• ————————————————————————————————————————————————————————————–

Modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) : Les Malouins en quête d’équité

Juillet a débuté par des élus chahutés en gare de Saint-Malo. L’association OSONS ! protestait avec le réseau des Nez malouins contre les nuisances d’origine industrielle, en même temps que les opposants au ‘sémaphore’. Ce projet de tour était dévoilé en juin par un maire transformé pour l’occasion en facilitateur d’une opération privée. Tous se rejoignaient sur le manque de transparence et le mépris vis-à-vis de la population. Le souvenir du maire, président d’agglomération, traitant certains de ses concitoyens « de renifleurs » étaient dans les têtes … .

De bonnes raisons pour activer la vigilance des malouins qui ont alerté Osons! et ADN (Autour Des Nielles) sur les étranges modifications du PLU (31ème et 32ème), engagées, sans faire de bruit, durant l’été :

Modifications du Plan Local d’urbanisme

En effet, sur le port et dans les zones d’activité, ces modifications permettront à des bâtiments industriels d’atteindre des hauteurs de 25 m contre 13 ou 15 m aujourd’hui. C’est le cas, semble-t-il, à proximité immédiate des pavillons de la rue des Narcisses au bas de la Guymauvière. Et pour ne pas rassurer les Nez malouins, les cheminées pourront également atteindre 25m pour des besoins de mise aux normes (lesquelles ?). Plus haut encore, les 35m du projet de musée maritime en sont également le sujet. Le plus étrange est peut-être que l’ivresse des hauteurs et du béton qui s’est emparée de nos décideurs semble parfois plus clémente dans certains secteurs en créant des cocons de verdure à l’abri des regards, de quoi faire enrager les riverains des Nielles et du jardin de La Louisiane.

 Le 17 août 2017 à 20h

  À la maison de quartier de la Madeleine, 24 avenue des comptoirs

Les associations OSONS! et ADN prennent l’initiative de parler

des 31ème et 32ème modifications du PLU.

 

La municipalité a-t-elle privatisé le théâtre ?

À la lecture du dernier bulletin municipal de Saint-Malo consacré à la politique culturelle, les malouin-e-s ont été certainement surpris de ne voir aucun article sur la programmation théâtrale.

La programmation 2017-2018 de la nouvelle direction des théâtres de Saint-Malo est marquée par un manque cruel de diversité. Ainsi, sur les 24 spectacles proposés :

  • 13 one man/woman show,

  • 8 spectacles à tonalité humoristique, sans compter le festival du rire qu’on nous promet au printemps,

  • 7 spectacles sur les 24 programmés dépendent de Jean-Marc Dumontet Production. Est-ce à dire que JMD Production est le référent incontournable du tiers de la production théâtrale de qualité en France ?

Cette programmation  est-elle la déclinaison automatique de la délégation de service public octroyée par la Ville à Jean-Marc Dumontet Production, qui rentabiliserait de cette façon ses productions ( “L’être ou pas”, “Les chatouilles ou la danse de la colère”, “Inconnu à cette adresse” ) et ses artistes  ( Lutz, Demaison, Ferrand, Les Coquettes) ?

On pourrait le supposer à la lecture du site de JMD Production  :

« Depuis 15 ans, JMD Production a deux missions : la direction de théâtres parisiens (Bobino, Théâtre Antoine, le Point Virgule et le Grand Point Virgule) et la diffusion des artistes en tournée avec plus de 350 dates par an.

Fort de son expérience ; depuis le 1er janvier 2017, la ville de Saint-Malo a confié pour 5 ans la direction de ses théâtres à JMD Production ».

Les politiques (culturelle, commerciale, urbaine) de Saint-Malo suivraient-elles invariablement le même chemin ?

Dans ses conditions, le promoteur de spectacle est à la culture ce que le promoteur immobilier est à l’urbanisme, le profit d’un petit nombre et l’entre-soi ont un bel avenir.

 

Le Réseau des Nez malouins a un an

 Le 2 juillet 2017, le réseau des Nez malouins a un an !

Pour célébrer cet anniversaire, Osons ! et le réseau des Nez malouins ont invité les voyageurs du train à grande vitesse à l’exposition de ses 12 relevés et offert en souvenir une carte postale de bienvenue.

Dans le tohu-bohu ambiant, Monsieur le Maire et ses invités – professionnels du tourisme et journalistes – n’ont pas, malheureusement, pu s’y attarder. Gageons qu’ils se sont renseignés ultérieurement.

En attendant, cette année n’a pas été vaine, puisque Saint-Malo-Agglo, la CCI, et la Timac ont demandé à Air Breizh de réaliser non seulement des analyses de l’air, mais également des analyses de poussières, validant ainsi nos actions.

Espérons que la transparence suivra et que les nuisances olfactives seront également traitées… .

Bel été à tou-te-s dans l’air iodé malouin !

Pour signer la lettre ouverte ici ou
Contacter Osons! l’air :   osonslair@osons-a-stmalo.com  ,  Facebook   ,  Twitter
 Osons! – Guichet des Associations – 40 ter Square des Caraïbes – 35400 ST MALO
Téléphone : 07 69 07 83 57

LA FÊTE DE LA LOUISIANE 2017

Musique, restauration, jeux, débats et discussions ont emplis le jardin de La Louisiane le 24 juin.

Convivialité et combativité étaient au rendez-vous de la fête de La Louisiane. Environ 400 personnes, essentiellement du quartier, sont venues, à nouveau, dire leur refus de voir disparaître le seul espace vert de la Découverte .

Le maire avait bien voulu préciser quelques jours auparavant que le projet était toujours d’actualité. Les riverains, les habitants du quartier lui ont montré que leur détermination était également toujours d’actualité…. et de donner un nouveau rendez-vous en septembre pour un pique-nique de rentrée.

