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Clair et net (dédicace à notre député)

 

Montage d’extraits de l’émission « C politique » du 14 avril 2019 (séquence à partir de la 34ème minute), à retrouver en intégralité ici .

Nos gouvernants et nos députés « pro-pesticides », respectables, responsables… sont sollicités par les médias, qui parient sur leur futur, et même dans les manifestations, pour montrer à quel point leurs décisions sont raisonnables, sensées et prises pour le bien de tous.

Mais voilà, il suffit d’un survivant pour que cela dérape.

Paul François, blanc, français, agriculteur et il exagère… il pense au paysan africain qui va « bénéficier du progrès », que lui permet notre député, en recevant les pesticides interdits chez-nous depuis deux générations…

Décidément, les citoyens sont vraiment incorrigibles !

Attention, quand ils disent moins d’impôts, ils pensent à moins de santé, d’éducation, de protection, d’égalité et de justice…

Après le Grand débat, les dernières analyses ressemblent à s’y méprendre à celles qui existaient déjà. Normal pour un gouvernement, souvent incompris, mais si intelligent et qui avait déjà tout prévu… Donc nous rediffusons cette vidéo, pour savoir vers où veulent nous entraîner les premiers de cordées, il suffit de regarder un extrait du dernier film de Michael Moore (un clic sur la photo) :

C’est « l’époque »

Nous y sommes presque, nous avons trouvé l’accord avec la production du film « l’époque », reste celui du Vauban.

Faire passer un film sur « la jeunesse qui ne dort pas » à Saint-Malo, « réserve de vieux blancs » (selon l’expression de l’un de nos adhérents), était indispensable. Certains le regarderont comme un documentaire ethnographique sur une peuplade quasi disparue dans la cité (- 28% de jeunes de moins de 29 ans en 15 ans), d’autres comme un espoir. Dans tous les cas, le film de Matthieu Bareyre, dont la sortie est prévue le 17 avril, ne vous laissera pas indifférent.

OSONS! le cinéma, OSONS! le débat qui suivra la projection.

Un clic pour la bande annonce du film.

 

Les Nielles, l’environnement, c’est ici, maintenant et pour tous !

Y a-t-il une fatalité pour que les espaces publics qui correspondent aux critères du marché immobilier ou de l’industrie touristique subissent leurs règles, que les falaises soient minées, creusées, bétonnées ? Y-a-t-il une fatalité pour que les terrains publics, propriétés du plus pauvre comme du plus riche d’entre nous, soient consacrés exclusivement à l’usage d’autres plus riches ?

En janvier dernier, le dossier, concernant la tour validé et rendu public par le président du tribunal administratif, nous disait le contraire. Il pointait l’absence d’intérêt général du projet, de démocratie et de transparence, « Une telle démarche, volontairement confidentielle, ne permet pas d’évaluer les poids respectifs des intérêts qui sont réellement pris en compte. » (voir ici et ici). Certains se sont émus et ont mis en doute le sérieux et l’indépendance du rapport.

Trois mois plus tard, le couvercle de la marmite s’est mal refermé. De la tambouille municipale, en manque d’épices et d’opposants, surgit la démission de monsieur Lognoné, membre de la majorité, pour nous dire : « Les élections gagnées, nous avons très vite compris que ce ne serait pas cette équipe qui allait décider, mais que toutes les décisions seraient prises par monsieur le maire avec un minimum de débats, de concertations et de prises en considération des avis des conseillers municipaux. ».

C’est le cas pour le dossier de transformation du camping des Nielles en complexe hôtelier 5 étoiles qui devrait être instruit par le conseil municipal, le 4 avril 2019. Comme pour la tour, l’intérêt général est requis et la méthode portée par le couple élus / industriels étonne et interpelle dans ce dossier qui touche au littoral.

Contrairement à ce qu’écrit monsieur Lognoné « En démissionnant du conseil municipal, je retrouve ma liberté d’expression de citoyen malouin », ce qui importe aux citoyens, le 4 avril, c’est que les élus municipaux jouissent du courage de libérer leur expression. Qu’ils votent pour préserver l’environnement, plutôt que pour ce projet au profit du confort d’une petite minorité. Et au-delà qu’ils votent pour que cet environnement ne soit pas confisqué par une minorité, car pour une fois les élus ont le choix, le terrain des Nielles est un terrain public.

Jeudi prochain, 4 avril 2019, vous pouvez décider d’espérer sagesse et courage des élus, mais il faut se souvenir des votes précédents. Par exemple de leur unanimité, minorités et majorité réunies lors des votes du 31 mars 2016 et du 21 septembre 2017, sur le projet d’aménagement des Nielles. Mais vous pouvez également nous rejoindre devant la mairie.

Avec ADN, Osons! appelle les Malouins qui ont récemment marché pour le climat et l’environnement et les autres à se rassembler dans la cour de la mairie, le 4 avril 2019, à partir de 17 h 30 pour dire aux élus « L’environnement, c’est ici, maintenant et pour tous. »


Ouf ! Le gang des z’animaux prend en charge la défense du jardin de la Louisiane

Ils s’étaient déjà manifestés une fois par un collage dans le jardin, mais il faut croire que la surveillance prend une autre dimension dans le jardin de la Louisiane.

Le gang des Z’animaux était en tournée d’inspection de jardin et de production artistique, lorsque nous les avons surpris. Comme la fois précédente, ils ont procédé à un étrange rituel d’affichage sur les murs dont les spécialistes des jardins de culture n’ont pas encore déchiffré tous les codes. Prudents et sensibles aux ondes mauvaises descendues du trust de l’Émeraude, avant de partir, ils ont également désenvouté le maître des arbres, le grand saule qui commençait à pleurer.

Pour voir les traces de leur protection culturelle, vous devez faire vite. Il arrive que de petits hommes verts, capturés par le gang concurrent du Renouveau, assurent la triste tâche de mettre à mort les gris-gris pour effacer toutes traces autres que le béton.
Solidarité avec le gang des z’animaux !

 

 

Les 5 et 6 avril, traversez la rue pour trouver le G7 !

Au début des années 1970, sept pays parmi les plus riches (les États-Unis et ses alliés) étaient confrontés à la fin de la colonisation et à la première crise pétrolière, ils cherchaient à préserver leur emprise sur l’économie mondiale. Depuis 1975, leurs chefs d’État se rencontrent régulièrement pour trouver petits et grands arrangements entre puissances politiques, militaires et économiques. C’est leur prochain rendez-vous que les ministres préparent à Dinard le 5 et le 6 avril 2019.

Même si ces réunions paraissent loin de nous, elles impactent directement notre vie, car c’est le moment où ils se coordonnent sur la façon dont ils souhaitent que tourne le monde. Lorsque vous travaillez, étudiez, achetez votre pain, que vous recevez votre salaire, votre pension ou vos allocations, vous le faites dans un cadre qu’ils imposent ensemble (le capitalisme, l’ultralibéralisme) et que chaque pays organise. À chaque rencontre, il s’agit d’orienter l’économie dans le sens souhaité par des chefs d’État qui selon leur expression « traitent les questions économiques et financières de façon informelle » et surtout sans contrôle.

À quoi cela a-t-il servi, en quarante-cinq ans ? Le monde va-t-il mieux ? Les guerres sont-elles plus rares ? Les richesses mieux partagées ? La planète mieux respectée ? Les trafics en tout genre dont le trafic d’êtres humains ont-ils cessé ? La fraude fiscale a-t-elle disparu ?  

La réponse est non, puisque leur premier but est d’assurer l’accumulation des richesses par une petite partie de la population. Pour cela, ils sont capables de tout. Ils n’ont pas de limites et n’hésitent pas à déclencher des guerres (Irak, Libye…), encourager des conflits religieux ou ethniques (Afghanistan, Rwanda…), développer le pillage de la planète (déforestation, gaz de schiste, mines d’or…) et à répandre la pollution. Ils unissent leurs efforts pour que l’organisation économique du monde dépende de leurs entreprises, de leurs banques et de leur système d’exploitation des hommes et de la planète. Ils s’en assurent quel que soit le prix pour l’environnement et le vivant.

« Tout est marchandise », rien n’échappe à ce principe, nature, service, culture, dont le prix repose d’abord sur les plus faibles. Dans ces conditions, si votre quotidien est jalonné par le manque d’emploi, par le manque de transport collectif, par des services de soins ou d’enseignement à deux vitesses, par une diminution des retraites et l’augmentation de l’âge pour y parvenir, par l’air qui pue et les algues vertes, ne vous étonnez pas. Ils en sont les premiers décideurs, donc les premiers responsables.

Les 5 et 6 avril prochain, il suffira de traverser la rue (ou la Rance) pour trouver leurs ministres coresponsables de l’état de la planète, c’est l’occasion de leur dire ce que vous pensez de leurs résultats.

À cette occasion, OSONS! appelle toute la population à participer aux diverses manifestations pacifiques qui sont organisées pour faire entendre d’autres voix que celles des banques et d’autres voies que la course à la croissance.

♠ Environnement, climat : que faire de nos élus ? ♠

Lors de la marche pour le climat du 16 mars dernier à Saint-Malo, le député Lurton, à qui le micro a été tendu cette fois encore, s’est fait chahuter à propos du vote d’un texte à l’Assemblée nationale qui fait la part belle aux fabricants de pesticides (voir ici). Il s’attendait à être cueilli sur le Glyphosate, mais le renoncement environnemental c’est tous les jours et il a été questionné sur son actualité des dernières 24h.

La veille, un petit nombre de députés (27), encouragés par ceux qui se sont abstenus (7) dont Gilles Lurton, ont modifié les termes d’un article de loi, voté le 30 octobre dernier (le scrutin ici). Cette loi prévoyait ceci :
« Sont interdits à compter du 1er janvier 2022 la production, le stockage et la circulation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l’environnement… »

Moins de six mois après son adoption, l’interdiction a été repoussée à 2025 et accompagnée de mesures dérogatoires.

Comparée aux autorisations d’évacuation des boues rouges en Méditerranée (il y a quelques années), du projet de mine d’or en Guyane, de la suppression des enquêtes publiques pour certaines questions environnementales, cette affaire aurait pu passer inaperçue. Nous avons décidé d’y revenir, car ce vote et son contexte nous en disent beaucoup sur la fiabilité des engagements environnementaux de nos élus.

Les méandres de l’état de droit

Il faut avoir, comme nous, mauvais esprit pour relever le premier enseignement de ces textes. Ils sont la confirmation que des produits, qui ne peuvent être vendus pour une utilisation en France, parce que potentiellement nocifs ou dangereux, peuvent y être fabriqués, stockés et mis en circulation. C’est le laxisme ordinaire d’un État, qui règlemente et contrôle de plus en plus les citoyens (manifestants, demandeurs d’emploi, allocataires des minimas sociaux), mais laisse les entreprises fabriquer ce type de produit en toute impunité.

L’environnement s’arrête aux frontières

En 1972, le club de Rome signait un rapport intitulé « Halte à la croissance ». Depuis chacun a compris que les atteintes à l’environnement ne s’arrêtent pas aux frontières et qu’elles se conjuguent pour affecter l’ensemble de la planète, son climat et la santé de ses habitants, c’est le B.A.B.A. D’illustres et sérieux prédécesseurs de nos députés actuels ont tenté de nous dire le contraire avec le nuage de Tchernobyl, mais désolé, nous savons que cela est faux.

Les députés n’ont même plus l’excuse de l’ignorance. Lorsqu’ils autorisent les entreprises françaises à produire ici et à vendre, essentiellement dans les pays du sud, des produits qui ne respectent pas l’environnement, ils savent ce qu’ils font et que cela nous impactera également.

Et la morale et l’éthique ?

Les produits dont ils est question n’entrent pas sur le marché européen du fait de leur dangerosité potentielles pour la santé humaine.

Si l’environnement ne les préoccupe pas, il était possible qu’au regard de la santé humaine, la morale, l’éthique viennent au secours de nos élus. La règle d’or « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. » est présente dans toutes les cultures, toutes les religions et les assemblées, nées de la Révolution française, y font souvent référence.

Sur le plan de la morale, les élus peuvent-ils décider de risquer la santé des humains ? Et sur le plan éthique, ces produits sont essentiellement destinés aux pays du sud, est-ce un facteur qui facilite cette décision ? Est-il moins grave d’attenter à l’environnement au Sénégal qu’en France ? Faut-il moins protéger la santé d’un Nigérian que celle d’un Français ? La même question s’est posée récemment avec le chlorédone en Martinique et la même réponse y a été apportée, l’impunité. Mais ils sont français, direz-vous, alors peut-être que ce critère n’est pas le bon…

Et l’économie ?

Ces substances sont diffusés pour une production agricole de masse, polluante et de préférence dans des pays à main-d’œuvre sous-payée. En général, elle ne correspond pas aux besoins des pays pauvres, détruit leur propre agriculture et les place sous la domination des grands groupes.

L’eldorado de la consommation se situe chez nous et non chez eux et au final avec l’importation des culture à bas coûts agit autant sur notre santé que sur notre agriculture qui, en principe, n’utilisent pas ce type de produit.

