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Notre engagement n’attend pas les élections!

Le Pays Malouin a publié le 5 janvier un article sur les élections à Saint-Malo dans lequel il émet l’hypothèse d’une candidature représentant l’association OSONS ! pour les élections législatives 2017.

Il est temps pour le journal de mettre à jour ses informations. Contrairement à ce qu’il écrit, OSONS!  n’est pas née, après les municipales, du Front de Gauche mais d’une entente bien plus large, plus de la moitié des membres n’étaient pas adhérents d’une organisation politique. D’autre part, comme les départementales et les régionales, les élections nationales se dérouleront sans elle.

Les questions dont s’empare OSONS ! sont la gestion de l’eau, l’air, le logement, le transport, l’immobilier, les espaces publics, l’utilisation de l’argent public, la vente à la découpe des biens de la ville et l’ouverture sur le monde, bref une grande partie de la vie des malouins. Ce sont bien des dossiers « politiques » dans le sens de ce qui a trait au collectif, aux citoyens. Cela ne fait pas d’OSONS ! l’une de ces associations électorales, voire politiciennes que l’on entend qu’à l’occasion des élections.

Acteurs de la vie locale, ses adhérents s’engageront peut-être, ou pas, individuellement en toute liberté et responsabilité pour les législatives. Ils ne sont soumis à aucune allégeance vis-à-vis de l’association, ni à aucune charte sur le plan électoral !

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Faire de 2015 l’année de la révolte pour le collectif et le bien commun.

Les résultats du recensement 2014 consacrent-ils la domination de l’argent-roi sur la ville de Saint Malo ?

Les chiffres du dernier recensement sont encore à la baisse. Ce n’est plus une surprise: plus on construit dans Saint-Malo et moins il y a de malouins. La chute entre 2006 et 2012 est de 5041 habitants. Plus d’un habitant sur neuf a été exclu de Saint –Malo, deuxième ville d’un département qui, lui, en gagne 52.100 et passe le million pour la première fois.

Ce mouvement n’est pas le fruit du hasard. La Chambre Régionale des Comptes a mis en évidence qu’entre 2008 et 2011, 46 logements sociaux ont disparu dans la ville pendant que 942 résidences secondaires ont été construites. Pourtant plus de 60% des malouins ont des revenus inférieurs au seuil d’accès au logement social.

Ce mouvement est possible dans une ville livrée aux promoteurs. En 2010 la défiscalisation pour la construction de logements privés a atteint 16,4 millions d’euros pendant que l’aide au logement social était de 545.000 € (Source DREAL).

La ville est trop chère, la ville exclut, et que fait notre nouvelle majorité municipale?

Elle renforce le mouvement, elle l’accélère. Pendant que ceux qui tiennent l’immobilier et le commerce de la ville s’apprêtent à faire main basse sur ses outils culturels, nos élus votent l’augmentation du prix de l’eau pour les plus modestes.

D’une politique de droite à l’autre, les exclus sont les mêmes et le prochain recensement dévoilera encore une ville qui fait plus de place aux consommateurs qu’aux humains.

En 2015, rejoignez l’association OSONS !