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A l’attention des acteurs de culture et du spectacle vivant et de l’adjointe chargée de la culture

A l’attention des acteurs de culture et du spectacle vivant et de l’adjointe chargée de la culture

 

 En début d’année, le conseil municipal a décidé de poursuivre la voie empruntée  il y a cinq ans par la municipalité Renoult en votant la poursuite de la gestion du théâtre par le moyen d’une Délégation de Service Public.

À cette période, la situation sanitaire n’a pas permis l’instauration d’un débat avec les différentes parties prenantes sur le sujet alors même que les résultats de la gestion précédente sont loin d’être au bénéfice des Malouin.es.

La décision de ne pas animer le débat sur le théâtre et le spectacle vivant sur ce qu’attendent les citoyen.es de la « scène malouine», nous semble préjudiciable  à la vie démocratique et à l’émergence d’une politique culturelle pour la ville.

Aujourd’hui, la mise en concurrence est lancée, les candidats déclarés et les négociations en cours.

Il est donc tard, trop tard pour une tentative de débat. OSONS ! a cependant décidé de ne pas cautionner cette absence, de l’adapter aux conditions sanitaires et à l’avancée de la procédure de mise en concurrence.

Nous le disons simplement, notre association n’est pas spécialiste ou particulièrement active dans le domaine culturel, en revanche, nous considérons que la démocratie locale ne peut se contenter d’un rendez-vous tous les six ans, en particulier dans un domaine essentiel comme celui de la culture.

C’est la raison pour laquelle nous avons organisé un rendez-vous public le 24 juin, qui a fait suite à des consultations informelles avec les professionnel.les du spectacle sur la situation malouine.

Lors du forum du 24 juin, des points particuliers faisant écho au cahier des charges ont été relevés avec le souhait qu’ils soient abordés lors des négociations et la rédaction du contrat.

Le premier d’entre eux est de limiter les vœux généralistes présentés dans le cahier des charges et d’exprimer dans le contrat des objectifs précis, quantifiables et engageants.

  • Ainsi, le terme « spectacle grand public », renvoyé dans les questions des candidats à leur appréciation, doit être précisé lors des négociations pour éviter la profusion de One wo/man show des dernières années (jusqu’à un tiers des spectacles proposés).
  • De même, décrit comme un axe de l’ambition municipale dans le cahier des charges, le lien avec les associations du « spectacle vivant » doit faire l’objet d’une exigence quantitative en matière de mise à disposition des installations, mais également qualitative dans l’assistance à ces associations, par exemple par l’interface avec les troupes en résidence ou les spectacles organisés. Cette ambition doit se traduire dans le contrat en engagements clairs et vérifiables.
  • Prenant en compte le bilan affligeant du contrat précédent sur le plan de l’accueil de troupes en résidence, le document de mise en concurrence prévoit l’accueil annuel de « 2 compagnies au minimum par an» (toute l’année, deux fois quinze jours, 5 week-ends ?) et demande aux candidats d’en définir les objectifs et modalités. A défaut d’avoir fixé des conditions minimales, il nous semble indispensable que le futur contrat non seulement définisse, mais quantifie et précise les conditions faites aux troupes en accueil et les contreparties qui leur seront demandées.
  • Sur le lien avec les établissements scolaires : aucun objectif minimal de rencontre, de modalité d’intervention ou de spectacle proposé n’est indiqué dans le projet de contrat. La collectivité pourrait avoir l’ambition politique d’inscrire dans le contrat que chaque élève malouin, dans son parcours scolaire, ait l’opportunité d’assister au minimum à une pièce classique et une pièce contemporaine ou du spectacle vivant au sens large (danse, marionnette…) en primaire, au collège et au lycée. Les compagnies en résidence pourraient être le vecteur de ces interventions. En tout état de cause, une rencontre avec les enseignants du primaire et du secondaire pour déterminer les besoins serait souhaitable.
  • Enfin, les conditions tarifaires doivent faire l’objet d’une attention particulière, les abonnements, par exemple, ne devant pas être synonymes de simples réservations.