Comment réagir lorsque la majorité des élus nationaux prive le pays de la capacité à interdire cette concurrence toxique, dangereuse et déloyale en signant des accords internationaux (CETA, TAFTA …). Leur prétexte, le commerce international, leur motivation, le profit des plus grandes entreprises, quelles que soient les retombées .

Ainsi, il n’est pas étonnant de retrouver dans la chorale des entreprises qui ont poussé de grands cris lors du vote de la loi en octobre 2018, BASF France, Bayer, Corteva Agriscience, Syngenta France ou De Sangosse, toutes productrices des produits non autorisés, mais vendus à l’étranger.

Indépendance et hypocrisie !

Les grandes entreprises ont réussi, en moins de six mois, à détruire une loi, cela montre à quel point le monde politique est réceptif à leurs arguments, beaucoup plus qu’à ceux des citoyens qui se mobilisent depuis 20 semaines en gilets Jaunes. Mais la personne, qui a interpellé le député malouin, n’a pas eu la possibilité de révéler complètement l’amplitude de leur victoire.

En effet, il ne s’agit pas d’un simple report, car l’éthique défaillante de nos élus se double d’une hypocrisie sans limites. Le nouveau texte prévoit des dérogations au-delà de 2025 sous contrôle du Sénat et de l’Assemblée nationale « Sous réserve du respect du secret des affaires mentionné à l’article L. 151 1 du code de commerce », autrement dit, ils exerceront un contrôle avec les éléments que les entreprises décideront de livrer…

L’emploi : Un chantage ordinaire

Tout cela ne pouvait passer sans un motif sérieux et quoi de plus sérieux que l’emploi ? L’un des arguments est que mille à quatre mille emplois (emplois indirects compris) seraient supprimés en cas de maintien de la loi d’octobre 2018 et aucune étude d’impact préalable n’aurait été réalisée.

Pour nos élus cette réponse suffit, le débat est clos. L’argument est tellement utilisé et depuis si longtemps qu’il ne souffre aucune contestation, surtout lorsqu’il est accompagné d’un prétendu pragmatisme, sous l’impulsion des grandes entreprises. Tout est bon pour résister à toute orientation environnementale de l’économie.

Mais le pragmatisme affiché n’a pas été jusqu’à étudier l’impact sur nos emplois commerciaux, industriels ou agricoles, sur les petites entreprises et les filières locales, de la mise sur le marché de produits à bas coût en concurrence avec des productions locales ?

Pas de filière de recyclage pour les élus !

Loin d’anticiper les questions environnementales, nos élus en sont encore à la ligne Maginot du climat. À défaut de prise de conscience réelle, on pouvait espérer que sur des questions de santé humaine, la morale et l’éthique viendraient à leur secours, mais rien ne semble plus fort que le vent qui souffle de grandes entreprises pour la protection de leurs profits.

En faisant ce type de choix économiques, le gouvernement et nos élus savent qu’ils agissent contre l’environnement et contre le vivant. Ils décident d’apporter une nouvelle contribution de la France à la grande œuvre de destruction de la planète.

Rarement moteur des vrais progrès environnementaux, la majorité des élus actuels en sont souvent les obstacles. Il n’y a pas de filière de recyclage pour ces élus, ils peuvent être remplacés, contournés, ignorés, mais en aucun cas ils ne doivent être le centre d’intérêt de l’insurrection citoyenne nécessaire pour préserver la planète.

YADUSMOG arrive cette semaine !

« La tête dure, elles et ils ont la tête dure, depuis des années on leur dit que tout va bien et ils continuent à nous emm…er avec leurs odeurs. » C’est ce que vous risquez d’entendre dans les jours et les semaines qui viennent à propos de la nouvelle initiative d’OSONS! Et ce ne sont pas les alertes climatiques qui vont nous faire lever le pied.

Après le réseau des Nez malouins, après le formulaire en ligne pour signaler les émanations d’odeurs, après l’édition de la brochure maloNez, OSONS! met à la disposition des citoyens les informations en temps réel sur la quantité de poussière dans l’air de différents quartiers de Saint-Malo. Actuellement, six capteurs de particules fines sont en activité et seront rejoints prochainement par quatre autres.

Extrait de la couverture des capteurs de particules en Europe
un clic pour accéder au site Lufdaten

Issus du travail d’une association citoyenne de Stuttgart, les capteurs de particules fines se développent dans toute l’Europe dans un esprit de partage et de transparence totale. Technologie, logiciel, tutoriel, mode de fabrication, résultats, bref, tout est ouvert pour une mise à disposition des citoyens.

Le territoire allemand est largement couvert par ce type de capteurs et en France, les installations ont également débuté en région parisienne et récemment à Rennes et d’autres villes.

Pourquoi avons-nous décidé de mettre en place ce réseau ?

Parce qu’en plus des odeurs (notre site reste ouvert pour les signalements), il nous semble important de passer à la mesure des quantités de poussière dans l’air. Les mesures auront le mérite d’apporter des informations dont nous ne disposons pas à l’échelle de la ville et pourront être comparées aux données fournies par AIR BREIZH grâce à ses installations placées dans le cimetière de Rocabey. Chacun pourra comparer Saint-Malo aux autres villes, toutes ont le même matériel. Pour ce qui nous concerne c’est un réseau que nous mettons en place et l’observation de pics de poussières localisés à une partie de la ville pourront être détectés.

Couverture actuelle sur Saint-Malo
un clic pour accéder au site de Lufdaten

Quel type de mesures ?

Le terme “PM10 désigne les particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (1 millième de millimètre).
Le terme “PM2,5 désigne les particules dont le diamètre est inférieur à 2.5 micromètres (0.25 millième de millimètre).
Ces particules, selon leur taille, pénètrent dans les bronches, dans les alvéoles pulmonaires et les plus fines peuvent passer directement dans les capillaires sanguins.

La température et l’hygrométrie sont également relevées pour alimenter le contexte de mesure.

À qui destinons-nous ces mesures ?

L’ADN d’OSONS ! c’est de permettre à un maximum de citoyen·ne·s d’être acteurs ou actrices de la vie municipale et de prendre en main les affaires communes. Le contraire de ce qui est proposé, celle ou celui qui vote tous les six ans et qui subit en baissant la tête le reste du temps. Pour cela, l’information doit être à sa disposition, à sa portée et il doit pouvoir trouver les espaces et le soutien collectif nécessaire à son expression. C’est ce à quoi les adhérents d’OSONS! travaillent depuis la création de l’association.

Où et comment accéder aux mesures?

Nous avons la chance que deux partenaires dont les compétences techniques et artistiques se complètent travaillent pour ce projet avec OSONS! et en permettent le développement. Les mesures seront accessibles sur le site d’OSONS!, sous l’onglet YADUSMOG, dans un format spécifique à Saint-Malo, basé sur une carte de Saint-Malo où la taille et la couleur des capteurs évolueront en fonction de la pollution par les poussières. Elles seront également disponibles via INSTAGRAM.

Un développement artistique surprenant

Nos deux partenaires, Pauline et Victor, ont utilisé l’intelligence artificielle pour mettre au point une application sur portable. Cette application permettra, par le biais de la caméra de votre téléphone, de découvrir la quantité de poussière dans l’air, mesurée par le capteur le plus proche de vous dans la ville. En utilisant cette application, l’image des lieux que vous viserez avec la caméra de votre portable sera plus ou moins altérée par l’apparition d’un« smog artistique », proportionnel avec la quantité de poussière.

Alors, YADUSMOG est en développement, et sera à votre disposition dans la semaine, avec toutes ses données et toutes ses informations en ligne. Un bilan sera tiré au second semestre de cette année.

Pour accéder à YADUSMOG

CLIMAT : C’est l’histoire d’une autruche qui prenait le goudron pour du sable

Voici une vidéo de StoryCircus & Premières Lignes qui explique pourquoi résoudre la crise climatique d’aujourd’hui est extrêmement complexe. #MarchePourLeClimat

Débat sur la « transition écologique » du 3 mars 2019 à Saint-Malo : Extraits sonores

Après les débats organisés par OSONS!, puis ceux organisés par les Gilets jaunes, un débat, dont le sujet spécifique était la transition écologique, s’est déroulé le 3 mars, à l’initiative d’un citoyen de Saint-Malo. Nous y étions représentés, voici des extraits sonores de leur travail, montés par le pro du son. Et pour illustration, le questionnaire du Grand débat sur la question : Il brille par son indigence et ses silences plus que coupables.

Lucides et déterminés, le 16 mars 2019, marchons pour le climat !

Il y a quelques mois, OSONS! avait appelé à rejoindre la première marche pour le climat. Actuellement, au plan international, tous les médias soulignent la jeunesse d’une partie des intervenants sur la protection de l’environnement et du climat et une troisième marche se prépare. Cette jeunesse qui interpelle, avec raison, chaque individu sur sa responsabilité, met également en cause les grands pollueurs et leurs soutiens. Va-t-elle faire de même dans chaque territoire, auprès de chaque assemblée de décideurs, afin que celles-ci rendent des comptes sur l’impact de leurs actions sur l’environnement, au-delà des images à la une des rapports institutionnels sur papier glacé ?

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La jeunesse a raison, comme ses parents ou ses grands-parents qui ont défilé, protesté et dénoncé tellement d’abus et de scandales qui font encore l’actualité aujourd’hui. Il faut le dire, non pour flatter ceux qui se sont révoltés ou excuser l’apathie des autres, mais pour expliquer les pièges dans lesquels beaucoup sont tombés.

Quarante ans sur place

Le premier piège a été de prendre pour argent comptant la fable d’une transition écologique et d’une transition économique partageant les mêmes valeurs et cheminant de concert. Quarante ans de ” sur place ” et d’évolutions à minima permettent de constater, qu’en réalité, le seul chemin qui a compté est celui qui protège et fait durer le système sur lequel repose l’économie des pays les plus riches. Un système qui n’évolue que par crises, profitant de chacune d’elles pour opérer un double recul, celui des droits humains et celui de l’impact sur l’environnement.

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Il y a cinquante ans, les premiers pétroliers avaient déjà souillé nos côtes. Il y a quarante ans, les herbicides de SEVESO avaient déjà tué et nous connaissions déjà les dangers du nucléaire, surtout après le 28 mars 1979 et l’accident Three Mile Island. Nous savions tout, mais rien n’a résisté à la course à la consommation qui battait son plein et que rien ne devait troubler. Les seuls progrès réalisés l’ont été parce qu’ils permettaient aux uns ou aux autres, industriels, pays, groupes politiques, de prendre un avantage concurrentiel ou d’accélérer la machine à consommer. Désespérant, mais lucide.

Pour s’en rendre tristement compte, il suffit de voir l’actualité des unes de journaux de l’époque. Cet immobilisme dans un monde qui ” bouge ” est le témoignage de l’impossibilité de réformer un système qui ne repose que sur l’accumulation, par un petit nombre, de richesses arrachées à la nature et au travail de la grande masse des femmes et des hommes.

Ce qui a changé en quarante ans

En revanche, ce qui a changé en quarante ans, c’est la conscience du compte à rebours, de l’échéance. C’est la certitude de l’état d’urgence climatique, résultat de l’addition des atteintes à l’environnement. C’est également la compréhension par beaucoup, à travers le monde, d’un équilibre instable, dont la qualité de l’air, des océans, des modes de consommation ou de production, l’utilisation des énergies fossiles, la déforestation ou l’artificialisation des sols… ne peuvent être traitées en différé et séparément tant ils sont liés.

L’urgence n’a pas la même signification pour tous

Malheureusement, ce qui n’a pas changé, c’est le député qui vote pour le glyphosate à Paris et ” défend ” l’environnement sur son territoire d’élection. C’est la délégation, sans contrôle des décisions, à des élus de toutes couleurs politiques qui participent à l’omerta sur la pollution de l’air ou de l’eau, dès l’instant qu’elles sont locales. Comment être exigeant sur le climat et l’élévation de température, si nous continuons à bétonner les côtes pour des résidences secondaires et des complexes hôteliers ou à construire dans les jardins et espaces verts, poumons de nos villes ? Comment être exigeant, si nous continuons à décharger les chimiquiers au godet, à nettoyer résidus de minerais ou d’urée avec l’eau du port et à garder confidentiel les contrôles des activités polluantes ? Comment être exigeant sur le global, si nous tolérons que l’argent local serve à faire naviguer jusqu’aux Antilles des bateaux-publicités pour la surconsommation, plutôt qu’aux transports collectifs et gratuits, afin de limiter la circulation des voitures sur nos routes ? Comment être exigeant, si le poids financier des changements nécessaires repose en priorité sur les plus pauvres d’entre nous ?

Le 16 mars 2019, OSONS! appelle à se joindre à la marche pour climat
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Alors, pour éviter le second piège, celui de la confiance sans contrôle envers ceux qui décident, il faut marcher le 16 mars. Il faut marcher parce qu’un système, dont la seule règle est l’accumulation des richesses, n’est pas compatible avec la survie de la planète. Il faut marcher parce que la planète n’est pas une marchandise. Il faut marcher parce que le vivant (dont l’humain) n’est pas une marchandise. Il faut marcher et exiger les changements locaux qui font partie du changement global. Il faut marcher pour ne pas laisser 1% des humains maîtriser l’horloge de la planète.


