refusé : les 42 milliards d’euros ont été consentis sans la moindre contrepartie.

Et ils ont suscité exactement les effets annoncés : les effets d’aubaine ont été massifs pour les entreprises. Mais les effets sur l’emploi ont été nuls ou dérisoires (lire Une reprise économique en trompe-l’œil). Et l’investissement des entreprises est toujours aussi raplapla !

Dès lors, on comprend mieux dans quelle logique vicieuse le gouvernement se trouve aspiré. Comme il sait que cette somme historique de 42 milliards d’euros a été dépensée en pure perte – sauf pour les actionnaires des grands groupes –, il se sent dans l’obligation de prendre encore une nouvelle mesure pour stimuler… l’investissement ! Arroser le sable, encore et toujours…

D’où cette disposition révélée mercredi par Manuel Valls : le gouvernement a annoncé une baisse fiscale de 2,5 milliards d’euros sur cinq ans pour les entreprises qui font l’acquisition d’équipements industriels, lesquels ouvriront droit à un système de « suramortissement ». On peut télécharger ici le document officiel qui détaille le dispositif, ainsi que d’autres mesures complémentaires.

Cette annonce fonctionne comme un révélateur : à sa façon, le gouvernement admet que les 42 milliards d’euros ont été dépensés en pure perte et qu’ils n’ont en tout cas pas servi, contrairement à ce qui avait été annoncé, à stimuler l’investissement.

Ce constat de bon sens, il n’y a d’ailleurs pas que les détracteurs du gouvernement ou ses opposants qui le font. Il est tellement irréfutable que même le premier ministre est contraint de l’admettre du bout des lèvres. À l’occasion de son allocution pour présenter ce système de suramortissement, Manuel Valls a lui-même émis le regret que le patronat n’ait pas suffisamment profité du « pacte de responsabilité » pour investir ou embaucher : « Je le dis une nouvelle fois : sur ce terrain, le compte n’y est pas, l’effort est insuffisant dans trop de branches professionnelles (…). Le moment approche où le gouvernement et le Parlement auront à dresser un bilan en vue des prochaines étapes du pacte, avant l’été, et il est indispensable (…) que la dynamique monte en charge réellement d’ici là », a-t-il déclaré.

« Le compte n’y est pas » ! Comment aurait-il pu en être autrement, puisque le gouvernement a délibérément refusé que les aides publiques soient allouées sous conditions suspensives. Dans le nouveau cadeau fiscal de 2,5 milliards d’euros offerts aux entreprises, il y a donc un révélateur de plus : le gouvernement signifie de la sorte aux entreprises qu’elles peuvent tout à fait ne pas jouer le jeu, et qu’il continuera, de son côté, à les arroser de nouveaux cadeaux fiscaux et sociaux. Le message subliminal est simple : n’écoutez pas mes invitations ! Faites ce que bon vous semble ! De toute façon, nous continuerons à vous choyer…

Le golden parachute du patron de Vivarte

Et c’est ici que réside le trait d’union entre cette embardée dans la politique économique française, et l’embardée dans la vie tumultueuse du groupe Vivarte. Car pendant un temps, les dirigeants socialistes avaient également promis d’encadrer les pratiques les plus sulfureuses des grands groupes, aussi bien dans le public que dans le privé, notamment dans le cas des rémunérations des cadres dirigeants. Mais finalement, on sait ce qu’il est advenu de cette promesse : si dans les entreprises publiques, un plafond de rémunération de 450 000 euros annuels a été instauré, il fait l’objet d’entorses perpétuelles, sans que le gouvernement ne réagisse. Et pour le secteur privé, le gouvernement a abandonné toute velléité d’encadrement pour se satisfaire d’une« autorégulation exigeante », selon la formule grand-guignol utilisée par Pierre Moscovici, du temps où il était ministre des finances.

Or, même cette « autorégulation exigeante » est devenue une pitrerie. À titre d’illustration, on sait ainsi que le « package » du patron de Renault Carlos Ghosn, comprenant sa rémunération et l’octroi d’actions gratuites, sera porté à 7,2 millions d’euros en 2014, contre 2,67 millions d’euros l’année précédente. Et à cette somme devrait venir s’ajouter sa seconde rémunération, celle de Nissan, qui pour l’exercice précédent avait atteint 7,6 millions d’euros. Au total, pour 2014, l’ensemble des rémunérations de Ghosn pourrait donc dépasser la somme hallucinante de 15 millions d’euros. Soulignons que du groupe Renault… l’État est le premier actionnaire !

Sous un gouvernement socialiste, on est donc passé en moins de deux ans de« l’autorégulation exigeante » à… l’insatiable boulimie, y compris dans les entreprises où l’État joue le premier rôle. Pourquoi, là encore, en aurait-il été autrement ? Alors que le gouvernement multiplie les gestes en direction du Medef, tout en donnant sans cesse des coups de plus en plus rudes contre le droit du travail, c’est une sorte de climat de licence ou de totale permissivité qui s’est instauré dans les milieux patronaux et les milieux d’affaires. Sans doute n’ont-ils aucune gratitude à l’égard d’un pouvoir qui se met sans cesse à genoux devant eux, et peut-être même n’ont-ils que mépris à l’égard d’un gouvernement qui se montre beaucoup plus servile et prévenant que ne l’étaient les équipes précédentes, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Mais en tout cas, ces milieux d’affaires ont bien compris que ce gouvernement ne lui refuserait rien – ou n’était pas en mesure de lui refuser quoi que ce soit. Ce qui suscite un étrange climat politico-social.