Il est très tard, mais peut-être pas trop tard, c’est pourquoi nous appelons l’ensemble des acteurs de la culture et la municipalité à se rencontrer sur ces bases. Saint-Malo ne peut renouveler 5 années de gestion du théâtre à l’image des années passées.  

Pour faciliter cette rencontre urgente, nous proposons aux acteurs de la culture de reprendre l’idée de cette demande sans délai, dans les formes de leur choix et de la transmettre à Madame ISABELLE DUPUY, adjointe chargée de la culture. Nous ajoutons, de façon logique, que ne faisant pas partie de ces acteurs, notre association ne prétend pas à y être présente.

PS :  Nous constatons, dans l’édition du  jeudi 1er juillet du Pays Malouin , une communication à propos du théâtre. Nous souhaitons vous informer qu’elle n’est pas de notre fait. Nous avons volontairement limité nos contacts aux acteurs culturels et sommes désolés d’avoir suscité, sans le vouloir, un opportunisme potentiellement néfaste.

 

Le fiasco du projet de musée d’histoire maritime

Ainsi donc, le maire de Saint-Malo a mis un terme au projet de Musée d’Histoire Maritime, du moins dans la conception qui avait été celle de l’ancienne municipalité Renoult, tant du point de vue muséographique que du point de vue architectural. L’argument avancé par le maire actuel est que le-dit projet ne rentre pas dans les capacités de financement de la ville, dans la mesure où sa réalisation dépasserait de 46% le coût d’objectif annoncé en 2019[1]

Cette décision a fait et fait encore l’objet de nombreux commentaires et prises de position à la hauteur des qualificatifs dithyrambiques qui avaient accompagné l’annonce du bouclage du projet par l’équipe Renoult. Certains n’hésitent pas en effet à parler de « sabordage », de « gâchis », d’autres de signe « révélateur du manque d’ambition » pour Saint-Malo, « d’abandon en rase campagne »…ou encore « d’absence de volonté politique » ….

Nous ne sommes pas dans les secrets du dossier mais cela ne nous empêche pas de penser que cet épisode est surtout révélateur de la vision politique des diverses équipes municipales quant à la valorisation du patrimoine maritime et historique. Nous parlons bien de « LA » vision politique, car en réalité, celle-ci est commune à R. Couanau, C. Renoult et G. Lurton, au sens où elle consiste à valoriser exclusivement le passé maritime, un passé par ailleurs très délimité à celui des corsaires et des armateurs, et à l’inclure dans l’offre touristique de la destination malouine, avec toutes les conséquences positives mais aussi négatives que cela implique.

En réalité, les oppositions qui se manifestent aujourd’hui sur l’abandon du projet n’expriment que des divergences politiciennes et des concurrences d’égos. D’ailleurs, si l’on en croit l’ancien maire de Saint-Malo, R. Couanau[2], ce sont ces manœuvres politiciennes qui ont empêché le projet initial de sortir avant 2014 et la mégalomanie de C. Renoult qui a conduit au projet Kengo Kuma, insoutenable financièrement.

Il reste qu’il n’y a plus aujourd’hui, ni projet, ni même de musées comme ceux qui existaient au Château et à la Tour Solidor. Et cette situation est évidemment préjudiciable culturellement pour les jeunes générations du pays malouin.

Il y a donc urgence à reprendre ce dossier, mais par le bon bout, c’est-à-dire :

  1. sur les questions historiques, revisiter le programme muséographique, notamment sur deux sujets : la traite négrière, pratiquée à une ample échelle par « ces messieurs de Saint-Malo » et  les aspects sociaux relatifs à la vie de ce peuple malouin, embarqué sur les terre-neuviers certes, mais aussi s’échinant sur le port de commerce, dans les chantiers navals et les activités charbonnières.
  2. En traitant avec soin et concertation la mise en cohérence de cet équipement avec l’environnement urbain et architectural et en se gardant de le concevoir en priorisant des opportunités touristiques,
  3. En faisant à la question de la mer dans le futur une place aussi essentielle que celle réservée aux aspects historiques : en d’autres termes, développer la connaissance de la mer, sa préservation et ses connexions avec l’économie, la recherche, l’enseignement universitaire…

 

Tout cela, évidemment avec une large information et consultation des malouin.es, tant il est patent que la conduite de ce projet en petit cercle d’initiés a abouti au fiasco[3] que l’on déplore aujourd’hui.