Les débats organisés par les Gilets jaunes comme si vous y étiez !

Les Gilets jaunes de Saint-Malo ont donné la parole aux citoyens lors des deux débats organisés le 19 et 22 février 2019. Vous pouvez les entendre ici…

Vivre et non pas survivre
Merci à mes enfants
Une intervention sur la suppression de la taxe d’habitation.
En 2013, les riches n’étaient pas plus taxés qu’en 1940 (estampillé OSONS!)
Pas le temps d’attendre
Entraide, empathie, éducation
Transport et eau (estampillé OSONS!)
Le chômage de longue durée tue
Vote blanc
À ces niveaux de revenus comment on vit ?
Antisémitisme 1
Antisémitisme déclaration

Restitution sonore de la partie « forum » du Grand débat organisé par OSONS! le 1er février 2019

Ces extraits sonores sont issus de la première partie du 1er Grand Débat à Saint-Malo.

23 témoignages du forum, enregistrés lors du Grand débat, organisé par Osons!, le 1er février 2019
Vous pouvez les écoutez tous ci-dessus ou un par un ci-dessous.
L’indépendance de la Bretagne
La disparition des compétences des communes
Usage des lieux publics et circulation
Il faut reprendre la main
Les comités de vigilance
La grève du 5 février
Soyons constructifs et ne mettons pas tout sur le dos des Gilets jaunes
Indemnisation des blessés par le gouvernement
Qu’ils dégagent tous
Aéroport de Rennes
La Bretagne à la pointe de l’écologie
Président chef des armées
Les morts du chômage
Le RIC
Il faut voter
Rappel sur le droit au travail de 1948
Le fric, le fric, le fric
Garder les riches
Démocratie
L’évasion fiscale
Refonder les pouvoirs
Il faut mettre un gilet jaune
Priorité à l’intérêt général

Pourquoi un atelier sur le foncier solidaire ?

En novembre 2017, le préfet de Région a agréé la société « Foncier Coopératif Malouin » en tant qu’organisme foncier solidaire.

Pourquoi être « vigilant·e·s »

Un clic pour visualiser le flyer

Le logement a toujours constitué l’une des inégalités les plus fortes, y compris dans les sociétés dites « modernes » comme la nôtre. La sauvagerie qui consiste à être privé·e d’un toit ou la crainte de ne pas en disposer, est l’une des craintes les plus fortes pesant sur les individus et les familles.

Lorsqu’il existe une crainte, il existe souvent un marché pour en profiter. Le mécanisme est simple, maîtriser le marché, transformer la crainte en contrainte et vous aurez du pouvoir que vous exercerez sur ceux qui ont besoin d’un logement (dans notre cas). Les puissants l’ont pratiqué de tous temps, en conditionnant le logement à l’obéissance au seigneur, à l’entreprise ou à la société, sans oublier le profit.

Foncier solidaire, de quoi s’agit-il ?

Il s’agit de faciliter l’accession à la propriété des ménages modestes en dissociant la propriété du sol et celle du bâti. Le sol reste la propriété de l’organisme foncier, le propriétaire de la maison dispose d’un bail de 99 ans et peut revendre sous certaines conditions.

Cela existe dans différents pays (USA, Belgique, Royaume-Uni). En France c’est plus rare, il faut remonter avant 1789 pour le meilleur et le pire. Le meilleur, c’était la libre disposition du sol à ceux qui le travaillaient jusqu’aux récoltes. Le pire, c’était l’accaparation des biens par les puissants de l’époque.

Nos questions ?

  • La solution adoptée dans les derniers jours du gouvernement Hollande / Valls va-t-elle rompre avec l’histoire de notre pays ?

  • Le logement est l’une des principales inégalités. Est-ce une solution de mise en sécurité face à la précarité ? 

  • Les puissants d’aujourd’hui, ceux qui contrôlent déjà le foncier malouin, ne vont-ils pas accaparer cet instrument ?

Rendez-vous le 8 mars 2019, à 20h,
à l’Espace Bouvet, dans la salle Surcouf,
pour un nouvel atelier citoyen.

Voir aussi notre premier atelier sur le Foncier Solidaire à Saint-Malo, un bon plan pour qui ?

Débat des Gilets Jaunes : Vive la liberté de conscience !

Déclaration adoptée lors du débat organisé par les Gilets Jaunes de Saint-Malo, en collaboration avec OSONS!, le 19 février 2019.

Nous, citoyens assemblés le 19 février 2019 pour le débat organisé par les Gilets Jaunes, condamnons tout acte antisémite, raciste ou attentatoire à la liberté de conscience.

Nous refusons toute manipulation qui consiste à imputer au mouvement des Gilets Jaunes des actes de cette nature.

Le mouvement des Gilets Jaunes est d’abord fait de fraternité.

Une semaine d’enfer

Une semaine d’enfer

Débats avec les Gilets Jaunes

À la suite du débat, organisé par OSONS!, les gilets jaunes de Saint-Malo ont souhaité organiser deux débats sous leur pilotage.
C’est la semaine prochaine, Salle de la Guymauvière, les 19 et 22 février 2019 .

Osons! soutient cette initiative qui prendra un tour original, le 22 février 2019, avec une conférence gesticulée. Le conférencier, Philippe Cormont, nous expliquera, à sa manière, mêlant pédagogie et humour, qui sont les experts économiques qui passent leur temps à parler d’efforts pour les uns, tout en aidant les plus riches à se remplir les poches.

Marche pour le jardin de la Louisiane

Les défenseurs du jardin de la Louisiane ne baissent pas les bras. Le samedi 23 février 2019, une réunion et une marche sont organisées dans le quartier de la Découverte. Le rendez-vous est fixé dans la salle de quartier 13 bis rue du Pérou à 10h, la marche dans le quartier débutera à 11h et se terminera par le pot de l’amitié à 12h.

Venez nombreux !

♠ Grand débat : Une première à renouveler ♠

Vendredi soir, le 1er février 2019, la salle était comble et les échanges ont été nombreux. Comme annoncé, la soirée a débuté par un forum durant lequel une quarantaine de personnes ont pris la parole…Une restitution sonore de la partie « forum » se trouve sous ce lien.

Et voici un bref compte rendu de la soirée qui a été déposé sur le site du Grand débat.

Débutée vers 18h30, la soirée a pris fin vers 23h 00 sans que la fatigue ne gagne les rangs de ceux qui ont participé aux six tables rondes. (fiscalité, emploi, services publics & organisation territoriale, environnement, démocratie, mouvement social). Thèmes qui ont été déterminés en fonction des interventions durant le forum et qui ont tenus les plus déterminés jusqu’aux restitutions à la fin de ce premier grand débat malouin. Les comptes rendus de ces tables rondes se trouvent sous ce lien.

Pari réussi, avec la participation de Gilets jaunes au forum et aux tables rondes pour des échanges inédits à Saint-Malo. Certain·e·s ont même parlé de vrai débat et de vraie concertation ouverte à toutes et tous. Ci-dessous des extraits de la fin du forum…

♠ Grand débat du 1er février 2019 : Comment ça marche ♠

Où et quand ?

  • Salle Surcouf Espace Bouvet, Place Bouvet à Saint-Malo le 1er février 2019
  • Entre 18 h et 23 h
  • Arrivée à toute heure (sans troubler les participant·e·s)

Le cadre :

L’opportunité est celle du grand débat national. Le cadre, les questions, seront celui et celles que fixeront ses participant·e·s.

Les étapes :

18 h à 18 h 30 Accueil Informations et les règles du jeu de la soirée
18 h 30 à 20 h
Forum Tous ensemble et tout sur la situation actuelle
20 h à 20 h 30 Pause salée/sucrée Partage gratuit de ce que chacun apporte
(principe de fonctionnement d’OSONS !)
20 h 30 à 22 h 30 Tables rondes Tables rondes à partir des thèmes exprimés au forum
22 h 30 Restitution 3 minutes pour rapporter la parole et les propositions
23 h  Clôture  

Les règles du jeu :

Pendant le forum les prises de parole seront de 3 mm, en cours de forum la priorité sera donnée à ceux qui ne se seront pas exprimés avant.

Il n’y a pas de questions interdites et personne n’est obligé de répondre à une question.

La démocratie, c’est le débat, pour débattre, il faut écouter, respecter, expliquer, exprimer ses lignes rouges clairement et sans violence.

La démocratie citoyenne, c’est la bienveillance en plus.

Les moyens mis en œuvre :

·     Pour le forum 1 animatrice, 1 animateur et 4 secrétaires

·     Pour chaque table ronde 1 animatrice ou animateur, 1 secrétaire

·     La conférence sera peut-être enregistrée, voire filmée totalement ou partiellement (à confirmer)

Monsieur « Contrepoint »

Sa présentation sera faite lors de la soirée. Monsieur Contrepoint aura pour rôle de nous aider à contextualiser les questions, les relier entre elles ou les séparer, en donner une lecture entre spécialité, décalage et pédagogie. Son expérience des questions et des théories économiques son expérience du monde de l’emploi et de la réinsertion et sa pédagogie dans le domaine de la laïcité seront un appui lors de cette soirée.

Les suites :

Les éléments, propositions et questions seront remontés sur le site du Grand Débat National et publié sur le site d’OSONS! 


♠ Reprenons nos affaires en main ♠

♠ Reprenons nos affaires en main ♠

Il y a quelques jours, la secrétaire d’État chargée du grand débat, Emmanuelle Wargon, était à Saint-Malo. Elle a préféré la compagnie de ses soutiens politiques (voir ici) que l’échange avec certaines associations. Peu importe, on nous entendra tout de même. Nous avons décidé d’organiser nous même un acte du

Nous ne laisserons pas les ministres, préfets ou notables faire la publicité des solutions imposées au Pays pour la protection des plus riches et présenter ensuite la facture aux citoyens.
Nous ferons ce débat à notre façon, en invitant tous ceux qui souhaitent y participer et notamment ceux qui sont en lutte actuellement dans le Pays de Saint-Malo. Les thèmes du débat national et leurs prolongements locaux seront en discussion et en proposition.

Rejoignez-nous pour débattre de citoyen·ne·s à citoyen·ne·s, à la salle Surcouf—Espace Bouvet à Saint-Malo, le vendredi 1er février 2019, à partir de 18h jusque 23h.
Ateliers, débats, pauses et surprises…

Évènement Facebook Grand Débat

Le Sémaphore fait naufrage avec un peu du monde d’avant

Pour une fois, ceux pour qui c’était ” mieux avant ” ont perdu. Avant, quand une petite élite argentée pouvait décider en fonction de ses intérêts, ce qui était bon ou pas. Avant, quand aucune loi, aucune règle n’imposait que l’intérêt général repose également sur la manière dont les citoyens sont associés à ce qui fabrique leur commun. Avant, quand le fait d’être dans des associations différentes engendrait la concurrence et non l’entraide. Avant quand on faisait croire qu’il y avait une opposition municipale (pour rappel les conditions d’approbation du projet en juin 2018, 38 voix POUR, 5 ABSTENTIONS (Mme LE GUILLERM L – Mme LE TALLEC M – M. MARTINI J – M. SITE P -M. PERRIN S).

Dans son rapport d’une cinquantaine de pages, la commissaire enquêtrice pointe, étrille littéralement, non pas le projet, mais la politique de non-concertation des habitants qui empêche l’émergence de l’intérêt général. Elle tacle sévèrement la politique qui conduit à privilégier une procédure qui permet le choix du réalisateur mais pas le contrôle des évolutions du projet.

Nous y reviendrons après analyse, mais en première approche voici les conclusions sur deux pages.

Bonne année monsieur le maire !

Urgence aux urgences

Urgence aux urgences

Ce sujet concerne chaque citoyen. Nous reproduisons dans son intégralité le texte de la pétition présente sur MesOpinions.com. Elle est à signer 

ICI

PERSONNEL ÉPUISÉ

URGENCE AUX URGENCES !!!

Le service des urgences de l’hôpital de SAINT-MALO se mobilise pour vous.

En 2018, 41 000 patients se sont présentés aux urgences pour une capacité d’accueil initialement prévue pour 25 000.

Le service des urgences de l’hôpital de Saint-Malo n’a pas été conçu pour recevoir un tel flux de patients. En effet, depuis 2001, le service d’urgences n’a bénéficié d’aucune amélioration significative au niveau architectural.

L’effectif en personnels n’a pas augmenté pour répondre aux besoins de la population ce qui génère souvent un sentiment d’insécurité et d’insatisfaction tant pour les usagers que pour les soignants.

Le service se retrouve fréquemment dépourvu de son personnel pour des activités annexes ce qui augmente considérablement le temps de prise en charge des patients et accroit des situations d’engorgement, des temps d’attente dans les couloirs, de l’inconfort, des températures des locaux inadaptées, de la chaleur, du bruit. Ces conditions d’accueil et de prise en charge engendrent des situations parfois conflictuelles qui viennent aggraver des conditions de travail déjà difficiles au grand regret des professionnels.

