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Les actionnaires du cimentier Lafarge ne font pas que cautionner la collaboration de leur groupe avec DAESH

En effet Lafarge a demandé et obtenu le démantèlement du droit du travail en Grèce.

Un clic pour lire l’article de Bastamag

Tout ceci est bien sûr complètement étranger à Saint-Malo, même si, parfois, la compréhension de ce qui se passe à l’extérieur peut contribuer à ouvrir les yeux sur ce qui se passe chez soi…

Le discours officiel qu’il soit local, national ou international nous rebat les oreilles sur l’étanchéité entre les instances politiques et les intérêts privés. L’emploi de cette dernière expression est volontaire et destiné à contrer l’abus de langage qui consiste à parler de l’intérêt des entreprises ou de l’économie. La crue réalité montre tous les jours qu’il ne s’agit pas d’économie et que seuls les intérêts de ceux à qui appartient le capital des entreprises et qui vampirisent l’économie, est en question.

Ainsi, des dossiers ou affaires, qui soulèveraient l’indignation, l’émotion ou les poursuites, s’ils étaient le fait du citoyen ordinaire, sont pour cette petite minorité, au mieux couverts par l’omerta, au pire suivis d’encouragement à poursuivre la prédation sur le reste de la population.

 Une récente publication d’Investigate Europe (IE)* explique comment le cimentier Lafarge, celui dont les dirigeants sont accusés d’avoir financé DAESH pour favoriser leurs affaires, a, dans le même but, demandé et obtenu le démantèlement du droit du travail en Grèce.

« Le plus souvent, le monde des affaires se montre impénétrable. Mais avec le temps certains secrets finissent par s’éventer. Le cimentier français Lafarge – désormais allié au Suisse Holcim – peut en témoigner. La fuite d’un e-mail confidentiel obtenu par le quotidien grec Efimerida ton Syntakton – partenaire du collectif de journalistes Investigate Europe – montre comment il y a six ans le leader mondial du ciment, profitant de la crise grecque, a fait pression pour obtenir d’Athènes une dérégulation du droit du travail, au-delà de ce que les réformes engagées prévoyaient déjà. » 

STOP. Le secret et la prescription se font toujours au détriment des citoyens

Adoptée en février dans une relative discrétion, la réforme des délais de prescription en matière d’infractions occultes ou dissimulées a été mise en lumière par l’affaire Fillon. Si la nouvelle loi double les délais de prescription pour les délits, 3 à 6 ans et 10 à 20 ans pour les crimes, elle modifie substantiellement la prescription en matière d’infraction occulte ou dissimulée.

Pour rappel la prescription, c’est le délai au-delà duquel aucune condamnation n’est possible. Un exemple, le 6 mars 2017, Denis Baupin député d’Europe Écologie Les Verts et ancien vice-président de l’Assemblée nationale, dont les actes d’agressions sexuelles étaient susceptibles d’être qualifiés pénalement d’après le tribunal de grande instance de Paris, a bénéficié
du délai de prescription et ne sera donc pas inquiété par la justice….

 Depuis 1935, la jurisprudence fixait le départ de la prescription au moment de la découverte des faits estimant que « la clandestinité » est « constitutive de l’infraction », même si la loi était rédigée autrement. Le gouvernement a fait voter, une nouvelle disposition, adoptée définitivement le 16 février 2017 par l’Assemblée nationale.

Elle repousse le déclenchement du délai de prescription au moment de la découverte des faits. Mais elle introduit une durée butoir, 12 ans, au-delà de laquelle la prescription s’éteint automatiquement pour les délits. Un détournement de fond public, un abus de confiance, commis en 2010 mais découverts en 2023 ne pourront donc plus être poursuivis. De quoi nourrir les soupçons sur l’instauration d’une forme de permissivité de la délinquance en col blanc.

Le Fil d’Actu visible sur Youtube

Jérôme Karsenti, avocat de l’association Anticor a déclaré à son propos, « C’est un scandale. C’est une loi qui protège les privilèges de ceux qui sont en place. On invoque le droit à l’oubli pour les délits complexes et dissimulés, les délinquants financiers. Alors que les délinquants du quotidien, eux, n’ont pas le droit à l’oubli, puisqu’en la matière, les délais de prescription ont même doublé ». De son côté de Serge Portelli, magistrat, président de la Cour d’appel de Versailles. « C’est consternant, c’est une régression sur tous les plans dans la lutte générale contre la corruption qui devrait être la priorité du gouvernement ».

Nous ne disposons pas le jour de la rédaction de cet article (le 6 mars 2017) de la liste des députés qui ont voté le texte, mais nous savons que les députés LR, FN, PS, PRG ont constitué la majorité nécessaire. Décidément, ce côté secret et occulte est très prisé par nos élus, le13 avril 2016 les mêmes groupes ont voté ensemble au parlement européen pour le secret des affaires.

Pour savoir ce que votre député européen a voté cliquez ici

Notre engagement n’attend pas les élections !

