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♠ Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ? ♠

Après une préparation de plusieurs années, par les gouvernements successifs, les grandes manœuvres pour la privatisation de la SNCF débutent dans  un savant mélange de communication, d’informations calibrées et de scénarisation de la peur de LA GRÈVE.

L’exercice consiste à annoncer puis dés-annoncer les mesures qui touchent la population dans son entier (les petites lignes). Ensuite, il s’agit de focaliser l’attention du grand nombre de ceux qui sont soulagés du sauvetage des petites lignes, pour  dénoncer les responsables des difficultés, les autres, ceux dont le statut est plus favorable que celui imposé à ce grand nombre. Bizarrement ces derniers temps, les statuts de Bettencourt ou Carlos Ghosn font moins parler, mais qui cela pourrait-il servir ?

La suite prévue par nos gouvernants est la cession progressive au privé du service public du transport ferroviaire, auquel nous participons tous . Le privé qui se chargera de fermer les dernières petites lignes, ce que l’État a largement commencé depuis longtemps sans le dire, ou mieux il les revendra aux collectivités territoriales, histoire de gagner sur tous les tableaux.

Sans aller au fond de cette affaire, chacun d’entre nous doit être vigilant sur l’œuvre de façonnage des esprits qui est en marche. Pour exemple la dette de la SNCF est de 47 milliards et d’après un expert du 20h de France 2, aucune entreprise privée ne pourraient survivre dans ces conditions. Étonnant, ils ne se souviennent pas des titres de novembre dernier “Altice : Drahi veut sortir la dette de l’eau” (50 milliards de dette).

Vous trouvez peut-être que c’est exagéré, mais un petit exemple morbide du choix des médias publiés dans le Monde diplomatique vous édifiera (voir le graphique publié). Même l’horreur est calibrée selon le besoin. Mogadiscio est-il plus éloigné de nous que New-York ?  Les hommes de l’un où l’autre lieu seraient-ils plus proches de nous, plus civilisés, plus chrétiens, moins ou plus humain ? Et cette proximité est-elle quantifiable en temps d’information ?

Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ?

 

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5 réponses à ♠ Nos émotions nous commandent, les médias commandent nos émotions et qui commande les médias ? ♠

  1. Infomane dit :

    L’essentiel dans l’expression de la pluralité des opinions dans les médias est de savoir qui parle, au nom de qui on parle. Quand j’achète par exemple le Figaro, Valeurs actuelles, Mediapart ou l’Humanité je sais qui me parle. Il s’agit d’une ” presse d’opinion “.
    D’autres journaux et médias audio-visuels ne présentent pas cette ” étiquette ” et prétendent en quelque sorte, sinon à une objectivité impossible du moins à une présentation / représentation de l’ensemble des opinions.
    Pourtant, il est facile de constater que la volonté de donner à voir, à comprendre l’ensemble des opinions n’existe pas. Si le rappel de 2005, sur la question du traité constitutionnel européen reste édifiant ; en 2018, la propagande touche non seulement des dossiers politiques importants, mais également ceux qui les portent.
    La situation est devenue tellement grotesque que certains finissent par se dire que trop c’est trop ! (Cf. Bruno Dive du journal Sud-Ouest : http://dive.blogs.sudouest.fr/archive/2018/03/07/du-macron-a-toutes-les-pages-1063434.html

  2. Marc Treizepoints dit :

    la “complotite” est surtout reconnaitre que beaucoup ont perdu le sens critique.
    Internet qui accélère l’information
    internet qui multiplie la masse d’information.
    tout auteur ou vecteur d’information est un manipulateur en puissance si il a en face de lui des êtres qui avalent sans analyse.
    Que ce soit cette page ou des médias nationaux le phénomène est le même .
    La solution est de renforcer le sens critique
    si on prend exemple de cette page .
    elle n’est pas qu’une page de proposition d’infos mais un choix d’info qui suivent une logique de faire adhérer à un schéma d’info particulier.
    la grande question est de savoir comme rendre plus accessible le sens critique autant envers cette page que les médias nationaux.