Nous souhaitons que ce service d’urgences puisse vous accueillir de la façon la plus humaine possible, comme vous êtes en droit de l’exiger de la part d’un service public de santé.

Pour ce faire il est indispensable :

  • De recruter des infirmier(e)s, des aides soignant(e)s, des personnels administratifs.
  • De disposer de lits d’hospitalisation pour désengorger les urgences et réduire le temps d’attente.
  • De prévoir des investissements en équipements médicaux et mobiliers.
  • D’installer une climatisation.
  • De réaliser la réfection et l’adaptation des locaux.
  • De sécuriser la zone d’accueil.
  • D’intégrer dans le projet territorial de santé l’agrandissement du service proportionnellement au nombre de passages.

Après avoir alerté la direction à maintes reprises ces dernières années et constatant l’immobilisme, nous n’avons pas d’autre choix aujourd’hui que de nous mettre en grève de façon illimitée et de faire appel à votre soutien en signant notre pétition.

Et si vous vous interrogez encore sur les raisons, la réponse est simple, la médecine, le médicament sont aussi les temples de l’argent fou. Ceci est à lire > ici.

Encore un coup sur les citoyens en difficulté

Quelle est l’utilité pour les médias de titrer régulièrement sur les évolutions du chômage à trois mois ? Derrière un semblant d’information se cachent les pièges d’une communication qui masque la réalité du chômage et ce que subissent ses victimes. Pour notre part, nous publions les chiffres sur des périodes longues et sur les différentes catégories de chômeurs. Chaque citoyen doit pouvoir construire une image réelle du pays sur les vraies tendances plutôt que sur des phénomènes temporaires. Voici les évolutions et la situation :

Dans la zone d’emploi de Saint-Malo, l’évolution du nombre de chômeurs est présentée ci-dessous.

Source D.A.R.E.S

La répartition des demandeurs d’emploi par âge et par sexe, au 1er octobre 2018, était la suivante :

Lecture: les femmes de – de 25ans (en vert) sont 530 soit 14% des femmes des catégories A.B.C
Source D.A.R.E.S

Les gouvernements ont décidé que la différence de niveau de vie entre travailleurs et privés d’emploi devait être plus visible. Pour cela la succession de petites phrases de nos responsables gouvernementaux, en particulier de ceux qui sont au pouvoir actuellement, participe à la construction du mythe du chômeur fraudeur. L’image d’une vie dans laquelle il suffirait de traverser la rue pour trouver un emploi est patiemment construite et ancrée dans la tête des travailleurs pauvres, et donc que si l’Autre est au chômage, c’est qu’il en profite et qu’il a les moyens.

Accroché à la protection des plus riches, le gouvernement ne prend pas en compte les chiffres fournis par ses propres services. Ils sait pourtant que 50.6% des chômeurs seraient sous le seuil de pauvreté sans les transferts sociaux qui permettent de baisser ce taux de 13 points (Minima sociaux et prestations sociales > édition 2018 > DREES). Il sait également qu’il a affaire à une population peu organisée qui reste à 37% sous ce fameux seuil et, pour le coup, il n’hésite plus à cogner.

Depuis le 30 décembre 2018, la référence au salaire antérieurement perçu, qui servait jusqu’ici de critère pour déterminer l’« offre raisonnable d’emploi », est abrogée. En cas de refus successifs des « offres raisonnables » nouvelle formule, la loi prévoit la suppression d’un mois ou plus d’allocation, et non plus seulement sa suspension.

Sachant que le nombre de chômeurs indemnisés qui ne se rend pas régulièrement à un rendez-vous est inférieur à 4% (source syndicale), le gouvernement décide quand même d’accentuer leur précarisation. Même si au passage cela permet de rogner sur les allocations de cette petite partie des chômeurs, le but réel n’est pas de toucher ces ‘4%’. Le but est de jouer sur la peur de l’ensemble des demandeurs d’emploi pour leur imposer d’accepter des emplois quelles que soient les conditions salariales.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est ANPE-1024x579.png.
Devant Pôle Emploi cette semaine

Cette semaine nous étions à nouveau aux côtés du collectif « Chômeurs & précaires Ensembles solidaires », qui avait également l’appui de gilets jaunes, pour dénoncer ce mauvais coup porté aux citoyens privés d’emploi. Les demandeurs d’emplois constituent l’une des parties les plus fragiles des citoyens français. Le fait qu’ils constituent une cible privilégiée des loups de Bercy, pour la remise en cause de leurs droits, n’est pas un hasard, ni une nouveauté ( cf. ici ).

Pour en savoir plus :

un article de BASTAMAG

Le décret du 30 décembre

Les éléments sur le site officiel Service public.fr

https://www.bastamag.net/Cela-va-vraiment-etre-tres-violent-des-agents-de-Pole-emploi-reagissent-aux
https://www.bastamag.net/Cela-va-vraiment-etre-tres-violent-des-agents-de-Pole-emploi-reagissent-aux

Stop à la violence ! (Et si nous commencions par la violence sociale.)

Deux nouvelles et une réprimande sont venues ponctuer l’actualité de cette semaine. Trois météorites au milieu des unes consacrées à la violence et aux postures martiales de quelques ministres. Ces météorites en disent long sur la violence sociale et sur l’hypocrisie.

La première concerne la redistribution record de 57,4 milliards d’euros de dividende aux actionnaires « un chiffre jamais atteint depuis dix ans ! » commentent les journalistes enthousiastes qui font les pages économiques de la plupart des médias. C’est le résultat d’une année 2017, durant laquelle les entreprises du CAC 40 ont fait 92 milliards d’euros de bénéfice. Un tiers serait redistribué par Total, BNP PARIBAS et SANOFI, une entreprise qui ne paie pas d’impôts en France et profite du CICE, une banque renflouée en 2008 et un laboratoire qui tire ses plus-values de nos remboursements de médicaments.

Dans les 57,4 milliards d’euros, versés aux actionnaires, il y a l’effet des 20 milliards de CICE. Versés par l’État, grâce aux impôts et taxes que nous payons, ce sont ceux qui manquent dans les hôpitaux, les E.P.A.D. et tant d’autres endroits. Du coup, nous avons cru bon d’examiner les effets de cette aubaine sur deux aspects, nous disant qu’une « bonne nouvelle » n’arrive jamais seule.

L’avenir de l’économie repose en grande partie sur les investissements réalisés pour adapter les entreprises aux conditions de production. Pour vérifier que cette super rémunération des actionnaires s’accompagne d’un investissement conséquent, nous avons consulté les chiffres de l’INSEE.

Visiblement les chiffres qui viennent de paraître pour une partie de l’industrie ne sortent pas de l’ordinaire.

Alors servent-ils à l’emploi ?

Là encore, les chiffres du ministère du Travail (D.A.R.E.S.) ne sont pas marqués par cette année record qui comme les autres est celle de la progression du chômage.

Ni les milliards du CICE, ni les bénéfices records ne semblent renforcer l’investissement ou la baisse du chômage, seuls les dividendes versés aux actionnaires battent des records.

Notre président a visiblement fait le même constat. Écœuré par une telle nouvelle dans une période qui voit tant de Français en difficulté, cette semaine, il a cru bon de rappeler vertement aux bénéficiaires de notre système que « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté».

Preuve de son indignation jupitérienne et de son rapport au peuple, puisque le CICE ne sert pas aux citoyens, il maintient le doublement des 20 milliards de CICE pour 2019.

Mais il faut excuser cette apparente confusion et cette quasi injure de notre président à l’endroit d’une partie des Français ( pas celle du CICE ). Il a découvert cette semaine que Carlos Ghosn, celui avec qui il donnait des cours sur les droits et les devoirs des citoyens en visitant les usines Renault, était un exilé fiscal aux Pays-Bas. Enfin, il a découvert que désormais l’État va avoir plus de mal à protéger le toujours patron de Renault.

 Nous aurions pu ajouter à cet article les déclarations du ministre de l’Éducation qui songe à bannir du droit aux allocations familiales les ménages dont les enfants sont violents. Nous ne l’avons pas fait, dans ce cas le traitement décalé n’était plus possible devant cette avalanche de violence sociale qui montre que décidément, derrière l’hypocrisie de la « modernité » se cache le Moyen Âge*.

*Le bannissement a été utilisé au Moyen Âge, en Italie, pour les débiteurs insolvables. Il est également attesté dans plusieurs villes du nord de la France, comme Saint-Quentin et Valenciennes, et plus largement en Europe. Le bannissement politique a été utilisé pendant le régime militaire du Brésil (1964-1985) à l’encontre des dissidents politiques coupables d’actes violents.

Cahier de doléances : Liberté, égalité et fraternité doivent sortir de vos stylos

Plus d’un mois après la mise en place des cahiers de doléances dans un nombre conséquent de mairies, la ville de Saint-Malo met, enfin, le sien à la disposition de la population.

Dans la ville, c’est le premier geste concret permettant l’expression du mécontentement. Si l’on juge par les dizaines de kilos de pain, de café, de gâteaux, de viande et les milliers de gestes de soutien que la population a adressés à ceux qui ont revêtu le gilet jaune, la marmite sociale explose et la prise en compte du ras-le-bol des inégalités et du mépris est plus qu’urgente.

Mais !

« En même temps », comme dirait le président Macron, ce retard n’est pas étonnant, le pays et la ville de Saint-Malo semblent avoir la même trajectoire.:

  • L’une comme l’autre sont pilotées par des hommes qui ont « dégagé » celui qui les avait introduits dans les sphères du pouvoir.
  • Leurs politiques, à une échelle différente, sont celles d’une partie des plus riches qui font clan autour des décideurs.
  • Dans l’une comme dans l’autre, les règles qui déplaisent à cette partie de la population sont adaptées en leur faveur. En France on revoit les règles de la fiscalité (l’ISF), à Saint-Malo les règles de l’urbanisme (la Tour et les Nielles).

Et si l’on se risque à comparer les rapports entre ces pouvoirs et la population on constate bien vite que la com’ l’emporte sur le reste. Les ressemblances sont nombreuses entre Jupiter et Neptune (Non, non pas Poséidon)[1].


[1] À l’origine, Neptune est un dieu latin, celui des eaux douces, Mais c’est seulement à partir de l’époque des guerres puniques (264-146 av. J.-C.) que les Romains démontrent leur supériorité navale et assimilent Neptune au dieu grec Poséidon.

Un seul lieu et loin de mes yeux !

C’est en substance ce que semble signifier cette décision. Dans les villages, les bourgs, les cahiers de doléances sont présents à la mairie, point central de la vie publique. À Saint-Malo, le seul cahier de doléances, ouvert pour toute la ville, est au guichet des associations ! Pour quelles raisons ?

Le côté pratique semble évoqué, il est plus facile de se garer à la Découverte qu’à Intra. Mais, si l’objectif est vraiment de donner la parole aux citoyens, c’est à la mairie, dans les mairies annexes de Saint-Servan et de Paramé et au guichet des associations que des cahiers doivent être ouverts. Peut-être même ailleurs, si les conditions le permettent. À juger de l’installation au guichet des associations, 2 à 3 m² suffisent, pourquoi ne pas utiliser également le hall de la préfecture, l’État a-t-il encore quelques responsabilités ?

Pour quels sujets ?

Les sujets et l’expression sont libres. Et puisqu’ils sont libres, ils peuvent permettre également d’exprimer le ras-le-bol du mépris local qui conduit à détruire le jardin de la Louisiane dans un quartier dont 73% des logements sont des H.L.M. et 90% dans des immeubles collectifs. Ils peuvent permettre d’exprimer le dégoût face à des élus qui parlent de développement durable, tout en construisant dans des zones humides ou sans respect du littoral (Rotheneuf et les Nielles). Ils peuvent également rappeler que 2 millions de dépenses pour le voyage de quelques skippers en Guadeloupe, c’est plus d’un an de transport gratuit pour 80 000 habitants du Pays de Saint-Malo. Ils peuvent enfin servir à dénoncer l’austérité locale et nationale et leur bilan pour les usagers et les agents dans les services publics, de la mairie à l’hôpital, des services aux personnes âgées à ceux consacrés à l’enfance. Bref, un bilan humain catastrophique au niveau du pays dont la ville devient l’un des laboratoires.

Pour quoi faire ?

Nous n’avons pas beaucoup d’illusion. Mais il faut se souvenir que les cahiers de doléances n’étaient, à l’origine, qu’un vieil outil de l’ancien régime dont pouvaient également se servir les nobles et les religieux. Pour autant, ils contenaient déjà des éléments très en avance, comme des plaintes contre la pollution[2]. Les puissants ont oublié que ces cahiers ont abouti à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui place la résistance à l’oppression dans nos droits imprescriptibles au même titre que la liberté, la propriété et la sûreté. Il faut se souvenir que les cahiers de doléances doivent être utilisés pour favoriser l’humain, résidents ou pas, de toutes nationalités et toutes croyances, plutôt que le profit.


