• ————————————————————————————————————————————————————————————–

Le mouvement social sur la côte d’Emeraude au temps du Front Populaire

L’histoAff Ft Popurien Antoine PROST a écrit:

« Si nous voulons être les acteurs responsables de notre propre avenir, nous avons d’abord un devoir d’histoire ». 

 

Comment ne pas adhérer à cette formule lorsque l’on regarde en parallèle la France des années 1930 et la situation politique et sociale d’aujourd’hui. En ces semaines où est évoqué le quatre-vingtième anniversaire du Front Populaire,  le miroir de l’histoire nous renvoie certains éléments de notre actualité telles que :

  • la tension internationale et les conflits sanglants à proximité et à l’intérieur de l’Europe,
  • la progression des courants et des thèmes de l’extrême-droite (xénophobie, racisme….)
  • le discrédit qui submerge les castes et les institutions politiques, compromises dans nombre de scandales financiers, affairistes..ou convaincu de faire preuve d’autoritarisme ou d’enfreindre leurs propres règles démocratiques.

Aussi, nous a-t-il paru utile de proposer une conférence-débat sur le thème du Front Populaire de manière à réévoquer les thématiques de cette période singulière de notre histoire, lesquelles permettent d’éclairer notre présent.

Toutefois, nous avons choisi d’inscrire cette évocation et ce débat sous un angle et dans une problématique locale, tant il s’avère qu’aucune étude historique n’a examiné les conditions dans lesquelles les populations de notre région malouine ont vécu et traversé la période du Front Populaire.

Les recherches historiques inédites de notre camarade Daniel BOUFFORT constituent le support d’un travail mémoriel, utile pour découvrir ou redécouvrir que notre territoire, sans un être « un bastion du mouvement ouvrier organisé » n’en fut pas moins très concerné par le mouvement social qui secoua le pays pendant toute la période qui va de février 1934 jusqu’aux prémices du second conflit mondial.

Sans doute quelques enseignements à méditer pour les combats d’aujourd’hui…

Entrée libre

Le mouvement social sur la côte d’Emeraude au temps du Front Populaire

Maerl et sable, des fonds marins aux entrepôts !

Notre flyer

Télécharger (PDF, 575KB)

Quels sont les poids respectifs de l’environnement et d’une certaine industrie ? La COP21, le nucléaire, le réchauffement climatique apparaissent comme des enjeux hors d’échelle pour le citoyen. Mais lorsque les questions d’atteinte à l’environnement se posent à notre porte, peut-on rester ignorants, insensibles, inactifs ?

L’exploitation du maerl est très ancienne. En 2007, on estime que son industrialisation provoque une extraction 100 fois supérieure au renouvellement de l’espèce. 8 des 20 bancs de Bretagne avaient déjà disparu, principalement autour de Saint-Malo. Depuis, le maerl a été reconnu comme habitat à haute valeur écologique, son extraction est progressivement interdite.

Aujourd’hui les sables coquilliers remplacent le maerl et aiguisent les appétits, particulièrement en baie de Lannion. Malgré les mêmes risques environnementaux, le gouvernement (Macron) a délivré le14/09/2015 de nouveaux droits d’exploitation de 250.000 tonnes par an à la CAN (TIMAC). Trois mois plus tard, avec la même logique, le rejet de boues rouges est autorisé en méditerranée.

Le 23 avril 2016 à la Maison des associations à Saint-Malo à 17h, Yves-Marie Le Lay*, vient nous parler de ce combat contre l’extraction en mer et des atteintes irréversibles à la biodiversité qu’elle provoque.

Cette réunion est co-organisée par OSONS! et l’ACEQV.

*ancien professeur de philosophie et militant engagé depuis les années 1970 pour protéger l’environnement, président de Sauvegarde du Trégor , co-auteur de “Les marées vertes tuent aussi !  le scandale sanitaire”.

Pour compléter votre information

Le dernier article du site indépendant BASTAMAG.NET

http://www.bastamag.net/Les-extractions-de-sable-marin-menacent-elles-les-cotes

Conférence le 23 avril 2016 – Maerl et sable, des fonds marins aux entrepôts

Report de la conférence avec Anne Lambert sur l’immobilier

En raison d’un petit accident Anne Lambert ne pourra être présente le 8 avril, la conférence est reportée avant les congés d’été.

