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Retrait de permis (de décider)

Le 15 décembre 2025, nous avons publié (ici) les informations concernant la rupture du contrat de gestion du réseau public de transport par bus après un an de mise en service. Les modalités de rupture de ce contrat seront (peut-être) connues le 12 février, date de la prochaine réunion du conseil communautaire à Cancale.

Mais d’ici là, nous ne comptons pas rester inactifs. Pour expliquer l’origine de cette affaire, et échanger sur l’avenir du réseau de transport, le collectif des citoyens usagers du transport et  l’association Osons ! organisent une réunion publique, le 13 janvier à 19 h, salle Surcouf Espace Bouvet à Saint-Servan.

Il faut tirer toutes les leçons de ce fiasco qui était prévisible :

  1. la réduction des moyens des services publics laisse toujours les mêmes sans solutions;
  2. la gestion du transport par une entreprise privée comprend une perte de contrôle dangereuse pour la collectivité
  3. le choix de gestion futur doit prendre en compte cette période.

En juin 2023, les élus de l’agglomération de Saint-Malo votaient, à l’unanimité moins une voix, pour une délégation de service public. Le texte de la délibération était celui-ci :

« La gestion en concession (DSP) est plus dynamique et évolutive que celle en marché public et la procédure correspondante (avec négociations) permet également d’améliorer le rapport qualité/prix de l’offre. Dans ces conditions, le recours à la concession paraît mieux à même de protéger les intérêts de Saint- Malo Agglomération, tout en assurant une qualité de service appropriée. »

La réalité s’est révélée tout autre. En fait, les élus répétaient la rengaine des lobbies du transport, qu’ils entendent depuis longtemps, « il faut transférer les risques industriel et commercial ». Aujourd’hui, nous avons hâte de savoir comment, abrité derrière son contrat, le délégataire va ramasser la mise jusqu’à juin 2027 et comment les usagers vont payer la note de son désengagement.

Une autre question se pose, le Conseil communautaire du 12 février 2025, qui a montré toute son incompétence sur le transport, est-il légitime à décider pour les six ans qui viennent alors qu’il va être largement remanié par les élections un mois plus tard…

Pour ce qui nous concerne, nous considérons que seul le nouveau Conseil communautaire sera légitime pour le faire.

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