[2] « La Contamination du monde. Une histoire des pollutions à l’âge industriel » Les universitaires François Jarrige et Thomas Le Roux relèvent que dans le cahier de doléances de Daspich et Ebange, les habitants se plaignent de la forte pollution du ruisseau de Fenche, infecté « par le mélange de cette eau trouble, jaune et remplie de rouille de fer au point que même les jardiniers ne peuvent en arroser leurs jardins ».

C’est dans cet esprit, qui est celui de la charte d’Osons!, que nous appelons à aller les remplir pour dénoncer les injustices nationales comme locales.

Rêves de salauds (4)

Relire l’intro ici

Troisième fable : Générosité pour les autres ou générosité payée par les autres ?

Différents articles ont récemment été publiés sur la baisse des dons et la « générosité » des Français qui ne résisterait pas à la fin de l’ISF. Les auteurs n’ont pas pris le même angle de vue que nous sur le sujet « générosité », mais ces articles ont le mérite de nous inciter à le traiter en deux parties. Voici la première.

Source Fondation de France

Selon une évaluation de la Fondation de France, réalisée à l’aide des chiffres de la Direction générale des impôts, les dons représente 7.5 milliards d’euros en 2015. Cette année-là :

  • 2,62 milliards sont des dons de 5,7 millions de foyers qui récupèrent ensuite 66% des sommes versées par une baisse d’impôts sur le revenu (avec un plafond annuel, mais la possibilité de répartir sur cinq ans) ;
  • 2,46 millions d’euros sont des dons de 49 000 foyers qui récupèrent ensuite 75% des sommes versées par une baisse de leur ISF (transformé en IFI).
  • Et la même année, 952 millions d’euros ont été déduits de l’impôt sur les sociétés pour les dons des entreprises.

Potentiellement, c’est plus de 2.8 milliards de déduction d’impôt qui sont compensés par l’ensemble des Français dont le niveau de prélèvement augmente d’autant.

Les alertes actuelles portent sur les 49 000 foyers (sur les 350 000 anciens assujettis à l’ISF) qui faisaient des dons. Désormais la moitié d’entre eux échappe à l’I.F.I. et alors qu’ils ne paient plus d’impôts de solidarité, les dons ont diminué dans la même proportion. Une diminution édifiante sur la motivation de cette générosité des plus riches et l’usage de ces niches fiscales. Lorsque leurs dons ne sont pas couverts à 75% par l’ensemble des contribuables, ils disparaissent. Même ceux qui vont par conservatisme vers les religions ne pèsent que peu devant le dieu ” pognon “.

Lecture: Les foyers les plus riches privilégient toujours le dispositif qui assure le plus fort taux de défiscalisation. (en gris)

Des déductions à la limite de la constitution et de la légitimité

Les dons directs à l’Église catholique (hors associations catholiques) s’élèvent à près de 630 millions d’euros, en 2015, dont environ 40 % font potentiellement l’objet de 166 millions de déduction fiscale. Étonnant, malgré l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte… », l’État finance les cultes par voie détournée en accordant des déductions fiscales qu’il a l’obligation de compenser par l’augmentation des prélèvements qu’il réalise sur nous tous, croyants, athées ou agnostiques.

Le financement des partis politiques : La loi organise le financement des partis politiques en fonction de leur représentativité à hauteur de 63 millions d’euros chaque année (hors salaires des députés et des sénateurs). Cela concerne une douzaine de partis politiques. Parallèlement, entre 2013 et 2016, les partis politiques ont reçu une moyenne de 100 millions d’euros de dons. Potentiellement cela représente 66 millions d’euros de défiscalisation. Pour quelle raison ? Il ne s’agit pas cette fois de représentativité sachant que les dix partis les plus importants ne captent que 57,4% des dons des particuliers. Le reste est capté par de nombreux micropartis et autres (431 dénombrés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques), la plupart inconnus et passerelles vers des rentes de situation, mais apparemment très lucratifs et très protégés.

Puisque le gouvernement cherche des économies et que les ” libérés de l’ISF ” ne proposent rien, les simples citoyens, qui paient les prélèvements dont la TVA, peuvent éventuellement lui donner des idées…

À tous les 👉🏽 Rêves de salauds

Rêves de salauds (3)

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Troisième fable : On donne un pognon de dingue aux français.

Cette expression « pognon de dingue », utilisée par  E. Macron, a marqué les esprits. Pour OSONS!, association citoyenne, attachée à ce que l’on appelle « bien commun », la remarque qui vient spontanément à l’esprit est toute simple : Il parle de notre argent à tous comme si c’était celui d’un petit groupe d’actionnaires.

Cette réaction, en relation avec la redistribution des richesses, vient de loin. Elle vient du principe de propriété sociale, en gestation dès la fin du XVIIIe siècle. Elle consistera, un siècle plus tard, à mettre à la disposition de tout citoyen un droit d’accès à des biens et à des services collectifs à finalité sociale et financés par l’effort collectif. Même les plus pauvres devenaient « propriétaires » d’un type de ressources particulier, à défaut de patrimoine privé.

Cette propriété sociale est très majoritairement (73%) financée par les cotisations sociales, CSG, T.V.A, auxquelles chacun est soumis. Contrairement à ce qu’on rabâche souvent, au regard de l’impact de l’impact des prélèvements, il n’est pas nécessaire d’être soumis à l’impôt sur le revenu pour avoir une conscience claire de sa propre citoyenneté sociale. Car si ces impôts et taxes reposent sur tous et que leurs pourcentages sont les mêmes pour tous les niveaux de revenu (partiellement pour la CSG), ils n’ont pas le même impact selon les revenus. Le taux d’effort demandé aux plus pauvres est plus de deux fois supérieur à celui demandé aux plus riches.

LECTURE: les 10% les plus pauvres (décile 1) paient 1.888 € de charge qui représentent 17% de leurs revenus, les 10% les plus riches 4.606 € (8% de leurs revenus)

On en parle si peu, qu’il faut exhumer des données de l’INSÉE de 2001, dont on sait aujourd’hui qu’elles se sont largement aggravées. L’impact amplifié pour les plus pauvres n’est accepté qu’à la condition de la production de services collectifs et de droits dont l’État est le garant.

Ce presque deal n’est pas un cadeau, il est en place depuis le développement de l’industrialisation et la peur des plus riches de voir « l’installation au cœur de la société de ces masses misérables, asociales et menaçantes : classes laborieuses, classes dangereuses risquent de devenir quasi-synonymes »*. Les salarié(e)s travaillent pour eux-mêmes et pour leurs proches qui sont aussi des ayants droit. Par leur contribution aux prélèvements, notamment le salaire indirect (les cotisations salariales), part du salaire finançant la protection sociale, ils apportent une sécurité et une moindre précarité à toute une partie de la population.

* La propriété sociale : émergence, transformations et remise en cause. Par Robert Castel août/sept. 2008 ESPRIT

“On” ne donne rien aux français. Ils le financent par leur travail, leur productivité et l’intelligence collective qu’ils ont développé pour vivre ensemble. Mais l’équilibre est fragile. Ce que la vulgarité des puissants appelle l’effet du « pognon de dingue » ressemble de moins en moins à de la sécurité et de plus en plus à de la précarité. Les racailles, les sans-dents, ceux que l’on ne voit pas dans une gare et dont la cantine sert des repas pour moins de deux cents euros, commencent à faire rimer “laborieuse et dangereuse”.

Selon la Direction de la Recherche des études de l’évaluation et des statistiques (DREES), en 2014, 14,1 % de la population de France métropolitaine, soit 8,8 millions de personnes, vivent sous le seuil de pauvreté monétaire fixé à 60 % du niveau de vie médian, soit un revenu disponible du ménage inférieur à 1 008 € par mois et par unité de consommation (UC). La moitié de ces personnes vivent avec moins de 805 € par mois. L’intensité de la pauvreté, c’est-à-dire l’écart relatif entre le niveau de vie médian des personnes pauvres et le seuil de pauvreté, s’élève ainsi à 20,1 % en 2014.

LECTURE : Avant redistribution via les différentes aides, 24,2% des personnes seules sont sous le seuil de pauvreté, après redistribution il en reste 16% .

Quatre ans après cet état des lieux, l’apparition des gilets jaunes est-elle le signal que le deal est rompu ? Que l’illusion de sécurité se brise devant une précarité que les puissants veulent pour norme ?

À suivre 👉🏽 Rêves de salauds (4)

À tous les 👉🏽 Rêves de salauds

Ordures ménagères : l’étau se resserre autour de l’agglo ?

Ordures ménagères : l’étau se resserre autour de l’agglo ?

Le comité FLOURIE-MALOPLEINSUD, association du quartier de La Flourie, réalise, depuis 2016, un travail sur la tarification des ordures ménagères. Elle nous a communiqué un courrier  nous indiquant que Saint-Malo Agglomération “ne bénéficiant plus de l’accord tacite de l’administration fiscale (organisme collecteur de la taxe) et ayant enfin pris conscience de l’illégalité de ses choix, va modifier en baisse, selon ses dires, la Taxe d’enlèvement ordures ménagères. (TEOM) pour 2019.
Contrairement aux affirmations de SMA, la législation n’a pas changé. C’est contrainte et forcée, suite à notre action qui a mis en évidence ses agissements illégaux, que SMA se voit obligée de modifier les modalités de mise en œuvre de la TEOM pour 2019. Les chiffres sont accablants. ( Près de 17 Millions d’euros indûment perçus entre 2014 et 2017) + ceux  de l’année 2018! “.

Selon l’association, qui se réserve le droit de recours juridiques, vous avez la possibilité de faire des demandes de remboursement dont les délais ou modalités varient selon les années 2016, 2017 et 2018.

Le contact est malopleinsud@gmail.com

Rêves de salauds (2)

Rêves de salauds (2)

Relire l’intro ici

Seconde fable : Il y a ceux qui paient l’impôt et ceux qui en profitent.


La réalité est assez différente.

En premier lieu, les impôts sur le revenu ne représentent qu’une faible part des prélèvements (7%). Cette faiblesse, qui ne permet pas de contribuer suffisamment à la redistribution des richesses, est compensée par le niveau excessif des prélèvements proportionnels (T.V.A., …) qui reposent sur tous.

En second lieu, en 2016, parmi ceux dont les revenus sont supérieurs à 50 000€, 206 271 ménages ont échappé à l’impôt. On peut supposer qu’ils ont profité à plein des 474 niches fiscales ou sociales. Mais étrangement, jamais ceux-ci ne sont considérés comme des profiteurs.

Si les impôts sur le revenu, cette faible partie des prélèvements, sont souvent évoqués, ce n’est pas anodin. Cela permet de mettre en avant le seul aspect (avec l’impôt sur la fortune) pour lequel les plus riches semblent faire un effort plus important que les autres.

Certains médias ne manquent pas de souligner que les ménages les 10% les plus riches paient 70% de l’impôt sur le revenu (soit 4,9% de l’ensemble des prélèvements). En général, ils oublient de préciser qu’après impôts, ils restent destinataires de 21,23% du revenu disponible, alors que les privilégiés de l’étage du dessous, les 10% des ménages les plus pauvres, se partagent 4,62% de ce même revenu, après prestations sociales…

Dans ce domaine également, le vocabulaire des plus riches l’a emporté (pour l’instant). Il masque 100 milliards de niches fiscales, de 60 à 130 milliards d’évasion fiscale et 48 milliards de fraudes à la T.V.A. qui profitent exclusivement aux ménages les plus riches. Ces niches et ses fraudes sont compensées, elles aussi, par le niveau excessif des prélèvements proportionnels qui reposent sur tous et par la recherche d’économie sur les services publics ou les prestations sociales (A.P.L, .…).

C’est à ce prix (pour les plus modestes) et depuis des dizaines d’années que les gouvernements sécurisent l’argent des plus riches. Et encore, on ne parle pas ici des 1% les plus riches à qui semble dédier l’appareil d’État depuis l’élection d’E.Macron.

À suivre 👉🏽 Rêves de salauds (3)

À tous les 👉🏽 Rêves de salauds

Rêves de salauds (1)

Rêves de salauds (1)

Relire l’intro ici

Première fable : La France serait divisée en deux, ceux qui paient l’impôt et les autres.


Depuis des années, avec des titres comme « Seuls 43% des Français paient l’impôt » ou « 10% des Français paient 70% de l’impôt », la presse, les experts et la majorité des politiques construisent une réalité de comptoir, reprise partout en France.

Nous avons réalisé cette illustration à partir de calculs de l’observatoire des inégalités et des données 2017 de l’Assemblée nationale. Il présente les 1038 milliards d’euros de prélèvement de l’année 2017.

Source : Calculs de l’Observatoire des inégalités, d’après Assemblée nationale. Données 2017

  • La première observation est que les prélèvements proportionnels, c’est-à-dire ceux qui ne réduisent pas la différence de revenu entre les uns et les autres, représentent 72,9% du total (757 milliards).
  • La seconde observation est que seuls 8,7% des prélèvements (90 milliards, dont 73 milliards d’impôts sur le revenu sont progressifs) ont effectivement un rôle dans le rétablissement d’un équilibre entre les revenus des uns et des autres.
  • La troisième observation est que les prélèvements qui concernent tout le monde (CSG, T.V.A. et taxe sur les carburants) représentent 307 milliards, soit 30% de l’ensemble des prélèvements. Ils sont 4,2 fois plus importants que les impôts sur le revenu qui ne représentent que 73 milliards, soit 7%.