 

[1] Ce dérapage majeur est contesté par l’équipe de maîtrise d’œuvre (architecte Kengo Kuma) qui parle d’un dépassement de 15% par rapport au cout d’objectif révisé en valeur 2021, en raison du renchérissement du prix des matières premières. Mais cela ne change rien quant à la soutenabilité du projet.

[2] dans son ouvrage « Fragments d’histoire(s) » (pages 275 à 280)

[3] Nous n’aurons pas la cruauté de parler ici du montant d’argent public qui a été dépensé depuis 15 ans en vue de la réalisation de ce projet.

Quel théâtre souhaitons-nous ? Jeudi 24 juin 2021 à 19h – Forum extérieur de la médiathèque

Quel théâtre souhaitons-nous ? Jeudi 24 juin 2021 à 19h – Forum extérieur de la médiathèque

La municipalité a fait le choix de confier l’exploitation des Théâtres sous délégation de service public. Les candidats ont remis le 31 mai 2021 leur réponse au projet de contrat qui s’inspire en partie du cahier des charges des scènes subventionnées.

Osons! n’est pas un spécialiste de la culture, en revanche Osons , association citoyenne a, depuis plus de six ans, fait de la consultation des citoyen·ne·s  l’élément central de sa démarche (politique de l’eau, qualité de l’air, urbanisme…). Nous pensons que ce dossier doit aussi faire l’objet d’une large consultation des acteurs culturels et spectateurs de notre cité.

Le projet de contrat de la DSP comporte des orientations générales avec lesquelles nous sommes en accord.

  • Tryptique diffusion / création / actions culturelles
  • Le lien avec les associations, artistes, autres acteurs locaux
  • Une programmation pluridisciplinaire

Cependant à l’heure du choix, il convient de préciser ces orientations par des objectifs précis et engageants qui doivent être discutés, partagés avec les acteurs du monde culturel et les Malouins et Malouines.

C’est pourquoi, nous invitons tou·te·s celles et ceux qui travaillent ou qui sont engagées dans une démarche de diffusion, création, enseignement ou tout simplement amateurs du spectacle vivant de participer au forum « Quel Théâtre souhaitons-nous ? »

Le jeudi 24 juin 2021

de 19h à 21h

au forum extérieur de la médiathèque

« l’époque » de Matthieu Bareyre, le 22 novembre 2019, à 20h15, au cinéma Le Vauban 2

« l’époque » de Matthieu Bareyre, le 22 novembre 2019, à 20h15, au cinéma Le Vauban 2

Vous souvenez-vous ? En avril dernier, Osons! proposait au cinéma Le Vauban à Saint-Malo, d’organiser une projection-débat autour du film « l’époque », nous en avions fait une annonce ici et .

L’administration du cinéma s’est réfugiée derrière des arguments divers, variés et peu crédibles pour ne pas accéder à notre demande mais nous invitait cependant à nous retourner vers les services culturels de la ville. Pourquoi ? Nous n’aurons jamais la réponse.

Chacun pourra interpréter comme il l’entendra ce « volte-face », l’essentiel est la possibilité offerte aux malouin·e·s de voir ce film, en présence du réalisateur Matthieu Bareyre, le 22 novembre, à 20h15… et c’est gratuit dans le cadre « Le Mois du Film Documentaire ».

Ouf ! Le gang des z’animaux prend en charge la défense du jardin de la Louisiane

Ils s’étaient déjà manifestés une fois par un collage dans le jardin, mais il faut croire que la surveillance prend une autre dimension dans le jardin de la Louisiane.

Le gang des Z’animaux était en tournée d’inspection de jardin et de production artistique, lorsque nous les avons surpris. Comme la fois précédente, ils ont procédé à un étrange rituel d’affichage sur les murs dont les spécialistes des jardins de culture n’ont pas encore déchiffré tous les codes. Prudents et sensibles aux ondes mauvaises descendues du trust de l’Émeraude, avant de partir, ils ont également désenvouté le maître des arbres, le grand saule qui commençait à pleurer.