Contacter Osons! :   osons@osons-a-stmalo.com  ,  Facebook   ,  Twitter
Osons! – Guichet des Associations – 40 ter Square des Caraïbes – 35400 ST MALO
Téléphone : 07 69 07 83 57

La Louisiane et l’ADJOINT

Début juin nous avons informé le préfet et le maire de notre intention d’organiser une fête/concert pour la défense du Jardin de la Louisiane. Par cette démarche nous souhaitions informer et nous ne demandions rien, ni aide ni subvention, ni autorisation. Pour être prudents nous lui avions donné la même forme que l’an passé, c’est à dire celle d’une déclaration de rassemblement sur le domaine public.

Et comme l’an passé la mairie a souhaité nous donné son avis sous la plume de monsieur l’adjoint en charge de la Promotion des Projets Jeunesse et de l’Animation, qui comme l’an dernier est défavorable, plus exactement cette année “la ville ne peut donner son accord”.

Donc comme l’an passé nous nous en passerons et nous avons déposé aujourd’hui une déclaration en préfecture et répondu à monsieur l’adjoint en charge de la Promotion des Projets Jeunesse et de l’Animation en expliquant le sens de notre courrier d’information à la mairie.

Pour votre information les courriers sont ci-dessous:

Télécharger (PDF, 187KB)

Télécharger (PDF, 357KB)

Télécharger (PDF, 377KB)

Télécharger (PDF, 1.26MB)

 

Une deuxième fête pour le Jardin de la Louisiane

 Depuis plus de deux ans les élus de Saint-Malo préparent la destruction du jardin public de la Louisiane. En octobre 2015, les adjoints cachaient encore les plans réalisés 6 mois plus tôt et affirmaient qu’il s’agissait de rumeurs, depuis c’est le silence chuttttt … .

La rénovation du quartier pour une meilleure qualité de vie a couté 54 millions d’euros, ont-t-ils été dépensés pour rien ? Aujourd’hui, il y a plus de bâtiments qu’avant et le conseil municipal sacrifie le seul jardin parfaitement protégé des voitures et de l’agitation.

Les promoteurs ont-ils un appétit si vorace dans le reste de la ville et un tel appui des élus qu’ils ne laisseraient que les jardins publics pour construire des HLM ?

Le jardin de la Louisiane est notre bien commun, il ne doit pas disparaître pour les profits immobiliers d’une petite minorité. Après la suppression du collège Surcouf, ce serait une seconde agression contre le quartier et ses habitants (sans compter les menaces sur Intermarché).

Les malouins de la Découverte et d’ailleurs ne plieront pas,

ils vous invitent avec OSONS! à venir nombreux

le samedi 24 juin 2017 entre 17h et 22h dans le jardin de la Louisiane.

Rencontres avec des associations,

Restauration (crêpes, galettes saucisses, gâteaux), buvette, jeux

et  Concert gratuit de FAB  à 18h30

 

Mairie : Quand le château cultive ses secrets. Épisode 2

Il y a quelques semaines, nous avons découvert un aspect de la gestion de l’équipe municipale (ici) : la culture du secret s’était emparée de nos élus. Mais il nous a semblé qu’il existait un moyen assez simple pour briser ce secret gardé jalousement par le maire, inaccessible à l’élu de base et encore moins au citoyen, mieux gardé que le trésor de Rackham le Rouge  (pour tout dire nous ne sommes pas certains de la couleur).

Brûlant d’envie de découvrir le PPI (Plan Pluriannuel des Investissements) caché, comme Tintin la Toison d’or, nous avons donc simplement utilisé nos droits. Un courrier au maire lui demandant de bien vouloir nous le communiquer, et l’affaire était faite ! (ci-dessous)                                              

Télécharger (PDF, 624KB)

Ce qu’il faut savoir (et qu’un élu moyen ne peut ignorer), c’est qu’un document qui sert à l’établissement du budget est communicable dès que ce dernier est voté. Il s’agit d’une règlementation qui date de  40 ans… Mieux, c’est une obligation pour le maire, qui doit s’exécuter dans le mois qui suit la demande. Qu’il le veuille ou non, notre édile, gardien des secrets du château, doit s’exécuter.

Un mois est passé et même plus d’un mois et demi. Le 26 avril 2017, nous avons donc saisi la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) (pour en savoir plus). Celle-ci veille au grain et nous dira dans trente jours si le maire doit, ou non, nous remettre ce document (ci-dessous notre courrier à la CADA).

Télécharger (PDF, 799KB)

Pour nous, cela ne fait pas de doute, mais prudence : nous avons appris à nous méfier des méandres d’une règlementation qui, parfois, nous font jurer comme Archibald Haddock, le fameux capitaine.

Mais finalement, nous ne sommes pas seuls à le penser car le maire, moins tranchant que devant son conseil municipal, a changé d’avis. Ses services ont dû lui rappeler la règle. Il vient de nous écrire, mais malheureusement le document si précieux ne serait qu’à l’état de brouillon et donc pas “encore” communicable.

Télécharger (PDF, 788KB)

Mazette ! Pour une fois qu’il voulait communiquer, il ne le peut pas, c’est vraiment embêtant. Sans compter qu’avec le mauvais esprit d’OSONS ! et de ses amis, notre premier magistrat du château ne sera peut-être pas cru…

Pire, il se pourrait que la commission demande que ce brouillon soit envoyé, puisque malgré son état, il est tout de même cité dans la délibération approuvant le budget. L’association Osons !, telle la Castafiore, se contentera peut-être d’une partition inachevée. Ce qui en fait la valeur, c’est d’abord la signature de l’auteur.