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Pourquoi poser des questions, demander des réponses et l’application du principe de précaution

Pourquoi poser des questions, demander des réponses et l’application du principe de précaution

De multiples publications sur le coronavirus jalonnent la presse, celle-ci peut nous interpeller.

Sur le site FUTURA SANTE, Céline Deluzarche publie un article dont l’introduction est la suivante :

« La pollution a constitué un vecteur important de l’accélération de la propagation du coronavirus en Italie, rapporte une étude. Non seulement les particules fines jouent le rôle de « transporteur » pour le virus, ce qui remet en cause la distance de sécurité d’un mètre, mais elles fragilisent les personnes vulnérables et aggravent les symptômes du Covid-19. »

Lorsque l’on voit les graphiques des relevés de particules des capteurs d’OSONS ! répartis sur Saint-Malo, peut-être faut-il poser la question de certaines activités productrices de particules fines puisque la circulation automobile est au ralenti…

L’arroseur arrosé

L’arroseur arrosé

Le confinement ne nous rend pas dociles, le confinement ne nous rend pas conciliant·e·s avec ceux qui ne respectent pas les règles. Au contraire, le confinement nous rend exigeant·e·s envers ceux qui jouent avec notre santé qu’ils soient députés ou industriels, qu’ils votent pour la production du Glyphosate ou qu’ils produisent des engrais, la logique est la même, l’humain et l’environnement sont toujours placés au second rang.

Depuis des années, ils nous arrosent de leur mépris ou de leurs produits. Si le Covid-19 bloque le pays, il ne bloque pas leurs cheminées, alors à notre tour, arrosons les de nos informations.

Nous publions Ici le rapport des 316 alertes odeurs que nous avons reçu depuis le 5/12/2017, soit 7 mois avant que le député Lurton, en toute cohérence avec son vote contre l’interdiction du glyphosate, ne tente de supprimer le principe de précaution de la constitution, lire Ici et .

 

Odeurs et confinements !

Ce n’est pas le nouveau récit d’une romancière célèbre, mais le résumé de la situation des premiers jours de confinement à Saint-Malo, car il y a ceux qui étaient sur la plage et les autres qui, depuis longtemps, ne prennent plus à la légère les alertes sur la santé, même quand cela n’est pas reconnu.

Alors que les journaux évoquent la déclaration de la Timac, qui protège ses salariés du covid-19, il semble effectivement que l’activité est intense. Les alertes odeurs et gênes arrivent sur le site d’OSONS!. L’occasion des rues vides, est-elle trop forte pour ne pas tenter d’en profiter ?En revanche, pas de nouvelles sur la protection des travailleurs et des familles sur le plan des émanations d’ammoniac, dont le rythme en fin 2019 et début 2020 était en « Flux maxi moyen en kg par heure » de + de 56 kg/heure.

En période de confinement, l’exaspération est très forte pour des parents qui constatent que même leurs enfants, en faisant l’emploi du temps de leur confinement, ont intégré la donnée ‘odeur’ (pause du matin).

Planing Covid 19

Est-ce le monde que nous voulons pour eux ?

Qui va écrire le roman d’anticipation (mais pas trop) des enfants malouins, confinés chez eux par un virus, n’ouvrant pas les fenêtres parce que l’odeur est insupportable, et studieux, apprenant à compter sur l’image des caméras de surveillance, placées à la sortie d’une nouvelle Thalasso, en dénombrant les « Porsche » qui passent ???

SCoT : UNE ÉTRANGE PRÉCIPITATION

SCoT : UNE ÉTRANGE PRÉCIPITATION

Dans les différentes strates administratives qui organisent notre espace, on trouve le SCoT (Schéma de Cohésion Territoriale) et le PLU (Plan Local d’Urbanisme), documents d’aménagement et d’urbanisme soumis aux règles générales telles la loi littorale et la loi Elan (Loi portant Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique). Sachant que le PLU doit être conforme aux dispositions du SCoT.

La loi Elan, votée en 2018, a modifié certaines règles de la loi littoral en autorisant les SCoT à urbaniser de nouvelles zones, autres que les agglomérations et villages, jusqu’ici préservées. À Saint-Malo, les zones concernées sont la Buzardière, La Ville Besnard et Le Gué.

