La dernière étude d’Air Breizh consécutive à l’installation en juin 2024 d’un capteur d’ammoniac dans sa station de Rocabey à Saint-Malo, vient encore confirmer ce que nous soutenons depuis 2019 lorsque le réseau de capteurs d’Osons ! (Yadusmog) était opérationnel.
Le constat d’Air-Breizh, que nous partageons, est celui-ci :
- la moyenne mesurée à la station Rocabey est supérieure de 48 % à celle de la station Kergoff (Note OSONS ! Kergoff est une station rurale du Centre Bretagne dans un des secteurs les plus émetteurs d’ammoniac) et cela s’explique du fait des fortes variations ponctuelles observées à Saint-Malo (maximum horaire 10 fois plus élevé).
- le niveau de fond à la station de Saint-Malo est légèrement inférieur à celui de la station rurale située en centre Bretagne (-10 % pour la médiane à la station Rocabey comparée à celle de Kergoff), (Note OSONS ! en situation normale de Saint-Malo n’est pas particulièrement impactée par l’ammoniac)
- les variations des concentrations mensuelles en ammoniac sont importantes pour la station Rocabey avec des niveaux plus élevés sur la période d’août à novembre 2024, (Note OSONS ! dans les articles récents nous dénonçons également les concentrations de janvier 2025 et mars 2025)
- des pics journaliers marqués sont constatés à la station Rocabey par rapport à la station rurale Kergoff à partir d’août 2024 et révèlent une influence malouine locale, (Note OSONS ! peu à peu l’évidence d’une source locale s’impose)
- au cours de la journée, le profil moyen horaire pour l’ammoniac est atypique au niveau de la station Rocabey indiquant une source locale différente des activités agricoles ou du trafic routier, (Note OSONS ! peu à peu l’évidence d’une source locale, non liée à l’agriculture ou aux déplacements, s’impose)
- l’étude de 2 jours spécifiques (avec les 2 maximums horaires durant les 6 mois) confirme la présence de pics nocturnes. (Note OSONS ! Les pics d’ammoniac sont bien présents la nuit, sans circulation, sans chauffage, que reste-t-il comme cause possible ?)
Ce qui sépare encore les conclusions d’OSONS ! de celles d’Air-Breizh.
- Air-Breizh ne nomme pas Timac-Agro, espérant que chacun comprendra que la source ou les sources sont bien dans ses usines …
- Le rapprochement, entre les pics d’ammoniac et de particules PM10, évoqué à plusieurs reprises nous semble moins utile que le rapprochement entre ammoniac et PM2.5.
- Comparer les concentrations dans l’air d’une année avec l’autre n’est utile que si elles sont comparées avec ce qui a été rejeté par les usines à la même période.
- Une étude complémentaire 2024/2025 est annoncée pour identifier l’origine des augmentations ponctuelles d’ammoniac. Va-t-on enfin parler de Timac-Agro ? À ce stade de connaissance du dossier ? Cette nouvelle étude doit servir à déterminer les risques que court la population en fonction de la fréquence de l’intensité de son exposition et donc de son éloignement des usines Timac-Agro.
Pas à pas, mais il est temps d’accélérer !