    • admin dit :

      L’observation qui consiste à laisser entendre que « avant beaucoup avaient le sens critique » peut laisser perplexe tant l’utilisation de la propagande de tout poil et le contrôle de l’information ont permis d’obtenir la passivité d’une grande partie de la population aux heures les plus troubles du 20ème siècle. Quelle est la bonne période, celle durant laquelle les uns et les autres avaient un sens critique plus performant ? Et dans quel endroit ?
      Internet accélère, internet multiplie, oui et alors, est-ce plus grave que de devenir antisémite par la simple lecture régulière, mais unique, du bulletin paroissial dans les années 1930 ou ‘Pour’ « le traitement des événements d’Algérie » grâce aux pages et éditos de Ouest-France quelques années plus tard ?
      Donc effectivement la culture de la « complotite » n’est pas une solution. Pour autant, il n’est pas inutile d’avoir compris que ce qui a une apparence « officielle » et qui constitue un vecteur de masse a un impact redoutable et une responsabilité extraordinaire, aujourd’hui comme hier.
      Alors oui au développement du sens critique, et pour ce faire,
      • Commençons par donner à voir qui nous sommes. À notre échelle, nous fournissons des repères à nos lecteurs, le premier que nous sommes une association locale, le second que notre origine, notre objet est décrit dans notre charte, le troisième que nos statuts, revenus et réunions sont accessibles à tous.
      • Commençons par inciter chacun à se mêler de ses affaires, celles de la cité, c’est déjà un vrai laboratoire pour exercer son sens critique.

      • Marc Treizepoints dit :

        Je suis de cette génération ou Dassault distribuait gratuitement Jour de France aux électeurs de sa circonscription mais aussi lecteur de Charlie et de la gueule ouverte .
        Ce n’était pas mieux avant mais il y avait du temps pour assimiler l’info et se forger une opinion.
        j’observe chez des proches de 90 ans comme de 15 ans que le flux d’info accessible aujourd’hui devient difficilement maitrisable.

        peu importe ce que vous êtes à Osons vous devenez un flux d’infos qui s’ajoute aux autres amplifiant la masse.

        Sans recul c’est trop souvent les autres qui ont tord obligeant l’expression a être noire ou blanche alors que dans une société tout n’est jamais ni noir ni blanc.

        un vrai laboratoire de sens critique ne peut pas voir dans tout ce qui se passe dans la cité comme noir et négatif la ou un vrai sens critique afficherait du positif et du négatif .

        • admin dit :

          Vous nous prêtez trop d’ambition, nous n’avons pas la prétention d’être « un vrai laboratoire de sens critique ». En premier lieu parce que cela serait une ineptie de prétendre l’être seul, la même d’ailleurs que proposent ces grands médias qui se disent tous équilibrés et indépendants. Nous nous contentons de donner un point de vue sur une petite partie de ce fait le quotidien des citoyens et d’inciter au débat en nous présentant tels que nous sommes. Est-ce si fréquent ?
          Vous avez raison sur le temps nécessaire, il ne peut être remplacé ni par la profusion des informations ni par leurs sélections par ceux qui détiennent les médias parmi lesquels on trouve les grandes fortunes, les groupes industriels et dans d’autres parties du monde, des États (lorsqu’il est possible de distinguer les deux).
          Le temps, c’est ce qui nous a incités à ne pas ouvrir le site aux commentaires et que nous le faisons de façon limitée aujourd’hui et en fonction de nos moyens temporaire. Le temps, nous le passons en heures et en jours sur la question du prix de l’eau, de la qualité de l’air, de l’utilisation de l’argent public ou la simple rédaction de demande d’obtention de documents qui sont normalement publics, mais restent cachés (à tous de la même façon ?). À Saint-Malo le plan prévisionnel des investissements ou les plans d’aménagement du jardin de la Louisiane….
          Le temps que nous ne voulions utiliser « à l’ouverture, au développement et à l’enrichissement des débats » est-ce ce que nous faisons dans ces trois échanges ?

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