C’est à la lumière de ce contexte qu’il faut interpréter l’histoire qui vient de survenir au sein du groupe Vivarte (propriétaire des marques La Halle aux vêtements, Chaussures André ou encore Kookaï…). Une histoire qui, en d’autres temps, aurait suscité l’indignation de la puissance publique, mais qui n’a aujourd’hui entraîné que quelques balbutiements embarrassés d’Emmanuel Macron, le ministre des puissances d’argent.

Pas plus tard que mardi dernier, le groupe a connu un séisme social. À l’occasion de comités centraux d’entreprise, la direction a annoncé que le groupe allait supprimer 1 600 postes de travail, sur 17 000 salariés. L’enseigne La Halle aux vêtements, pour ne parler que d’elle, pourrait procéder à la fermeture d’au moins 174 magasins sur 620.

Or, ce jeudi, soit deux jours plus tard, le quotidien Le Parisien a révélé que le PDG du groupe, Marc Lelandais, remercié fin octobre dernier après deux ans à cette fonction, est parti avec un chèque de 3,075 millions d’euros. Le PDG évincé aurait perçu « un bonus pour restructuration d’un montant de 1 million d’euros, auquel s’ajoute une indemnité de sortie de 1 million d’euros, selon les termes prévus dans son contrat d’embauche de juillet 2012, ainsi que 1,075 millions d’euros pour solde de tout compte ».

Dans un communiqué publié ce même jour, Marc Lelandais a contesté les informations du quotidien. Selon lui, « les chiffres (…) sont faux ». L’ex-PDG du groupe Vivarte ajoute : « Le document présenté est erroné et ne correspond pas à mes indemnités de départ. » L’intéressé ne précise pas, toutefois, quel est le véritable montant de ces indemnités ni comment il faut interpréter le document en question, dont Le Parisien publie un fac-similé que l’on peut consulter ci-dessous :

                               (Cliquer sur le document pour l’agrandir)

Or, face à ce séisme social et ce tas d’or offert au PDG écarté, comment a réagi le gouvernement ? A-t-il sommé Vivarte d’en revenir à un comportement plus responsable ? Entend-il se donner les moyens de sanctionner d’une manière ou d’une autre les entreprises qui se comportent de la sorte ? Nenni ! Il suffit d’écouter Emmanuel Macron (à partir de 16’04’’), qui était invité ce jeudi matin de RTL, pour comprendre qu’il n’en sera rien.

En résumé, le ministre a certes décerné un mauvais point au groupe Vivarte – que le Medef se rassure : sans trop élever la voix ! –, mais il s’est empressé de faire comprendre que cela n’avait strictement aucune gravité et que le gouvernement n’en tirerait aucune conséquence : « L’État ne va pas s’immiscer, je ne vais pas faire une loi pour le patron de Vivarte. »

Ben voyons ! Faire une première loi pour apporter 42 milliards d’euros aux entreprises ; et puis en faire une autre, pour leur apporter encore 2,5 milliards de plus : tout cela est normal ! Mais prendre des mesures pour protéger les salariés ou d’autres pour contenir la boulimie de certains grands patrons ? Vous n’y pensez pas !

Ainsi le gouvernement socialiste travaille-t-il aujourd’hui avec le Medef. Pis qu’à genoux devant lui, chaque jour un peu plus aplati…

Une belle conférence, un bon débat avec Laurent MAUDUIT

Une belle conférence, un bon débat avec Laurent MAUDUIT

Une belle conférence, un bon débat avec Laurent MAUDUIT

Près de soixante-dix personnes avaient répondu à notre invitation pour écouter Laurent MAUDUIT présenter son livre « À tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient » et soutenir sa thèse selon laquelle l’oligarchie social-démocrate au pouvoir depuis 2012 nous conduit sciemment à une défaite certaine, le pire étant que ses adversaires de droite n’y seront pas pour grand-chose.

Au cours du débat qui a suivi de nombreux sujets ont été abordés avec une dominante touchant à la nécessité de refonder la démocratie, par des initiatives d’en bas.

N’est-ce-pas la vocation que s’est donnée OSONS ! ?

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Comprendre la réforme territoriale en cours : En saisir les enjeux !

Comprendre la réforme territoriale en cours : En saisir les enjeux !

RÉUNION D’INFORMATION – JEUDI 19 MARS 2015

 

ref territoriale

Le gouvernement a entrepris en 2014 des réformes visant à transformer l’organisation territoriale de la République avec l’objectif de baisser les dépenses publiques. La loi prévoit de concentrer l’essentiel des pouvoirs entre les mains des régions et des intercommunalités, en limitant ceux des départements et des communes.

Des mesures comme la disparition des départements ont été en discussion, pour l’instant elle n’est pas retenue par la loi, mais les interrogations restent nombreuses, durant une année d’élections départementales et régionales.

Selon le gouvernement il s’agit pour les collectivités françaises de ‘’rivaliser avec les collectivités comparables européenne ! En fait, c’est la compétition entre territoire qui s’organise.

Mais qu’elle est la place des citoyens dans ces décisions ? Qui va en faire les frais?

Dans sa vocation d’éducation populaire, l’association OSONS ! propose

une réunion d’information- débat sur

LA REFORME TERRITORIALE ET SES ENJEUX,

JEUDI 19 MARS à 20h,

salle du comité de quartier de la gare, 37, rue d’Alsace à  Saint-Malo