La fable des Français qui ne paient pas d’impôts est fausse bien sûr, tous contribuent au minimum à 30% des prélèvements. Ces 30% sont des prélèvements proportionnels dont on sait que plus le niveau de revenu est faible, plus l’effort pour les payer est important (nous l’avons déjà évoqué ici et ).

À suivre 👉🏽  Rêves de salauds (2)

À tous les 👉🏽  Rêves de salauds

Rêves de salauds (Intro)

Ce titre n’est pas un sommet d’élégance, mais il est venu spontanément à l’écoute ou la lecture du nouveau patron du MEDEF – encore un fils de… Neuilly et de banquier – au sujet de la demande IRRRRResponsable d’augmentation du SMIC, même au MEDEF on considère qu’il lui manque une ‘ fibre sociale ‘…

« Trop de taxes, trop d’impôts, trop de cotisations », poussées comme un cri de ras-le-bol par les uns et de survie par les autres, ces paroles de citoyens ordinaires font clameur. Elles n’ont, pour la grande masse des gens, rien à voir avec le chant permanent de ceux qui rêvent de diminuer les cotisations, qu’ils rebaptisent « coût du travail » dans l’espoir qu’à terme elles disparaissent aussi sûrement que les protections sociales qu’elles permettent.

Et pourtant, les fables, imposées sous l’impulsion partagée d’une grande partie des médias, des pseudo-experts et de la plupart des politiques, sont trop souvent présentes au moment des discussions. La machine à laver le cerveau fait son travail, au point de nous abrutir par son vacarme, ceux qui l’actionnent, partagent le principe « il faut que le peuple soit abruti pour être gouverné » (Le livre du peuple, 1837). Faire le contraire est possible et, sans prétention de brasser l’ensemble du sujet, on peut tenter d’exposer quelques-unes des fables courantes qui se sont imposées. Elles sont regroupées sous le titre ” Rêves du salauds “.

À suivre 👉🏽 Rêves de salauds (1)

À tous les 👉🏽 Rêves des salauds

Nous avons la peau dure !

Nous avons la peau dure !

Inertie et bâillon, la fabrique des statues

C’est le constat de l’assemblée générale d’OSONS! malgré le temps passé à organiser notre défense pour gagner un procès intenté abusivement par le maire de Saint-Malo, jamais OSONS! n’a autant agi sur la ville.
Concert, diffusions, conférences, rassemblements, affiches, flyers et plus de cent vingt articles, analysant, proposant et/ou dénonçant ce qui se passe dans le Pays de Saint-Malo, c’est l’activité d’OSONS! en 2018. De plus en plus, le travail avec les autres associations ou groupes de personnes, ainsi qu’avec des personnes isolées, se développe, s’organise et se concrétise. Du simple sourire amical dans la rue, à l’échange d’informations ou la production de notes et fourniture de documents, les échanges se multiplient.
Depuis quatre ans, notre indépendance dérange, mais elle est la condition des objectifs fixés dans notre charte « toutes celles et ceux qui vivent complètement ou partiellement parmi nous » doivent être « la priorité, le centre de toutes les décisions dans la gestion des affaires du Pays de Saint Malo. Favoriser l’humain plutôt que le profit. ». Chaque jour, les décisions politiques et projets d’un petit nombre de personnes, qui pensent tenir le pays de Saint-Malo sous leur coupe, nous en éloignent si nous ne réagissons pas.
Alors, nous allons continuer et continuer encore. Les Malouins le constatent, il n’y a pas d’opposition municipale face au duo (élus-promoteurs) qui pilote Saint-Malo. Les petits sursauts qui peuvent agiter quelques élus et groupes amorphes depuis presque cinq ans, font rire la ville à l’approche des municipales et démontrent l’importance du rôle des contre-pouvoirs citoyens présents au quotidien.
Pour cela, nous avons décidé de conserver l’indépendance qui nous caractérise par rapport aux pouvoirs politiques locaux, actuels ou à venir, de manière à poursuivre nos actions citoyennes, au-delà de l’échéance électorale municipale de 2020. Lors de ces élections, OSONS! n’entend pas, en tant que telle, porter ou s’engager pour une liste électorale locale ou communautaire.
Nos membres, libres de leurs convictions, pourront s’engager dans le débat politique municipal selon les modalités qui leur conviennent.

Voici notre communiqué :

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De la Découverte à Rothéneuf, il faut une autre pratique du rôle des citoyens

De la Découverte à Rothéneuf, il faut une autre pratique du rôle des citoyens

Vendredi 7 décembre 2018,  Rothéneuf Environnement tenait une réunion publique. Cette jeune association tente de préserver les zones humides de Rothéneuf d’une opération d’urbanisation déclarée d’utilité publique depuis plusieurs années et dont l’objectif est la construction de 800 logements.

Pour comprendre l’impact sur le quartier, on peut rappeler qu’en 2014, il y avait 1970 logements dans le quartier dont

  • 926 résidences principales,
  • 999 résidences secondaires,
  • 45 logements vacants.

L’avancement du dossier a contraint les cofondateurs de l’association à reprendre l’ensemble des documents et procédures. Ils ont suivi le fil, parfois tortueux, qui conduit 300 logements, prévus dans le projet d’aménagement et de développement durable, à se transformer en 800 logements autorisés. L’élu en charge du dossier s’appuie sur une série d’autorisations dont celles de l’État. Une série longue comme le bras, à la mesure de ceux des initiateurs d’un projet dans lequel on retrouve les élus et la SACIB.

Alors que les travaux préliminaires s’engagent, ce projet fait l’objet d’une grande inquiétude. L’impact du nombre de constructions comme leur destination (secondaire ou principale), la destruction de zones humides, la circulation, tout interroge. L’équilibre urbain lui-même est en question alors que des équipements scolaires publics sont vendus dans un quartier que l’on dit vouloir développer notamment par la création de classe (dixit le maire dans la presse, il y a quelques semaines).

Encore une fois dans ce dossier, majorité et opposition minorité confondues ont voté dans le même sens. Et encore une fois, nous affirmons que la consommation des zones humides ne se discute pas, c’est non. C’est non à Rotheneuf comme il y a encore peu, à Notre Dame des Landes.

Les questions posées par ce projet sont légions, mais ce projet est également emblématique d’autre chose.

Il y a trois ans, quelques associations ont fait des remarques et analysé le dossier en profondeur lors des concertations et de l’enquête publique, mais la population ne s’est pas mobilisée. Aujourd’hui, Rothéneuf Environnement subit de plein fouet ce manque de mobilisation qui lui impose d’intervenir très tard pour trouver le chemin de la mise en cause de ce projet.

Pourtant dans ce quartier, le revenu disponible, la part des revenus d’activités non salariées, celles des revenus du patrimoine, les pourcentages de cadre ou d’anciens cadres sont les plus importants de Saint-Malo. Tout indique que les moyens ne manquent pas pour se défendre et le temps ne semble pas un obstacle non plus. Parallèlement les instruments existent pour consulter la population (concertation), pour lui demander son avis (enquête publique). Que se passe t-il ? Pour quelle raison, lorsqu’un un projet est présenté, ces instruments semblent sans effet alors même que la population, en particulier celle de Rothéneuf, peut facilement s’en saisir ?

Une partie de la réponse tient au fait que plus les intérêts sont puissants, moins la volonté politique est de s’appuyer sur la population. Les maîtres d’ouvrage, élus de Saint-Malo en tête, se cantonnent dans l’affirmation de la pertinence de leur projet, les concertations sont vidées de leur sens, transformées en formalités et monologues insipides durant lesquelles il ne s’agit jamais de discuter du sens, de l’utilité, de l’opportunité, du programme, de la forme afin de coconstruire.

L’autre partie de la réponse est la tentative d’élimination de tout contre-pouvoir, par la contrainte, la menace (du tribunal) ou le mépris pendant six ans. C’est une grave atteinte à la démocratie qui a les mêmes effets partout, de la Découverte aux quartiers les plus aisés … .

♠ Une inégalité de plus ne sera jamais une révolte en moins ! ♠

♠ Une inégalité de plus ne sera jamais une révolte en moins ! ♠

« En France, les très riches émettent 40 fois plus de carbone que les pauvres, mais les pauvres paient plus de 4 fois plus de taxe carbone en % de leurs revenus ! ». C’est le constat de JEAN GADREY, le 20/11/2018,  qu’il faut rappeler en ces heures de Gilets Jaunes et de marche pour le climat. (Né en 1943, Jean Gadrey est professeur honoraire d’économie à l’Université Lille 1 et auteur de nombreux ouvrages économiques).

Cette constatation est fondée sur des approches réalisées par Jean Gadrey, mais également sur des études d’autres économistes (Chancel et Piketty) et une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (O.F.C.E.).

Taxe carbone: lecture 1,2,…. 10 sont les français en dix tranches de revenus. Les 10% les plus pauvres ont un surcout en % du revenu 4 fois plus important que les 10% les plus riches

Nous savions déjà que, dans le monde, les 1% des pays riches émettent 2 000 à 3 000 fois plus que les 10 % les plus pauvres des pays les plus pauvres. Évidemment les 1%, dits les premiers de cordée, utilisent les moyens nécessaires pour que rien ne change de leur mode de vie et surtout de leur pouvoir.

Gadrey et les autres mettent en lumière qu’en France la situation est la même, les très riches émettent 40 fois plus de carbone que les pauvres. Mais en plus, ces derniers sont contraints à un taux d’effort en % de leurs revenu  4 fois supérieur en matière de taxe carbone.

« L’ancien monde ne suffisait pas pour nous en faire baver, voilà qu’ils se servent du nouveau pour nous enlever tout espoir. »

C’est la réflexion entendue sur les ronds-points de Saint-Malo, plus profonde et plus sourde que la question des taxes sur le carburant. La meilleure preuve est l’absence d’écho ou d’espoir devant les propositions d’un gouvernement qui cède sur cette question « de façade » faisant mine de ne pas entendre le fond.

Le fond, c’est celui de l’inégalité, mais c’est aussi celui de l’étouffement, de la porte qui se ferme, du « rien ne bougera » ou plutôt « préparons-nous au pire ». Les Français ont hérité d’une mémoire collective, 1789, la révolution industrielle, les grandes guerres. Cette fois encore, le souvenir a réveillé l’intuition que si les plus modestes ne se battent pas lorsque le monde change en profondeur, à la fin, leur seul droit est de reconstruire le confort des élites.

Des révoltes populaires fusent le pire et le meilleur. Et si les chocs sont rudes, il faut bien comprendre que le pire se nourrit de l’absence des uns et du mépris des autres.

Le pays brûle, mais qui a apporté l’essence ?

Le pays brûle, mais qui a apporté l’essence ?

Dans un pays où l’argent manque (pas pour tous), où la dette publique sert de prétexte à l’austérité, les firmes pharmaceutiques sont en excellente santé, tout va bien pour elles.

Rien que durant le second semestre de 2017, l’argent qu’elles ont déclaré consacrer au lobbying autour du médicament en France est de 8,4 millions d’euros. Tout cela c’est grâce au « pognon de dingue » déversé par l’État sur les firmes pharmaceutiques, non pas avec son argent comme le prétend monsieur Macron, mais avec celui de nos cotisations.

Olivier Petitjean, journaliste pour Basta! et l’Observatoire des multinationales, nous apprend (ici) que les dépenses de lobbying ne cessent de croître :

« Sans surprise, sur les 10 premiers laboratoires pharmaceutiques du classement, 7 figurent également dans le top 10 de ceux qui pèsent le plus sur la Sécurité sociale (Sanofi, Bayer, Janssen, Gilead, Abbvie, Roche et MSD). Deux autres (Eli Lilly et Pfizer) les suivent de très près en termes de coûts pour l’assurance maladie. Le dernier est un peu plus inattendu : Alexion, une entreprise de biotechnologie spécialisée dans les maladies rares, et dont le Soliris est l’un des médicaments les plus coûteux actuellement commercialisés en France

Mais visiblement cela ne fait partie que de la face immergée de l’iceberg, les « pharma-papers » sont édifiants sur des millions de conflits d’intérêts potentiels.

Lorsque vous achetez vos médicaments, la Sécurité sociale  rembourse avec vos cotisations une partie des 490 millions d’euros versés par Sanofi aux professionnels de santé, les 142 millions de Novartis, les 103 millions de Bayer. Simon Gouin, également journaliste contributeur aux enquêtes, nous explique (ici) : « Ces sommes sont distribuées aux médecins sous la forme de participation à des colloques, des déjeuners, des hébergements, etc. D’après nos calculs, les oncologues ont ainsi reçu en moyenne 12 989 euros par an, pendant six ans. Parallèlement, les médicaments contre le cancer sont les plus onéreux pour notre système de santé, et de nouveaux médicaments dits innovants font sans cesse leur apparition sur le marché. »

Ces millions d’où sortent-ils, sinon de nos poches ? Et comment est-il encore possible de supporter des hypocrisies comme celle-là ?

