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Cogner sur les citoyens privés d’emploi est plus facile que sur ceux qui organisent le travail au noir

Cogner sur les citoyens privés d’emploi est plus facile que sur ceux qui organisent le travail  au noir

Chacun a entendu la volonté du gouvernement, de La République en Marche, de contrôler plus sévèrement les citoyens chômeurs et de modifier leurs droits, en particulier sur la notion d’emploi acceptable. Dans ce domaine, après ” les négociations”, le pire est à venir : citoyens privés d’emplois et fraudeurs en puissance, vous êtes une nouvelle fois dans le collimateur.

L’amour des chiffres aidant et s’alliant parfaitement aux déclarations d’efficacité des députés et gouvernants de la majorité, quelques petites observations s’imposent. Elles sont connues de tous et montrent comment, en dénonçant les uns, nos élus majoritaires d’hier et d’aujourd’hui évitent de gêner les autres.

Selon les chiffres de Pôle emploi, parler de 14% de fraudeurs est “ vite dit ”, dans la mesure où six sur dix ne touchent pas les allocations chômage. Les uns ont épuisé leurs droits et ne touchent plus que l’A.S.S., l’allocation de solidarité spécifique (490 € par mois maximum), les autres ne touchent rien du tout. Mais alors, que fraudent-ils ?

Il resterait donc 5.6 % de « tricheurs » ? Ce que Muriel Pénicaud, la ministre du Travail (des autres), confirmait en début d’année sur Europe 1 : « La petite minorité de fraudeurs profite d’un système. Même si c’est une toute petite minorité, cela rejaillit négativement sur tous. Il n’y a [donc] aucune raison que les rares fraudeurs, on les laisse tranquille. »

Impossible donc de généraliser aux quelques trois millions de chômeurs qui touchent une indemnisation (42% des chômeurs). Résultat, le coût de la fraude à Pôle emploi est relativement faible : 178 millions d’euros. À l’échelle des 33,9 milliards de prestations chômage versées en 2016, cela ne représente que 0,5%.

Selon la technique établie sous les précédentes présidences pour faire passer une mesure en préparant l’opinion, en particulier quand il s’agit d’un vieux souhait du MEDEF, comme le contrôle des chômeurs, la Cour des comptes publie un rapport qui tombe à pic pour justifier ladite mesure et sa publicité.

L’idée générale est qu’il est grand temps que les plus fragiles se secouent un peu et restituent ce que notre société leur offre si généreusement depuis des années, alors qu’elle décourage ceux qui réussissent… comme notre bonne ministre (voir note « Pour rappel » en bas de page).

De l’idée générale à la guerre idéologique, il n’y a qu’un pas. Pour s’en convaincre, il n’est pas très difficile de trouver, dans le champ du travail, des fraudes qui mériteraient l’attention et la mobilisation des 600 nouveaux contrôleurs prévus contre les chômeurs.

En juin 2017, le Conseil national de l’information statistique a publié le rapport du groupe de travail « La mesure du travail dissimulé et ses impacts pour les finances publiques ». Tout le monde n’a pas envie d’en faire son livre de chevet, mais à OSONS! certains fouillent, fouillent et refouillent.

Ainsi, on peut lire dans ce rapport « En définitive, l’estimation du manque à gagner total sur le champ des employeurs du secteur privé est comprise entre 5,2 et 6,3 milliards d’euros pour ce qui concerne les cotisations et contributions recouvrées par les U.R.S.S.A.F. Sur le champ large, incluant les cotisations de retraite complémentaire, l’estimation est comprise entre 6,1 et 7,4 milliards d’euros.

Amis citoyens privés d’emploi, vous qui cachez dans vos rangs de ” terribles tricheurs “, vous aurez fait le calcul. Si 178 millions de fraudes provoquent 600 contrôleurs de plus, combien 7.4 milliards vont-ils générer de nouveaux emplois ?   Calcul fait, on est à 29 943 emplois pour juguler la fraude aux cotisations. Mais ne rêvez pas, il semble que leur création n’est pas (encore) planifiée !

