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Une p’tite tour et puis s’en va …

Depuis quelques mois, le projet d’une tour de plus de 50m de hauteur occupe beaucoup les conversations et inquiète les habitants du quartier gare à Saint-Malo.

La grogne s’accentuant et l’impossibilité de passer outre une consultation de la population conduisent le maire et son équipe à organiser une réunion sur le sujet le 24 novembre. Le maire veut donc parler à la population, mais souhaite-t-il l’entendre et pouvons nous abuser et parler d’écouter ?

À défaut, il pourra lire comme chacun ce que nous en disons :

Le  fond

  • Le projet de tour n’est pas réalisable actuellement, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) limite à 23 m la hauteur des constructions du quartier .
  • Porter à plus de 50m la hauteur d’une tour dans le cœur de la ville aurait un impact bien au-delà du secteur gare. Il est d’ailleurs question d’un « signal fort à l‘échelle de la ville ».
  • En permettant l’adoption du PLU en 2006, les citoyens ont privilégié un
    Projet de Développement Durable reposant sur des hauteurs de constructions adaptées à leur vie en commun et appelées à constituer l’équilibre de la ville de Saint-Malo. A l’époque, ce document leur avait été soumis dans sa logique d’ensemble et constitue depuis la règle commune.

La méthode

Les élus doivent d’abord être les protecteurs des règles communes et les initiateurs, si nécessaire, de leur changement. La révision générale du PLU est prévue par la loi. Son déroulement démocratique et sa durée permettent aux citoyens de s’exprimer sur le projet global et de contrôler ensuite le respect de leur expression par les élus.

A l’inverse, la méthode de la municipalité malouine consiste à modifier au coup par coup le document d’urbanisme pour des projets immobiliers spécifiques dont les citoyens ne peuvent comprendre la logique d’ensemble. Mécaniquement lorsque la règle commune n’a plus de valeur, c’est celui qui a accès au décideur qui est avantagé .

C’est le cas pour le projet des Nielles et celui de la tour. À la Découverte, les citoyens ont accepté, puis subi, des années de travaux nécessaires au quartier (50 millions)  dans le cadre du contrat passé entre l’État, les collectivités locales et la ville. Ce contrat respectait le jardin de La Louisiane, il est aujourd’hui trahi pour y construire et faire de la place aux promoteurs dans le reste de la ville.

Quelle confiance accordée à la municipalité ?

La réunion du 24 novembre 2017 s’inscrit dans la logique de transformation au coup par coup des règles d’urbanisme et de concertation sur des principes et des projets arrêtés sans transparence.  Pour rappel :

Le conseil municipal à l’écoute du citoyen

La municipalité dispose d’un plan prévisionnel des investissements. Dans les autres communes ce document est public et comprend le projet de cession de terrains ou de bâtiments durant le mandat. À Saint-Malo le document est secret, mêmes les conseillers municipaux ne l’avaient pas en votant le budget 2017…

En octobre 2015, des élus prétendaient qu’il n’y avait aucun projet dans le jardin de La Louisiane, en réalité les plans étaient réalisés depuis mai 2015…

La dénonciation du traitement particulier de l’urbanisme rue de la Fontaine au Bonhomme vaut à OSONS ! une tentative de procédure en diffamation. Elle est destinée à bâillonner toute opposition à l’action municipale en matière d’immobilier et la promotion de l’égalité entre les citoyens.

Ce qu’il faut retenir

Compte tenu de son impact, le projet de tour ne doit pas être traité par la voie d’une simple modification du PLU.

Les règles actuelles ont été établies au nom de l’ensemble des malouins, pas des élus ou des professionnels de l’immobilier.

Soit le projet de tour est abandonné, soit il est inclus dans  un nouveau projet de développement de la ville soumis à la population dans le cadre d’une révision générale du PLU.

Contrairement aux documents de communication, une révision générale engagerait l’avenir et permettrait aux malouins d’avoir une vraie vision du projet urbain de l’équipe municipale actuelle (principes, lieux, nature, ampleur), s’il existe…. 

Modifications du Plan Local d’Urbanisme (PLU) : Les Malouins en quête d’équité

Juillet a débuté par des élus chahutés en gare de Saint-Malo. L’association OSONS ! protestait avec le réseau des Nez malouins contre les nuisances d’origine industrielle, en même temps que les opposants au ‘sémaphore’. Ce projet de tour était dévoilé en juin par un maire transformé pour l’occasion en facilitateur d’une opération privée. Tous se rejoignaient sur le manque de transparence et le mépris vis-à-vis de la population. Le souvenir du maire, président d’agglomération, traitant certains de ses concitoyens « de renifleurs » étaient dans les têtes … .

De bonnes raisons pour activer la vigilance des malouins qui ont alerté Osons! et ADN (Autour Des Nielles) sur les étranges modifications du PLU (31ème et 32ème), engagées, sans faire de bruit, durant l’été :

Modifications du Plan Local d’urbanisme

En effet, sur le port et dans les zones d’activité, ces modifications permettront à des bâtiments industriels d’atteindre des hauteurs de 25 m contre 13 ou 15 m aujourd’hui. C’est le cas, semble-t-il, à proximité immédiate des pavillons de la rue des Narcisses au bas de la Guymauvière. Et pour ne pas rassurer les Nez malouins, les cheminées pourront également atteindre 25m pour des besoins de mise aux normes (lesquelles ?). Plus haut encore, les 35m du projet de musée maritime en sont également le sujet. Le plus étrange est peut-être que l’ivresse des hauteurs et du béton qui s’est emparée de nos décideurs semble parfois plus clémente dans certains secteurs en créant des cocons de verdure à l’abri des regards, de quoi faire enrager les riverains des Nielles et du jardin de La Louisiane.

 Le 17 août 2017 à 20h

  À la maison de quartier de la Madeleine, 24 avenue des comptoirs

Les associations OSONS! et ADN prennent l’initiative de parler

des 31ème et 32ème modifications du PLU.