Anntous propriétairese Lambert est sociologue, elle nous présentera son essai-enquête sur le “logement et la propriété”
Depuis les années 70, les politiques publiques se détournent de l’habitat social pour favoriser l’accession à la propriété. Réservé initialement aux classes moyennes, le nouveau principe de propriété s’est transformé en dogme politique étendu aux plus modestes sur le mode du pavillon. Le prix à payer est dévastateur, endettement, consommation des terres agricoles, éloignement de la ville en fonction des revenus, poids social du chômage sur les femmes et ségrégation ethnique. Anne Lambert montre que la composition sociale des nouveaux lotissements est proche de celle des grands ensembles de première génération. L’habitat périurbain présenterait les caractéristiques d’un « HLM à plat », a-t-il les mêmes buts et les mêmes conséquences ?

Conférence débat : Ouest-France et la question coloniale

affichetteThouroudeL’accession à l’indépendance, à partir de 1945, des pays et des peuples d’Afrique et d’Asie colonisés par les puissances occidentales est un phénomène majeur de l’histoire du monde, dont toutes les conséquences sont encore loin d’être purgées. La colonisation fut brutale et la décolonisation ne se fit souvent qu’au prix de conflits longs et tragiques, sauf lorsque des puissances impériales se résolurent à accepter une transition pacifique vers l’indépendance.

La quatrième République française (1946-1958) décida de transformer l’Empire colonial français en Union française en 1945, dans le but avoué de conserver sa domination sur ses possessions outre-mer. 17 années plus tard, en 1962, l’Empire, à l’exception de quelques confettis, n’existait plus.

Dans son livre, Ouest-France et la question coloniale : 1945-1962, Justice et liberté ?, Jacques Thouroude analyse comment le premier quotidien régional français, de tendance démocrate chrétienne, aborda dans ses colonnes la question coloniale au cours de ces deux décennies. La devise du journal, Justice et Liberté, est rappelée quotidiennement sous son titre. Mais Ouest-France se fit-il le porteur ou se démarqua-t-il de l’idéologie coloniale qui imprégnait la société fran­çaise de l’époque ? Joua-t-il pleinement son rôle d’information ? Participa-t-il, et de quelle manière, aux graves débats qui marquèrent ces années à propos des méthodes de guerre mises en oeuvre par l’armée fran­çaise et de l’usage de a torture ? Pour le dire en une seule phrase, défendit-il la Justice et la Liberté ?

Rappelant que depuis 1945, le quotidien Ouest-France était déjà installé comme média en position dominante sur l’ensemble du grand ouest, le livre de Jacques Thouroude permet d’engager le débat à la fois sur la problématique historique de la colonisation/décolonisation et sur le rôle d’un média sur la formation et l’évolution de l’opinion régionale.

Deux thèmes, qui n’en doutons pas, font écho à des thématiques bien actuelles.

Jacques Thouroude sera l’invité d’Osons !, présentera son livre et animera le débat

Vendredi 4 mars à 20h,

à la mairie annexe de Paramé.

Entrée libre

OF

Ouest-France et la question coloniale

 

Gratuité des transports : Une belle idée à construire

DSC08840 Vendredi 12 février, en invitant Maglali Giovannangéli (ancienne présidente de la Communauté d’Agglomération d’Aubagne), nous avons remis sur le métier le projet que certain-es d’entre nous avaient soutenu lors de campagne municipale de 2014, la gratuité des transports publics. Nul doute que nous sortons de cette conférence rassérénés, tellement ce projet – à l’exemple de ce qui a été mis en place à Aubagne….et dans bien d’autres villes, de sensibilités politiques très diverses – est loin d’être une utopie et est tout à fait à portée….à condition d’en avoir la volonté politique.

Dans le contexte local actuel, marqué par la polémique sur le stationnement payant à Saint-Malo ville, le thème de  gratuité des transports publics est une alternative, qui – par ailleurs – aurait l’avantage de réactiver le commerce à Saint-Servan et Paramé . Il nous appartient de faire progresser encore cette idée dans l’opinion.

Voyageurs sans ticket, Liberté, Egalité, Gratuité