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LA TIMAC CONTINUE DE REJETER DE L’AMMONIAC, LES AUTORITÉS PERSISTENT À SE TAIRE (Communiqué)

LA TIMAC CONTINUE DE REJETER DE L’AMMONIAC,  LES AUTORITÉS PERSISTENT À SE TAIRE (Communiqué)

La Timac n’a pas mis fin aux graves dysfonctionnements de ses installations industrielles. Malgré une mise en demeure par les services de l’État en juin 2018, dont les Malouin-e-s n’ont eu connaissance qu’un an plus tard, l’entreprise malouine continue à rejeter de l’ammoniac dans l’air au-delà des valeurs réglementaires.

S’il faut remercier les associations environnementales et citoyennes d’avoir porté ces faits à la connaissance de tous, nous déplorons le manque d’informations vers la population de la part du Préfet et des élus. Nous ne comptons plus sur la communication mensongère de l’industriel.

Aujourd’hui, les Malouin·e·s apprennent, à nouveau à postériori, que Timac Agro ne maîtrise toujours pas son process de production Face au problème sanitaire posé, que penser du silence persistant des représentants de l’État et du maire depuis octobre 2019, s’affranchissant ainsi de leur devoir de protection de la population

Le comité de suivi du site, proposé par la préfecture, aura-t-il une réelle efficacité ? Nous rappelons, qu’à ce jour, aucun élu, y compris parmi ceux qui se présentent aux élections, n’a pris l’initiative de porter la question de la qualité de l’air dans le débat municipal pendant la mandature. La nouvelle équipe municipale saura-t-elle traiter le sujet de manière plus responsable ? Pour sa part, Osons! qui a mené avec les habitants un travail opiniâtre pendant 5 ans sur la qualité de l’air, a la légitimité nécessaire pour être invité à participer à ce comité.

Indépendamment de cette perspective, les associations environnementales envisagent un recours en justice ; pour OSONS!, les citoyens devront être associés à cette démarche.

 

Les Nielles : Le 6 février 2020, les élus défendront-ils l’intérêt général ?

Les Nielles : Le 6 février 2020, les élus défendront-ils l’intérêt général ?

Le projet de complexe hôtelier aux Nielles a reçu un avis favorable des commissaires enquêteurs avec réserves qui, selon M Charpy (3ème adjoint au Maire de la Ville de Saint-Malo), ), « devraient être levées sans difficultés ». Les conclusions de l’enquête publique viennent d’être révélées à l’ensemble des Malouin·e·s alors que le maire, et sa garde rapprochée, en a connaissance depuis fin décembre. À qui profite ce délai, et surtout pour quoi faire ?

Les très nombreuses contributions argumentées des Malouin·e·s dénonçant l’atteinte au littoral, la privatisation d’un espace public et démontant les arguments d’intérêt général du porteur de projet, soutenu par l’équipe municipale, n’auront pas suffisamment retenu l’appréciation de la commission d’enquête. Toutefois, elles témoignent du fort clivage que ce projet suscite au sein de la population malouine.

À cet égard, à seulement deux mois des échéances électorales, le maire sortant ferait preuve de responsabilité et serait bien inspiré de laisser le soin à la nouvelle équipe municipale de reprendre ce dossier. Qu’est-ce qui justifie cette précipitation à boucler le sujet avant son départ ?

Nous espérons que cette importante levée de boucliers dans différents milieux de la population malouine inspirera le vote des élus au prochain conseil municipal.

Osons! donne rendez-vous aux Malouin·e·s, le 6 février à 17h30, dans la cour de la Mairie, pour demander aux élus de retrouver leur honneur dans la défense de l’intérêt général.

 

♠ Projet d’aménagement du Terminal Ferry à Saint-Malo ♠

♠ Projet d’aménagement du Terminal Ferry à Saint-Malo ♠

Une consultation publique d’un nouveau type pour les Malouin·e·s

Le projet d’aménagement du terminal ferry souhaité par la Région et la CCI ne sera pas sans conséquence sur la vie des Malouin·e·s (flux de touristes plus importants, circulation automobile accrue liés à l’accueil de ferries plus imposants…) ; une consultation publique s’installe.

La Région a initié, dans le cadre de la Commission du Grand Débat Public[1], une consultation publique à laquelle les Malouin·e·s seront conviés après les élections municipales. Cette commission a rencontré au cours du mois de Novembre les acteurs locaux dont Osons!.

Osons! considère que l’information est la clé d’une vraie vie démocratique de la cité et l’élément essentiel d’une consultation publique de qualité. C’est pourquoi elle met à la disposition de chacun·e les documents relatifs à ce projet que lui avait transmis la Région pour préparer cette première rencontre du 27 novembre 2019. Au cours de cette réunion nous avons interrogé sur la pertinence de ce type de projet, dit notre opposition à la venue de plus gros bateaux de croisière et notre préoccupation par rapport aux enjeux environnementaux liés aux travaux et à la pollution des bateaux et des véhicules si le projet se concrétise.

Il s’agit d’une procédure à laquelle les Malouin·e·s n’ont pas été habitués, en avril saisissons là !