Il n’y a pas besoin d’être énarque…

Il n’y a pas besoin d’être énarque…

Pour savoir vers où veulent nous entraîner les premiers de cordées, il suffit de regarder un extrait du dernier film de Michael Moore (un clic sur la photo) :

 

Ou pour sourire quand même des effets de la « crise », une reprise d’Anne Roumanoff, et oui même ici (un clic sur la photo) :

Quand la violence du quotidien l’emporte sur celle de la rue

S’il est une caricature qui frappe juste en ce moment, c’est celle d’un Macron président, grimé en monarque absolu, et contemplant du haut de son trône un peuple turbulent et râleur.

Un monarque, qui comme ses récents prédécesseurs, a oublié que, le 26 août 1789, les représentants du peuple à l’Assemblée nationale constituante ont voté le texte final de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. C’était plus de trois ans avant que la tête du premier des « perruqués » de France ne roule dans un panier d’osier.

À cette époque, point de CICE [1]  inventé sous la présidence Hollande (aller voir quels étaient les ministres de l’époque) et pas plus de « premiers de cordée » ou de baisse de l’ISF [2] en guise de principes fiscaux. Non, juste trente mots pour décrire un principe simple dans l’article 13 de la déclaration :

« Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés. »

Dans cette époque de gilets jaunes et de blocages, il est légitime de se demander ce qu’ils ont fait de ce principe en trente mots ? Un exemple :

Dans le projet de loi de finance pour 2018, les recettes fiscales brutes de l’État étaient réparties selon le schéma ci-contre. Par rapport à 2015, la TVA augmentait de 10 milliards d’euros, l’impôt sur le revenu de 3 milliards et l’impôt sur les sociétés baissait de 8 milliards…

La TVA comme la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits pétroliers) sont des taxes proportionnelles. Ce type de contribution ne change rien aux inégalités, une taxe de 10% sur des revenus annuels de 10.000 € laisse 9.000 € pour vivre. La même taxe sur 50.000 € laisse 45.000 €. Avant et après la taxe, le second revenu est toujours 5 fois supérieur au premier. Il n’y a pas d’effet redistributif et si 9.000 € euros ne permettent pas de vivre, débrouille-toi !

Débrouille-toi, car le taux d’effort est plus important pour les ménages dont les revenus sont les plus modestes.

Source : Insee – Économie et statistique n°413 – 2008 – 2001

La fable de « celui qui ne paie pas l’impôt » est racontée aux adultes ignorants, à qui il est préférable de faire détester le voisin plutôt que le banquier. Nous payons tous la T.V.A. et c’est la ressource principale de l’État.

Non seulement tout le monde paie, mais en plus de manière inéquitable. Plus on est pauvre, plus le poids de la T.V.A. et des taxes sur les produits pétroliers est important.

Au total, le taux d’effort pour la T.V.A. et les taxes sur les produits pétroliers est plus du double pour les 10% des ménages les plus pauvres que pour les 10% les plus riches. Et l’écart s’accentue avec les mesures prises par le gouvernement.

Un autre exemple dont personne ne parle, l’élargissement du « pacte Dutreil» [3]. Il autorise les propriétaires d’entreprise à léguer leurs parts, par donations anticipées ou à leur mort, en étant exonérés de la très grande partie, voire de la totalité, des droits de succession. Passé totalement inaperçu, ce cadeau n’a fait l’objet d’aucun chiffrage précis ; l’élargissement de cette niche fiscale, qui coûte déjà chaque année environ 500 millions d’euros aux finances publiques, représenterait des gains très substantiels pour les bénéficiaires.

Les allégements fiscaux et parafiscaux annuels n’ont cessé de croître, passant de 11 milliards d’euros en 2014 à 34,5 milliards en 2017. Avec 101 milliards d’euros cumulés en quatre ans, l’assistanat aux entreprises, dont profitent surtout les plus grandes, bat tous les records. Une charge écrasante pour la collectivité et surtout pour la partie la plus vulnérable de celle-ci.

Dans ces conditions, comment s’étonner des blocages et des gens dans la rue ? Ils y seront peut-être encore longtemps, car la violence sociale au quotidien est bien pire que celle qui s’exerce contre eux dans la rue. Les tentatives de réduire la réponse à la colère par l’action contre les « casseurs » au nom de l’intérêt de la démocratie, ne fonctionnent pas lorsque les représentants de l’État en ont oublié les plus simples principes de celle-ci.

 


[1] Le CICE : Selon le ministère de l’économie, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) représente une économie d’impôt qui équivaut à 6 % de la masse salariale en 2018 (4 % en 2013, 6 % de 2014 à 2016 et 7 % en 2017), hors salaires supérieurs à 2,5 fois le SMIC. Le CICE permet de diminuer les charges de personnel. Il bénéficie à toutes les entreprises employant des salariés, relevant d’un régime réel d’imposition sur les bénéfices (impôt sur le revenu ou sur les sociétés), quels que soient la forme de l’entreprise (entreprises individuelles et indépendants, sociétés de capitaux, sociétés de personnes…) et le secteur d’activité (agriculture, artisanat, commerce, industrie, services…). Les coopératives ou les organismes HLM sont également éligibles au CICE.  Son objectif affiché était de redonner aux entreprises des marges de manœuvres pour investir, prospecter de nouveaux marchés, innover, favoriser la recherche et l’innovation, recruter, restaurer leur fonds de roulement ou accompagner la transition écologique et énergétique grâce à une baisse du coût du travail. La réalité est qu’il est, surtout aujourd’hui, la possibilité de redonner encore plus de dividendes aux actionnaires.

[2] L’ISF : L’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) est l’ancien impôt sur la fortune (impôt français), payé par les personnes physiques et les couples détenant un patrimoine net, taxable strictement supérieur1 à un certain seuil d’entrée au 1er janvier de l’année considérée. Le seuil d’entrée est de 1,3 million d’euros du 1er janvier 2016 à sa suppression2. Il est remplacé le 1er janvier 2018 par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) par Emmanuel Macron.

[3] Pacte Dutreil Pacte instauré par la loi Dutreil (du nom de M. Renaud Dutreil, alors secrétaire d’État aux petites et moyennes entreprises), ou « loi pour l’initiative économique », du 1er août 2003.

 

Élections des représentants des locataires HLM : La CNL défend le jardin de la Louisiane !

Dans le tumulte général, les élections de représentants des locataires aux conseils d’administration des organismes HLM se préparent en silence. Depuis des années, ce rendez-vous, qui concerne plus de douze millions de locataires et plus de 4,5 millions de logements, passe presque inaperçu. Pourtant, non seulement le logement est la dépense la plus importante dans le budget des ménages modestes, mais en plus les organismes HLM sont les seuls organismes sociaux qui organisent encore la participation directe des habitants.

C’est ce qu’explique Maguy Gaillard, responsable de la CNL 35, lors de la conférence de presse du vendredi 30 novembre 2018. Elle est entourée d’une partie des candidats de la liste de la CNL à l’élection des représentants des locataires d’Émeraude Habitation qui se déroulera le mardi 4 décembre 2018. À Saint-Malo, la CNL propose une liste de huit personnes (4 femmes, 4 hommes), toutes locataires.

Chacune de ces personnes a son vécu de la vie en HLM. Quelquefois les histoires frisent l’absurde, comme celle de locataires d’une maison individuelle, à qui l’Office a demandé d’ôter l’isolation thermique qu’ils avaient fait poser. L’autorisation n’avait pas été demandée pour ces travaux d’amélioration, mais depuis personne n’est venu ré-isoler la maison…

Résolument aux côtés des locataires, la CNL s’engage contre la réduction du parc de logements locatifs et leur vente (malgré les 2000 demandes de logements dans le Pays de Saint-Malo, y compris les mutations) et contre les expulsions qui touchent d’abord la partie la plus vulnérable de la population.

À Saint-Malo, comme à Paris, la Confédération Nationale du Logement est également opposée au projet de construction dans le jardin de la Louisiane. Depuis cet été, la CNL soutient l’association OSONS! et les riverains.

OSONS! encourage les locataires d’Emeraude Habitation à voter pour les candidats des associations qui refusent la destruction du jardin de la Louisiane.

Pour l’instant seuls ceux de la Confédération Nationale du Logement ont fait connaître leur position.

Assemblée générale annuelle d’OSONS!

Assemblée générale annuelle d’OSONS!

2018, une année riche et intense qui nous a vu actives et actifs.

Covoiturage pour le 15 décembre 2018

Une année passée à proposer, réagir et à expliquer que rien ne peut justifier que la vie locale développe les inégalités au lieu de les combattre. Une année à exiger de l’équité et de la transparence dans la ville, quitte à payer le prix d’un procès que nous avons gagné .

L’assemblée générale annuelle d’OSONS! est ouverte à tous, elle se tiendra le 15 décembre 2018, à partir de 17h, à la mairie annexe de PARAMÉ.

Le programme : Bilan de l’activité, bilan financier annuel ; renouvellement du comité d ’animation d’OSONS! ;  fixation du montant de la cotisation 2019

Les questions : Les élections municipales et OSONS! ; les questions des adhérents

Tout le matériel pour l’assemblée générale (ordre du jour, pouvoir…) est ci dessous :

Télécharger (PDF, 1.7MB)

Nos statuts et notre règlement (ici)

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Le Nautilus suite : Battez vous ! Mais en bonne santé

Le Nautilus suite : Battez vous ! Mais en bonne santé

Il y a quelques jours nous avons publié une information à la demande du propriétaire de l’hôtel Le Nautilus (ici).

Comprenant ses vœux de médiatisation, nous ne portions pas d’analyse sur le dossier, nous contentant de vous appeler à vous faire une opinion.

Depuis, nous avons été alertés sur le fait que notre article pouvait être compris comme un encouragement à poursuivre une grève de la faim dont personne ne peut connaître les conséquences humaines. C’est la force de notre association de pouvoir compter sur les interpellations de nos membres ou des Malouins.

Pour lever toute ambiguïté, nous publions ci-dessous le courrier que nous avons adressé à l’adresse du propriétaire de l’hôtel Le Nautilus, qui nous en a chaleureusement remercier. Elle comprend également quelques pistes juridiques sur cette affaire.

Télécharger (PDF, 279KB)

 

Zones humides, c’est même aux infos !

Dans le quartier Rotheneuf, une association vient de se créer pour défendre la zone humide sur laquelle le couple promoteurs/élus veut construire, nous avons récemment publié sa vidéo (ici). Mais les zones humides, pour lesquelles il existe aujourd’hui beaucoup de vulgarisation, semblent, à Rotheneuf, hors du radar de nos bétonneurs. Est-ce faire injure à la précision du radar si nous diffusons ce que tous les français ont pu voir ce jeudi soir,  8 novembre 2018, en regardant les infos du soir sur la France 2 ?

Qui peut imaginer ?

Qui peut imaginer ?

Si OSONS! n’a pas pour objet de s’occuper de tous les problèmes dans Saint-Malo, cette demande a cependant attiré notre attention. En provenance de l’hôtel Le Nautilus, situé dans Intra-Muros, nous avons reçu le message suivant :

Bonjour,

À toutes fins utiles, si vous avez la possibilité de médiatiser mieux que ne le font Ouest-France et Le Télégramme :

Imaginons qu’une demande de permis de construire ait été demandée pour un immeuble qui serait construit à 15 cm des fenêtres de la propriété de monsieur le maire ou d’un élu local. Qui peut imaginer que ce permis de construire aurait été autorisé par le service de l’urbanisme ?!

Bien cordialement “

La missive était accompagnée du double d’un courrier au préfet qui donne le détail de l’affaire, voir ci-dessous.

À vous de vous faire une opinion…

Télécharger (PDF, 658KB)

 

Foncier Solidaire à Saint-Malo, un bon plan pour qui ?

Un clic sur l’affiche pour accéder au flyer

De 2014 au 10 mai 2017, sous les ministères du logement Duflot et Cosse, le dispositif français d’accès à la propriété du logement des ménages modestes a été complété par la possibilité de création d’organismes fonciers solidaires. Les derniers maillons du dispositif sont passés relativement inaperçus, masqués par la période électorale intense que vivait le pays au même moment.

Le 15 juin 2017, à peine un mois après le dernier décret, une société privée était créée dans le but d’obtenir l’agrément en tant qu’organisme foncier. La demande faite le 8 septembre 2017, le préfet de Région a agréé la société «Foncier Coopératif Malouin» le 22 novembre 2017.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit, selon les termes de la loi, de faciliter l’accession à la propriété des ménages modestes en dissociant la propriété du sol et celle du bâti. Le sol est sorti du marché foncier et reste la propriété des organismes fonciers solidaires.

L’idée et la pratique ne sont pas nouvelles dans différents pays (USA, Belgique, Royaume-Uni) et la communication organisée autour  du dispositif français l’a bien évidemment  assimilé à la philosophie des organismes les plus solidaires, les progressistes, mais est-ce bien la réalité ? Selon la réponse, quelles sont les informations à donner aux ménages qui seraient tentés ?