Pour rappel :

Entre 2012 et 2014 la ministre française du Travail, Muriel Pénicaud, alors qu’elle était directrice des ressources humaines chez Danone, a perçu plus de 4,5 millions d’euros net. (Cf. la haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Dont plus d’un million d’euros viendraient de la vente, en 2013, de stock-options à la suite de l’annonce de la suppression de 900 emplois liée à un plan social chez Danone qui avait provoqué “une flambée boursière en faveur de Danone “. Il est possible que 5.6% de ses anciens salariés soient des tricheurs qu’elle va faire traquer.

 

Motion de la CPAM35 sur les dépassements d’honoraires

Pour faire suite à l’avertissement lancé par OSONS! (ici) contre l’abus constaté en 2017 du prix des consultations de certains médecins généralistes (<Secteur 1>) dans le département 35 .

Une motion de la CPAM 35 pour mettre en garde la CNAM contre la pratique des dépassements des tarifs opposables à l’encontre des patients.

Télécharger (PDF, 401KB)

Où il apparait que les sanctions prises contre ces médecins voyous sont en deçà de ce qu’elles méritaient, qu’ainsi la profession est encouragée à réitérer des abus et que par conséquent les patients doivent redoubler de vigilance à l’égard de leur médecin !

 

 

Dépassements d’honoraires, comment réagir ?

Dépassements d’honoraires, comment réagir ?

En 2016, par attachement au bien public, Osons! a célébré les 70 ans de la “Sécurité sociale” :

Osons! et les soixante-dix ans de la Sécurité Sociale

En 2017, nous restons attentifs aux conditions de traitement des familles du Pays de Saint Malo par les professionnels de santé, notamment sur des faits rares, mais avérés, d’abus concernant le prix des consultations de médecins généralistes en secteur 1, afin de contribuer au bon ordre et au respect des conventions.

Sur ce sujet, le Président du Conseil d’Administration de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) d’Ille-et-Vilaine, Didier GILBERT, nous a confié ses préoccupations, en répondant à quatre questions :

 

Nous considérons devoir partager ces informations et nous vous encourageons à suivre ses recommandations en signalant tout dépassement d’honoraires :

  • au 3646 ou
  • à la CPAM, rue Jean Jaurès à Saint-Malo.

Osons! et les soixante-dix ans de la Sécurité Sociale

Osons! et les soixante-dix ans de la Sécurité Sociale

La Sécurité Sociale a soixante dix-ans. Partout en France, c’est l’occasion de rappeler que c’est à la sortie de la guerre et avec une économie dévastée par l’occupation allemande et la collaboration, des autorités et d’une grande partie du patronat français avec les nazis, que la solidarité a été mise en avant. Dans une société infiniment plus pauvre qu’aujourd’hui, c’est la solidarité qui est choisie comme moteur de la reconstruction du pays, la cotisation collective comme instrument de progrès social.

OSONS! a décidé de souhaiter un bon anniversaire et une longue vie à la vieille dame en prenant deux initiatives.

La première consiste à proposer de dénommer une rue de Saint-Malo, « Rue de la Sécurité Sociale » avec mention du nom du ministre qui fut chargé de sa mise en place en 1945, Ambroise Croizat. Cette demande, faite à la mairie, est soutenue à l’unanimité du conseil d’administration de la Caisse d’Assurance Maladie d’Ille-et-Vilaine formé de trois collèges : les 5 syndicats de salariés, les trois syndicats des employeurs et le collège des usagers (voir le courrier de son Président ci-dessous)

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afflasociale

La seconde est de faire venir à Saint-Malo le film de Gilles Perret “LA SOCIALE” “Vive la Sécu” en avant première à Saint-Malo le 26 septembre. Les accords sont passés avec le Vauban 1 et l’équipe du film.   (voir l’affiche et le site du film ci-dessous).

Le site du film ICI

Projection du film de Gilles Perret “LA SOCIALE”


Pour ceux qui  souhaitent aller plus loin quelques mots sur l’histoire de la Sécurité Sociale.

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Le 26 septembre 2016, OSONS! a baptisé la rue entre la médiathèque La Passerelle et la Maison du peuple

RUE DE LA SÉCURITÉ SOCIALE