Si les élus souhaitent voir le SCoT tenir compte de ces nouvelles opportunités d’urbanisation, la procédure doit être engagée avant le 31 décembre 2021. C’est le cas pour le Pays de Saint-Malo, émanation des communautés de communes de Saint-Malo Agglomération, Pays de Dol et de la Baie du Mont Saint-Michel, Bretagne Romantique, Côte d’Émeraude. Le Comité de Pays a engagé le processus de modification du SCoT pour laquelle une enquête d’utilité publique s’achevait ce 24 février 2020, à trois semaines des élections municipales qui renouvelleront les élus du Pays de Saint-Malo et en premier lieu son Président, Maire de Saint-Malo qui ne se représente pas.

Alors que chacun reconnaît la nécessité de stopper l’artificialisation des sols, de protéger les surfaces agricoles, d’arrêter le bétonnage outrancier des villes, pour qui, les élus agissent-ils avec autant de d’empressement, à plus d’un an et demi de la date butoir ?

Poser la question, n’est-ce pas déjà y répondre ?

LA TIMAC CONTINUE DE REJETER DE L’AMMONIAC, LES AUTORITÉS PERSISTENT À SE TAIRE (Communiqué)

LA TIMAC CONTINUE DE REJETER DE L’AMMONIAC,  LES AUTORITÉS PERSISTENT À SE TAIRE (Communiqué)

La Timac n’a pas mis fin aux graves dysfonctionnements de ses installations industrielles. Malgré une mise en demeure par les services de l’État en juin 2018, dont les Malouin-e-s n’ont eu connaissance qu’un an plus tard, l’entreprise malouine continue à rejeter de l’ammoniac dans l’air au-delà des valeurs réglementaires.

S’il faut remercier les associations environnementales et citoyennes d’avoir porté ces faits à la connaissance de tous, nous déplorons le manque d’informations vers la population de la part du Préfet et des élus. Nous ne comptons plus sur la communication mensongère de l’industriel.

Aujourd’hui, les Malouin·e·s apprennent, à nouveau à postériori, que Timac Agro ne maîtrise toujours pas son process de production Face au problème sanitaire posé, que penser du silence persistant des représentants de l’État et du maire depuis octobre 2019, s’affranchissant ainsi de leur devoir de protection de la population

Le comité de suivi du site, proposé par la préfecture, aura-t-il une réelle efficacité ? Nous rappelons, qu’à ce jour, aucun élu, y compris parmi ceux qui se présentent aux élections, n’a pris l’initiative de porter la question de la qualité de l’air dans le débat municipal pendant la mandature. La nouvelle équipe municipale saura-t-elle traiter le sujet de manière plus responsable ? Pour sa part, Osons! qui a mené avec les habitants un travail opiniâtre pendant 5 ans sur la qualité de l’air, a la légitimité nécessaire pour être invité à participer à ce comité.

Indépendamment de cette perspective, les associations environnementales envisagent un recours en justice ; pour OSONS!, les citoyens devront être associés à cette démarche.

 

Les Nielles : Le 6 février 2020, les élus défendront-ils l’intérêt général ?

Les Nielles : Le 6 février 2020, les élus défendront-ils l’intérêt général ?

Le projet de complexe hôtelier aux Nielles a reçu un avis favorable des commissaires enquêteurs avec réserves qui, selon M Charpy (3ème adjoint au Maire de la Ville de Saint-Malo), ), « devraient être levées sans difficultés ». Les conclusions de l’enquête publique viennent d’être révélées à l’ensemble des Malouin·e·s alors que le maire, et sa garde rapprochée, en a connaissance depuis fin décembre. À qui profite ce délai, et surtout pour quoi faire ?

Les très nombreuses contributions argumentées des Malouin·e·s dénonçant l’atteinte au littoral, la privatisation d’un espace public et démontant les arguments d’intérêt général du porteur de projet, soutenu par l’équipe municipale, n’auront pas suffisamment retenu l’appréciation de la commission d’enquête. Toutefois, elles témoignent du fort clivage que ce projet suscite au sein de la population malouine.

À cet égard, à seulement deux mois des échéances électorales, le maire sortant ferait preuve de responsabilité et serait bien inspiré de laisser le soin à la nouvelle équipe municipale de reprendre ce dossier. Qu’est-ce qui justifie cette précipitation à boucler le sujet avant son départ ?

Nous espérons que cette importante levée de boucliers dans différents milieux de la population malouine inspirera le vote des élus au prochain conseil municipal.

Osons! donne rendez-vous aux Malouin·e·s, le 6 février à 17h30, dans la cour de la Mairie, pour demander aux élus de retrouver leur honneur dans la défense de l’intérêt général.