Pour voir les traces de leur protection culturelle, vous devez faire vite. Il arrive que de petits hommes verts, capturés par le gang concurrent du Renouveau, assurent la triste tâche de mettre à mort les gris-gris pour effacer toutes traces autres que le béton.
Solidarité avec le gang des z’animaux !

 

 

♠ À propos du Musée d’Histoire Maritime ♠

♠ À propos du Musée d’Histoire Maritime ♠

Le maire a présenté, jeudi 22 février 2018, le choix de l’architecture du musée maritime. Ce choix fait l’objet de commentaires parfois très sévères quant à « l’esthétique » du bâtiment.

Il ne s’agit pas pour nous de discuter un choix architectural.

Cependant, force est de constater deux difficultés :

  1. Chaque architecte a ses obsessions, pour l’architecte lauréat du concours, la recherche d’un type de volume, comme le montre son site. Les initiés parleront de « l’univers » de l’architecte. Reste à savoir si la science de l’architecte est de s’adapter au projet ou de nous adapter à ses recherches.
  2. Concevoir un musée, c’est servir la culture ; vouloir en faire un monument, à qui cela sert-il ? La confusion des deux se traduit par l’image d’un musée qui, dès son approche, nous inflige sa stature quand il devrait nous dévoiler son esprit.

Dans tous les cas, ce choix génèrera des « pro » et des « anti » ; nous pouvons lui préférer le débat sur :

  • Les procédures de décision sur des projets aussi importants (30 millions d’euros)

Les procédures de décisions, fussent-elles strictes en la matière, n’empêchent nullement, sinon une consultation, du moins une information de la population, puisqu’au final, il revient au maître d’ouvrage (le conseil municipal) de choisir quel que soit l’avis du jury. On aurait pu imaginer que les deux projets arrivés ex æquo, voire les 4 derniers en compétition, soient présentés aux malouins. N’est-ce pas la meilleure façon de faire en sorte que la population s’approprie un tel équipement culturel. Le choix aurait-il été obligatoirement différent ?

  • Le contenu du musée

Imaginés pour répondre à des questions d’aménagement urbain, architecturales et touristiques, les enjeux présentés dans le programme du musée semblent laisser peu de place à la question de la mer dans le futur. Faire de notre passé un tremplin pour un avenir basé sur la connaissance, la préservation et l’utilisation de 70% de la planète (surface des océans) est l’un des enjeux essentiels pour Saint-Malo. L’économie, la recherche, l’enseignement universitaire sont les déclinaisons de cet enjeu.

Osons! avait formulé le souhait de voir s’ouvrir un Centre de Cultures Scientifique, Technique et Industrielle (CCSTI) à l’exemple de La Maison de la Mer à Lorient.

Ce projet est-il le complément d’un musée, peut-il s’intégrer dans le cadre du musée ?

C’est l’un des multiples aspects de ce dossier, nous ouvrons le débat.

Faites part de vos réflexions, réagissez aux commentaires… en deux mots, osons débattre !

 

Cinéma multiplexe malouin : un blockbuster avec sous-titres

Dans son édition du 13 janvier 2018, le quotidien Ouest-France brosse un intéressant portrait – en creux – de nos « investisseurs culturels », à propos de l’hypothétique construction d’un multiplexe à Saint-Malo.

Télécharger (PDF, Inconnu)

On pouvait légitimement s’interroger sur la nécessité d’une telle infrastructure alors que le Vauban 1 (5 salles) a fait l’objet, il y a quelques années, d’une rénovation importante, financée en partie par des deniers publics (150 000 € du Centre National du Cinéma et près de 250 000 € de la Région).  Mais cette question est aujourd’hui nulle et non avenue puisque le Vauban 1 a fait l’objet d’un compromis de vente, sans connaître véritablement son devenir, au profit d’un promoteur immobilier. L’endroit, il est vrai, est idéal (la mer, le marché, le pôle culturel, la gare) pour bâtir des logements qui, nous n’en doutons pas, seront destinés à une clientèle choisie. Chacun l’aura compris, l’essentiel n’était pas de construire un nouveau cinéma !

