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La municipalité a-t-elle privatisé le théâtre ?

À la lecture du dernier bulletin municipal de Saint-Malo consacré à la politique culturelle, les malouin-e-s ont été certainement surpris de ne voir aucun article sur la programmation théâtrale.

La programmation 2017-2018 de la nouvelle direction des théâtres de Saint-Malo est marquée par un manque cruel de diversité. Ainsi, sur les 24 spectacles proposés :

  • 13 one man/woman show,

  • 8 spectacles à tonalité humoristique, sans compter le festival du rire qu’on nous promet au printemps,

  • 7 spectacles sur les 24 programmés dépendent de Jean-Marc Dumontet Production. Est-ce à dire que JMD Production est le référent incontournable du tiers de la production théâtrale de qualité en France ?

Cette programmation  est-elle la déclinaison automatique de la délégation de service public octroyée par la Ville à Jean-Marc Dumontet Production, qui rentabiliserait de cette façon ses productions ( “L’être ou pas”, “Les chatouilles ou la danse de la colère”, “Inconnu à cette adresse” ) et ses artistes  ( Lutz, Demaison, Ferrand, Les Coquettes) ?

On pourrait le supposer à la lecture du site de JMD Production  :

« Depuis 15 ans, JMD Production a deux missions : la direction de théâtres parisiens (Bobino, Théâtre Antoine, le Point Virgule et le Grand Point Virgule) et la diffusion des artistes en tournée avec plus de 350 dates par an.

Fort de son expérience ; depuis le 1er janvier 2017, la ville de Saint-Malo a confié pour 5 ans la direction de ses théâtres à JMD Production ».

Les politiques (culturelle, commerciale, urbaine) de Saint-Malo suivraient-elles invariablement le même chemin ?

Dans ses conditions, le promoteur de spectacle est à la culture ce que le promoteur immobilier est à l’urbanisme, le profit d’un petit nombre et l’entre-soi ont un bel avenir.

 

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