Pour consulter le Dossier saisine_Port_St_Malo de la Région, cliquez ici

 

[1] Qu’est-ce que la commission Nationale du Débat Public

Cette commission, autorité administrative indépendante a pour mission de « veiller au respect de la participation du public au processus d’élaboration des projets d’aménagement ou d’équipement d’intérêt national de l’État, des collectivités territoriales des établissements et des personnes privées…dès lors qu’ils présentent de forts enjeux socio-économiques ou ont des impacts significatifs sur l’environnement  ou l’aménagement du territoire », mais elle n’a pas à se prononcer « sur le fond des projets qui lui sont soumis ». 

« l’époque » de Matthieu Bareyre, le 22 novembre 2019, à 20h15, au cinéma Le Vauban 2

« l’époque » de Matthieu Bareyre, le 22 novembre 2019, à 20h15, au cinéma Le Vauban 2

Vous souvenez-vous ? En avril dernier, Osons! proposait au cinéma Le Vauban à Saint-Malo, d’organiser une projection-débat autour du film « l’époque », nous en avions fait une annonce ici et .

L’administration du cinéma s’est réfugiée derrière des arguments divers, variés et peu crédibles pour ne pas accéder à notre demande mais nous invitait cependant à nous retourner vers les services culturels de la ville. Pourquoi ? Nous n’aurons jamais la réponse.

Chacun pourra interpréter comme il l’entendra ce « volte-face », l’essentiel est la possibilité offerte aux malouin·e·s de voir ce film, en présence du réalisateur Matthieu Bareyre, le 22 novembre, à 20h15… et c’est gratuit dans le cadre « Le Mois du Film Documentaire ».

1er novembre 2019 : Jour de deuil pour les citoyen·ne·s privé·e·s d’emploi

La France est le pays de la suppression de l’impôt sur la fortune (Macron), du crédit impôt recherche (C.I.R., plus de 6 milliards donnés aux entreprises en 2017) ou du CICE (Hollande, 21 milliards en 2018)  qui bénéficient d’abord aux plus grandes entreprises selon le vocabulaire emprunté aux commentateurs les plus “timides” et en réalité à leurs actionnaires.

Souvenons-nous également qu’en 2019, les entreprises touchent à la fois les crédits d’impôt sur les salaires de 2018 – soit 20 milliards – et les baisses de cotisations sociales sur ceux de l’année en cours – soit encore 20 milliards. À cela il faut ajouter que le gouvernement a décidé l’an dernier d’une baisse progressive de l’impôt sur les sociétés de 33,3 % (en 2016) à 25 % (en 2022).

Grâce à ce ruissellement de l’argent de l’État vers les entreprises, ce sont 51 milliards de dollars qui ont été versés aux actionnaires au second trimestre 2019. La France a confirmé sa place de meilleur rémunérateur d’actionnaires en Europe.

Donc tout va bien, ou du moins, tout devrait, car pour faire tous ces cadeaux il faut bien trouver de l’argent. Alors aujourd’hui, 1er novembre 2019, le gouvernement et les élus de notre cher président se sont inspirés de l’esprit de la Toussaint.

Comme beaucoup de fêtes religieuses, celle de la Toussaint est venue se superposer aux fêtes des martyrs qui existaient dans d’autres religions ou qui étaient simples coutumes. Solution simple et radicale d’appropriation de cultures que l’on veut faire oublier. En gros, l’esprit de la Toussaint c’est la technique du coucou qui élimine les plus faibles en les balançant dans le vide, hors de la société créée par leurs parents et qui la réorganise pour mieux s’imposer et profiter.

Le 1er novembre 2019 sera le jour qui illustrera cette technique pour éjecter un maximum de personnes privées d’emploi de leurs droits.  Un million trois cent mille  demandeurs d’emploi, dont les plus précaires,  verront leurs indemnités baisser dans l’année qui vient. Les chiffres de l’Unédic sont clairs (voir le rapport ici), 2,05 milliards d’euros d’aide aux privés d’emplois vont être supprimés. C’est l’effet de la réforme issue de la loi délicatement intitulée « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel », joli nom pour un attentat, mais après tout celui de la bombe atomique larguée sur Hiroshima l’était tout autant, « Little boy »…

Sans entrer dans la technique et le détail que vous pouvez retrouver dans ce rapport et dans les articles nombreux parus sur le sujet (par exemple ici ), le gouvernement cherche de l’argent, et sans surprise, il le prend dans la poche des plus faibles.

À Saint-Malo, une grande partie de ceux qui vont être concernés apparaît dans les illustrations ci-dessous. Elles décomposent les chiffres d’un chômage qui a passé le cap des 4 000 Malouin·e·s en catégories A, B, C depuis 2014. Mais ils et elles ne sont pas seul·e·s, cette mesure est également une arme redoutable contre les jeunes qui vont entrer dans le monde du travail. Les effets de cette insécurité et de cette marginalisation forcée vont encore une fois creuser les inégalités entre ceux qui pourront être soutenus d’une façon ou d’une autre par leur famille, et les autres.

Source DARES Ministère du travail

Source DARES Ministère du travail