La deuxième étape se trouve dans les mains d’un groupement d’entrepreneurs malouins qui souhaitait construire le multiplexe. Mais il semble que le retour sur investissement ne soit pas à la hauteur des espérances des dits entrepreneurs (« Un cinéma ne fait pas de grosses marges. »). Nos entrepreneurs malouins seraient bien inspirés de regarder de l’autre côté de la Rance : À Dinard, les propriétaires d’Emeraude Cinémas  font, eux, construire un multiplexe pour nourrir un projet culturel et commercial dont les objectifs de rentabilité sont, sans doute,  plus mesurés. Ils seraient également bien avisés de faire le choix du centre-ville comme Emeraude Cinémas, même si, dans ce cas, l’immobilisme ou le blocage des élus ont contraint à choisir la Richardais, après des années d’attente.

La municipalité a-t-elle privatisé le théâtre ?

La municipalité a-t-elle privatisé le théâtre ?

À la lecture du dernier bulletin municipal de Saint-Malo consacré à la politique culturelle, les malouin·e·s ont été certainement surpris de ne voir aucun article sur la programmation théâtrale.

La programmation 2017-2018 de la nouvelle direction des théâtres de Saint-Malo est marquée par un manque cruel de diversité. Ainsi, sur les 24 spectacles proposés :

  • 13 one man/woman show,
  • 8 spectacles à tonalité humoristique, sans compter le festival du rire qu’on nous promet au printemps,
  • 7 spectacles sur les 24 programmés dépendent de Jean-Marc Dumontet Production. Est-ce à dire que JMD Production est le référent incontournable du tiers de la production théâtrale de qualité en France ?

Cette programmation,  est-elle la déclinaison automatique de la délégation de service public, octroyée par la Ville à Jean-Marc Dumontet Production, qui rentabiliserait de cette façon ses productions (“L’être ou pas”, “Les chatouilles ou la danse de la colère”, “Inconnu à cette adresse”) et ses artistes (Lutz, Demaison, Ferrand, Les Coquettes) ?

On pourrait le supposer à la lecture du site de JMD Production  :

« Depuis 15 ans, JMD Production a deux missions : la direction de théâtres parisiens (Bobino, Théâtre Antoine, le Point Virgule et le Grand Point Virgule) et la diffusion des artistes en tournée avec plus de 350 dates par an.

Fort de son expérience ; depuis le 1er janvier 2017, la ville de Saint-Malo a confié pour 5 ans la direction de ses théâtres à JMD Production ».

Les politiques (culturelle, commerciale, urbaine) de Saint-Malo suivraient-elles invariablement le même chemin ?

Dans ses conditions, le promoteur de spectacle est à la culture ce que le promoteur immobilier est à l’urbanisme, le profit d’un petit nombre et l’entre-soi ont un bel avenir.

Pour une ” Maison de la Mer “

Aux plus grandes marées d’Europe, la plus attractive concentration des Savoirs !

Une « Maison de la Mer » ; le Musée pour parler à tous du présent et de l’avenir.

La carte maîtresse du développement du bassin d’emploi de St MALO.

Deux articles, écrits par le Cercle « Emploi et Développement Economique » (EDE) de l’association OSONS!, déposée en préfecture, sous la bannière « Rien n’est important, aucune mesure, aucun règlement, si l’humain est oublié ! », parus dans le Pays Malouin en octobre 2014 :

Télécharger (PDF, Inconnu)

 

Pour en savoir plus sur la Maison de la Mer à LORIENT

 

MEDIATHEQUE LA PASSERELLE : Pourquoi cette frilosité de la municipalité à l’utilisation du ” Quatrième lieu ” ?

MEDIATHEQUE LA PASSERELLE : Pourquoi cette frilosité de la municipalité à l’utilisation du ” Quatrième lieu ” ?