Le Pays Malouin a publié le 5 janvier un article sur les élections à Saint-Malo dans lequel il émet l’hypothèse d’une candidature représentant l’association OSONS ! pour les élections législatives 2017.

Il est temps pour le journal de mettre à jour ses informations. Contrairement à ce qu’il écrit, OSONS!  n’est pas née, après les municipales, du Front de Gauche mais d’une entente bien plus large, plus de la moitié des membres n’étaient pas adhérents d’une organisation politique. D’autre part, comme les départementales et les régionales, les élections nationales se dérouleront sans elle.

Les questions dont s’empare OSONS ! sont la gestion de l’eau, l’air, le logement, le transport, l’immobilier, les espaces publics, l’utilisation de l’argent public, la vente à la découpe des biens de la ville et l’ouverture sur le monde, bref une grande partie de la vie des malouins. Ce sont bien des dossiers « politiques » dans le sens de ce qui a trait au collectif, aux citoyens. Cela ne fait pas d’OSONS ! l’une de ces associations électorales, voire politiciennes que l’on entend qu’à l’occasion des élections.

Acteurs de la vie locale, ses adhérents s’engageront peut-être, ou pas, individuellement en toute liberté et responsabilité pour les législatives. Ils ne sont soumis à aucune allégeance vis-à-vis de l’association, ni à aucune charte sur le plan électoral !

Télécharger (PDF, 2.2MB)

 

Le devoir de solidarité

Actuellement un pseudo collectif en appelle au référendum à propos « des conséquences de l’installation de migrants. ». A un mois des régionales cette opération, prend le relai de la proposition immonde de la tête de liste du FN, de dénoncer les élu-es qui accueillent des migrants. Dans le même temps, Mme Le Pen fabule sur des maladies non européennes véhiculées par les migrants…
Plus la méthode est répétitive et insidieuse, plus elle est efficace. Elle cache le pire et nous le connaissons depuis longtemps.campbl
Sans caricaturer, notre histoire nous permet le souvenir de la dénonciation des juifs sur la base de caractéristiques physiques « non européennes ». Dès 1933, un conseiller municipal de Paris, demande des mesures contre les réfugiés, en particulier, juifs, qu’il considère comme des « êtres indésirables venant accroître le nombre des sans-travail et augmenter d’autant, par ce temps de crise économique, la charge si lourde qui pèse sur le pays. »
En octobre 1933, les visas sont restreints et les réfugiés d’Allemagne, qui franchissent clandestinement la frontière, sont souvent interceptés et refoulés. Ceux qui les aident et les abritent subissent de lourdes amendes, ou l’emprisonnement. Le 4 décembre 1934, le ministre de l’Intérieur insiste sur la nécessité d’intensifier les mesures d’expulsion.
Chacun connait la suite, tous en ont souffert, polonais, italiens, espagnols, arabes… et français, pourtant, tous ont construit notre pays. Par ses questions racistes, le collectif de la Côte d’Emeraude, téléguidé par l’extrême-droite, cherche à nous ramener à l’une des pires périodes de notre histoire. Au contraire, il est actuellement nécessaire, de mettre en avant les valeurs, les actes de solidarité et de susciter les actions concrètes d’entraide qu’espèrent et dont ont besoin les migrants libyens, syriens et irakiens chassés de leurs pays par la guerre et qui transitent aujourd’hui par le nôtre.

                   Les défendre et les respecter, c’est nous respecter nous-même.

Faire de 2015 l’année de la révolte pour le collectif et le bien commun

Les résultats du recensement 2014 consacrent-ils la domination de l’argent-roi sur la ville de Saint Malo ?

Les chiffres du dernier recensement sont encore à la baisse. Ce n’est plus une surprise: plus on construit dans Saint-Malo et moins il y a de malouins. La chute entre 2006 et 2012 est de 5041 habitants. Plus d’un habitant sur neuf a été exclu de Saint –Malo, deuxième ville d’un département qui, lui, en gagne 52.100 et passe le million pour la première fois.

Ce mouvement n’est pas le fruit du hasard. La Chambre Régionale des Comptes a mis en évidence qu’entre 2008 et 2011, 46 logements sociaux ont disparu dans la ville pendant que 942 résidences secondaires ont été construites. Pourtant plus de 60% des malouins ont des revenus inférieurs au seuil d’accès au logement social.

Ce mouvement est possible dans une ville livrée aux promoteurs. En 2010 la défiscalisation pour la construction de logements privés a atteint 16,4 millions d’euros pendant que l’aide au logement social était de 545.000 € (Source DREAL).

La ville est trop chère, la ville exclut, et que fait notre nouvelle majorité municipale?

Elle renforce le mouvement, elle l’accélère. Pendant que ceux qui tiennent l’immobilier et le commerce de la ville s’apprêtent à faire main basse sur ses outils culturels, nos élus votent l’augmentation du prix de l’eau pour les plus modestes.

D’une politique de droite à l’autre, les exclus sont les mêmes et le prochain recensement dévoilera encore une ville qui fait plus de place aux consommateurs qu’aux humains.

En 2015, rejoignez l’association OSONS !