Osons ! avait écrit à la directrice de la médiathèque au début janvier afin d’organiser en ce nouveau lieu une conférence-débat autour du livre d’Alain MAUDUIT, co-fondateur de Médiapart, intitulé   “A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient” . Quoi de plus naturel en effet que d’organiser une conférence-débat autour d’un livre …à la médiathèque, contribuant ainsi à l’animation de cet outil, dont on lit dans Ouest-France que certaines salles sont vides (OF 14-15/02).

Nous avons reçu une réponse aussi cinglante que lapidaire de l’adjoint à la culture Bories (ci-dessous). Mais comme “nous ne lâchons rien”, nous en appelons au bon sens du maire dans le courrier ci dessous. Affaire à suivre….

réponse Bories042lettre au maire salle médiathèque

OUVERTURE DU POLE CULTUREL ” La Grande Passerelle ” – NOTRE APPRÉCIATION

OUVERTURE DU POLE CULTUREL ” La Grande Passerelle ” –  NOTRE APPRÉCIATION

DSC06130Dans une lettre ouverte en date du 27 novembre 2014, notre association  enjoignait Monsieur le Maire de Saint-Malo d’informer les malouin-es sur un certain nombre de questions touchant à la programmation culturelle et au fonctionnement de la Grande Passerelle, équipement communal, que nous considérons comme majeur.

Fort tardivement – à quelques jours de l’ouverture au public -, par voie de presse et dans Saint-Malo Magazine, le voile se lève sur la programmation culturelle et notamment cinématographique pour la saison 2015.  Nous en prenons acte, avec l’espoir, que la volonté affichée soit pérennisée, s’installe dans la durée et que la médiathèque rencontre son public et notamment les jeunes et les couches populaires malouines.

Pour autant, plusieurs questions demeurent, dont certaines touchent à la pérennité des structures d’animation mises en place,  et que nous avions évoquées lors de notre précédente interpellation du maire :

  1. quelles sont les relations juridiques et financières qui lient la Ville de Saint-Malo et l’association Le Vauban, gestionnaire des trois salles de cinéma, étant entendu que dans son rapport d’observation en date du 31/05/2013, la Chambre Régionale des Comptes avait prescrit que « la gestion des salles de cinéma [du pôle culturel) ne saurait être confiée par voie de simple convention à une association locale » ?
  2. quelles sont les relations juridiques et financières qui lient la Ville de Saint-Malo et l’association Digital Saint-Malo, gestionnaire de l’espace dédié au numérique, et dans quelles conditions cet espace sera-t-il ouvert au public ?

Nous allons demander communication des documents administratifs qui régissent ces relations auprès du Maire.

  1. quelles modalités de financement ont été arrêtées pour assurer le fonctionnement de la Grande Passerelle? Nous serons vigilants afin que la mise en service de cet équipement ne se fasse pas au détriment des autres activités culturelles, sportives ou sociales, subventionnées par la Ville. A ce titre d’ailleurs, nous tenons à souligner et à regretter l’écart abyssal de l’effort financier consenti par la ville pour la réalisation du pôle culturel en comparaison de la faiblesse de l’apport de la Ville et de l’agglomération de Saint-Malo pour la rénovation de la Maison du Peuple. Cette institution, située à quelques centaines de mètres, et dont l’intérêt patrimonial ne fait aucun doute, revendique en effet une mission complémentaire à la Grande Passerelle puisqu’il s’agit d’en faire « un lieu de rencontres, ouvert sur la cité, sous forme d’expositions, de conférences… » 
  2. Quelles modalités ont été prévues pour associer les usagers du pôle culturel à la programmation de cette structure ? A ce titre, nous suggérons la création d’un Comité d’Animation où les usagers seraient largement et de manière pluraliste, représentés. Quelle que soit en effet la pertinence du choix de « l’univers de Tolkien » comme thématique d’ouverture de la Grande Passerelle, nous ne voulons pas que se réédite une opération qui a tenu à l’écart le monde scolaire, compte tenu de la communication extrêmement tardive sur les activités proposées aux jeunes.

Bref, encore bien des interrogations qui font d’ailleurs échos aux regrets et doutes évoqués publiquement par le « directeur-préfigurateur », recruté à grand frais (cf. rapport de la Chambre régionale des comptes) en 2011 et qui quitte la Passerelle au moment même où on en ouvre les portes….

OSONS !                                                                         Saint-Malo, le  22 décembre 2014

communiqué remis à la presse locale le 24 décembre à 13h

POLE CULTUREL : LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE SAINT-MALO

POLE CULTUREL : LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MAIRE DE SAINT-MALO

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POLE CULTUREL : M. RENOULT, DITES-NOUS (ENFIN) TOUT !

 Monsieur le Maire,

 Vous avez fixé l’inauguration du pôle culturel « la grande passerelle », pour le 26 décembre prochain.

Force est cependant de constater, qu’à moins d’un mois de cette échéance, des interrogations majeures sont dans les têtes des malouin.es, tellement la communication autour de la mise en marche de cet imposant équipement est indigente.

 La première question concerne naturellement le financement de cette opération dont le montant d’investissement a quasiment triplé entre le moment où vous en étiez responsable comme adjoint aux grands projets de la précédente municipalité et aujourd’hui. Nul doute que l’amortissement de cette opération aura un impact sur les finances communales, ainsi que le pressent la Chambre Régionale des  Comptes, dans son rapport d’observation de mai 2013. Dans le contexte actuel de réduction des  dotations de l’Etat, comment la commune fera t-elle face à cette nouvelle charge et quel budget de fonctionnement la ville pourra allouer afin que cette nouvelle structure vive et réponde aux objectifs de ses concepteurs ? Qu’en est –il précisément des créations d’emplois, annoncées au mois de mars 2014 ?

 La seconde question a trait au projet culturel que portera « la grande passerelle ». Quel est-il exactement ? Par exemple, comment fonctionneront les 3 salles de cinéma qui y ont été intégrées, alors qu’on prend connaissance, aujourd’hui, d’un projet de multiplexe porté par un groupement d’entrepreneurs à la Découverte ?

Quelle politique de programmation ? Les propos « il y a de très bons films d’art et essai…. Nous nous appuierons d’ailleurs sur des têtes d’affiches, pas forcément art et essai » (Pays Malouin du 23 janvier 2014) de Loic Frémont son futur Directeur, déjà directeur des théâtres, du cinéma Vauban dont la programmation est – chacun peut en convenir, moins novatrice, exigeante que celles de Dinard ou Cancale – ne laissent pas augurer un choix vraiment alternatif. Il ne s’agit naturellement pas de faire de la médiathèque un ghetto culturel mais  vous le savez « On n’aime que ce que l’on connaît ».

Une politique culturelle se doit donc être  une politique de l’offre. Il s’agit de donner à voir, savoir, comprendre le monde, ses cultures au delà de nos propres représentations fruits de notre environnement notamment médiatique. Nous n’osons croire que le « mieux disant culturel » de TF1 dont la bannière a orné la médiathèque pendant l’été soit votre référence

 Mais déjà, La salle d’exposition a disparu au profit d’un espace de co-working. En quoi et à quelles conditions, l’intégration « à l’arrache » dans le pôle culturel de cet espace dédié au numérique et attribué à l’association Digital s’inscrit dans le projet culturel de l’équipement ? Cette intégration est-elle annonciatrice d’autres hébergements associatifs ou lobbyistes, ce qui ne nous semble pas être cohérent avec le projet initial, ni d’ailleurs avec les engagements de la campagne électorale municipale ?

Si le numérique ne saurait être opposé au livre,  la médiathèque étant en premier lieu une bilbliothèque-, nous serions heureux de connaître la politique de la lecture,  enjeu majeur pour l’insertion des jeunes dans la vie démocratique et professionnelle,  que la municipalité entend conduire.

 Enfin quelle programmation événementielle est retenue pour le 1er semestre 2015 afin que « la Grande Passerelle » prenne son élan ?

 Bref, à quelques semaines de l’ouverture au public de cet équipement communal majeur, resté à ce jour désespérément vide, dites-nous (enfin) tout M. Renoult !

Cet équipement existe. Osons une ambition culturelle pour tous les malouin.es.

OSONS !

Saint-Malo, le 27 novembre 2014