En France (pour le logement), la dissociation du sol et du bâti remonte essentiellement à la période antérieure à 1789. Elle existait pour le meilleur,  c’était la libre disposition du sol à ceux qui le travaillaient jusqu’aux récoltes, et le pire, l’accaparation des biens construits par les puissants de l’époque.

Pour une information critique et citoyenne :

L’immobilier à Saint-Malo est un sujet sensible et OSONS! n’a pas manqué d’interroger la préfecture (9 mars 2018) sur les conditions de cette création expresse et de cet agrément. Nous avons obtenu la communication des pièces essentielles du dossier.

La solution adoptée en France, et particulièrement à Saint-Malo, permet-elle de rompre avec l’histoire de notre pays ?
Développe-t-elle la propriété commune des sols ? Développera-t-elle le respect de l’accédant et sa mise en sécurité face à la précarité ? Les puissants, ceux qui contrôlent déjà le foncier malouin, ne vont-ils pas s’accaparer cet instrument ?

C’est le thème de l’atelier d’urbanisme organisé par OSONS!

Le vendredi 23 novembre 2018 – à 20h – à la

Maison de quartier de Rothéneuf

 

Conférence sur la qualité de l’air : Morceaux choisis

Morceaux choisis de la conférence sur la qualité de l’air. Nous préparons la suite pour une réaction de l’entreprise et des autorités.

Le bon air à Saint-Malo ??

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L’association Rothéneuf Environnement lance une pétition et nous explique la situation sur son secteur

(Pour faire suite à la sollicitation de l’association Rothéneuf Environnement nous reproduisons ici l’intégralité des éléments d’explication du dossier présent  sur le site de change.org. Nous vous invitons à signer cette pétition basée sur une réflexion pleine d’intelligence)

 

Faune, Flore, Zones humides sont indispensables pour maintenir climat/environnement et ont une légitimité d’existence égale à la nôtre. L’urgence écologique demande un effort, une pensée nouvelle ! 14 morts lors des inondations dans l’Aude le 14 octobre 2018. Pourtant les Municipalités persistent en artificialisant les sols sans se soucier de l’avenir !

 

Un geste citoyen aujourd’hui pour la Vie de demain

Signez la pétition pour que le projet d’aménagement de la zone sud de Rothéneuf (800 logements _ quartier de Saint Malo) soit LÉGÈREMENT décalé au Sud, comme suggéré depuis octobre 2015 par l’Autorité Environnementale.

 

Sauvons la Faune, la Flore, la biodiversité et les zones humides de Saint-Malo

Décaler légèrement au sud la construction de ces 800 logements c’est permettre une activité économique et sociale nouvelle à Rotheneuf, permettant aux commerçants de se développer, aux écoles de stabiliser leurs effectifs, aux familles d’accéder à la propriété, aux terrains de gagner en valeur TOUT EN PRÉSERVANT DE LA DESTRUCTION : 29 hectares de zones humides protégées ; 46 espèces animales protégées dont des Renards roux, des Chevreuils, des Lapins de garenne, des Ragondins, des Lézards verts, des Salamandres tachetées, des Grenouilles vertes, des Crapauds épineux, des Tritons palmés et alpestres, des Bruants zizis, des Linottes mélodieuses, des Tariers pâtres, des Cisticoles des joncs, des Rousserolles effarvattes ; 198 espèces florales dont 9 représentants un enjeu patrimonial (listes rouges Régionale, Départementale, Massif Armoricain) ; des Haies bocagères ; des boisements de saules denses ; des peupliers ; des Megaphorbiaies ; des Prairies humides.

 

Une nature jetable

La nature n’est pas une marchandise que l’on détruit et remplace comme bon nous semble. Sans elle nous ne sommes rien ! La compensation en matière de biodiversité a comme conséquence que la protection de l’environnement n’est plus que le sous-produit d’un projet commercial, marginalisant le droit à la vie. Un projet d’urbanisme doit coexister avec la nature, la biodiversité, les zones humides, il ne doit pas les détruire pour les remplacer ailleurs ! Les collectivités ont un devoir de préservation du vivant pour les générations futures. Ne laissons pas la Municipalité de Saint-Malo massacrer la biodiversité dans son égoïsme alors qu’elle peut décaler légèrement le projet!

 

Un crime rentable pour les collectivités

La compensation écologique permet, voire encourage, la destruction de l’environnement en faisant croire qu’un habitat peut être recréé ailleurs. Tout bénéfice pour les entreprises et collectivités territoriales responsables de dégradations, puisqu’elles peuvent se présenter comme si elles investissaient dans la protection de l’environnement, donnant ainsi un vernis écologique à leurs produits et services. Ouvrons nos yeux ! Le projet d’aménagement de la frange sud de Rothéneuf n’a absolument rien d’écologique en l’état. La nature est unique et complexe. Pour rappel, le Pays de Saint-Malo a vu sa tâche urbaine augmenter de 85% en 20 ans, soit 2467 hectares artificialisés en seulement 20 ans !

 

Utilité publique meurtrière au nom des jeunes couples et familles

En 2014, ce projet ne réussissait pas à obtenir le feu vert des autorités, alors la Municipalité de Saint-Malo l’a déclaré d’utilité publique en invoquant le besoin pour la ville de Saint-Malo d’augmenter son nombre d’habitants (L’Ille et Vilaine gagne des habitants quand Saint-Malo, la ville aux 25% de résidences secondaires et au coût de la vie élevé, en perd. En comparaison : Vannes : 6% de logements secondaires ; Quimper : 3%. Stats INSEE 2015). Ce faisant, elle a obtenu aux promoteurs le droit de massacrer en toute impunité 16 hectares de zones humides et la faune et flore. Tout cela au nom d’hypothétiques jeunes couples et familles qui soit disant veulent venir s’installer à Saint-Malo.
Qui sont ces jeunes qui demandent à ce que soient détruits tous les êtres vivants de cette zone pour leur confort ? Nous, les jeunes couples et familles bretons et d’ailleurs que nous connaissons, sont bien plus soucieux du devenir de la planète que la Municipalité de Saint-Malo et ne demandent en aucun cas à ce que ce carnage ait lieu ! Les jeunes couples et familles que nous connaissons sont sensibles à l’artificialisation de la Planète et y disent ” non ” en chœur.

 

L’intérêt général à Saint-Malo permet l’irresponsabilité meurtrière

Quel projet d’utilité public sous couvert de l’intérêt général peut demander à ce que l’on massacre des êtres vivants, animaux et végétaux, que l’on détruise sciemment des zones humides dont on connait l’importance dans la conservation de la richesse de la biodiversité, dans le cycle de l’eau, dans la régulation des climats ?
Quelle utilité publique au 21 e siècle :
– peut encore justifier de détruire ce que l’on ne pourra jamais, au grand jamais, remplacer ?
–  crée des décisions aux conséquences graves sur les populations pendant plus d’un siècle ?

 

Promoteur, Municipalité, un discours bien rôdé

Le promoteur dit que le projet :
– ne peut se faire qu’à cet endroit. FAUX, il n’a jamais soumis de simulations ailleurs !
– est écologique car il va compenser les destructions. FAUX, d’après le SAGE il n’est pas sûr que les zones humides, ni la biodiversité ne se développent sur les sites artificiels proposés.
La Municipalité dit que le projet :
– est indispensable. FAUX, Saint-Malo compte plein de logements vides, y compris en centre-ville qui demandent à être réaménagés.
– cible les jeunes couples et familles. FAUX, il n’y a aucune garantie d’accessibilité facilitée au logement. Ça se saurait s’il suffisait d’avoir un crédit au logement pour pouvoir vivre et s’épanouir dans une ville au coût de la vie aussi élevé qu’à Saint-Malo !

Nous refusons de croire qu’il est trop tard, que nous ne pouvons rien faire.
Nous refusons de croire que 25 hectares riches en vie vont disparaître pour du béton. Nous vous demandons de nous aider à avoir un impact positif à notre échelle. Sauvez la biodiversité de Saint-Malo en signant notre pétition !

Merci.
Association Rothéneuf Environnement.

Association créée le 24 octobre 2018, en urgence par de nouveaux habitants de Rothéneuf, après avoir appris le 16 octobre 2018 l’existence de ce projet de massacre à grande échelle.

 

Les baromètres des organismes officiels nous renvoient à une réalité loin des pontons

Deux indicateurs sont parus dans les dernières semaines.

C’est en premier lieu le baromètre de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) sur les chiffres de l’emploi. Nous avons régulièrement relayé les informations de l’organisme officiel, en particulier lorsque les sirènes médiatiques tentaient de noyer le poisson d’une réalité qui ne change pas malgré les gesticulations des ministres depuis de nombreuses années.

Cette fois, c’est une hausse qui est annoncée, mais cela ne suffit pas à nous faire perdre nos bonnes habitudes ou à cesser de publier les évolutions sur des durées assez longues. En effet, le commentaire sur un trimestre n’est pas plus valable dans un sens que dans l’autre.

En jaune, la courbe des chômeurs de catégorie A et en bleu, celle des chômeurs de catégories A, B, C (les catégories sont définies ici) 

Pour une image plus détaillée, le même organisme a publié une note (ici) qui explique que 70 départements sont frappés par cette augmentation. Mais ce qui semble le plus marquant, comme le montre l’illustration ci-dessous, c’est que l’évolution est toujours la même, l’exclusion du monde du travail de ceux qui en ont été écartés le plus longtemps.

Extrait de la note de la DARES “Éclairage territorial sur les demandeurs d’emploi au 3e trimestre 2018”

 

En second lieu, c’est l’INSEE qui publie une analyse (ici) ” Bilan démographique 2017 : plus de décès que de naissances dans la moitié des communes bretonnes “. Notre mauvais esprit nous a conduit à regarder plus précisément comment ce bilan nous informait sur Saint-Malo.

Nous sommes au regret de vous confirmer, une fois de plus, que dans ce domaine les tendances sont tenaces et à force de chasser les familles de Saint-Malo par le coût du foncier, cela se voit.

Saint-Malo est la ville bretonne de + de 20.000 habitants dont le solde  naturel (naissances /décès) est le plus négatif. La carte ci-dessous montre le panorama général de la région. Le plus gros rond bleu (solde naturel négatif 2017) est celui de Saint-Malo…..

 

♠ N’en jetez plus, la coupe est pleine ! ♠

♠ N’en jetez plus, la coupe est pleine ! ♠

C’est en substance ce que l’on a envie de dire devant le nombre et le peu d’ouverture des informations dites « économiques » dans les médias. Heureusement, certaines sont précieuses, c’est le cas du rapport paru en juin 2018 sur « L’IMPACT SOCIÉTAL DES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES » publié par le Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne (BASIC) et l’observatoire des multinationales.

Depuis les années 1980, et 2008 n’y a rien changé, la norme, l’idée installée dans les têtes, à grand renfort de répétitions et de répétiteurs, est que la seule voie possible pour sortir de la crise est la facilitation de « la performance des entreprises ». Derrière « l’entreprise », il faut décrypter « les plus grandes », celles qui sont censées porter haut nos couleurs nationales. Et derrière « la performance », il faut comprendre les dividendes qu’il s’agit de verser aux actionnaires (voir ici). Présents sans arrêt sur les médias, les experts ont une double mission :

  • Faire l’éloge de « l’entrepreneur », au point que même celui qui n’emploie que lui-même, se considère proche des plus grands.
  • Relayer les pseudo-théories des énarques ministres, souvent issus ou destinés à ces entreprises.

Aujourd’hui, la rengaine du « ruissellement » tient la corde (la fortune des premiers de cordée ferait vivre le bon peuple) et justifie, parfois à elle seule, toute la politique économique de l’État. Mais quelle est la part d’ombre de ce « ruissellement » dans le pays et qui mesure l’apport et l’impact des grandes entreprises ?

C’est ce que montre en partie le rapport. Les économistes savent que les activités économiques ont des coûts cachés « qu’elles reportent sur la société ». Certains d’entre eux considèrent cela comme « naturel », d’autres comme secondaire et réparable par des compensations financières ou d’autres natures, le marché du carbone est un exemple. Enfin, une minorité estime que dans une planète finie, dont les seuils d’acceptabilité sont dépassés, il ne peut y avoir de compensation. De la même façon, ils considèrent que l’altération du potentiel humain par la faim, le manque d’éducation, de santé ou le maintien dans la précarité, ne se compense pas. Les coûts sociétaux directs (nucléaire) ou indirects (perte de biodiversité, santé) ne sont pas dans le bilan des entreprises, mais dans celui de la nation. Pour les financer, le même bon peuple (celui qui vit du ruissellement) est sollicité par la nouvelle noblesse (celle qui a remplacé la particule par la carte de visite du C.A.C 40 ou de Wall Street). De même la baisse de capacité à investir dans les biens et services communs va de pair avec l’absorption des coûts cachés des grandes entreprises par le budget de la nation.

BASIC et l’observatoire examinent les coûts cachés liés à l’activité de cinq grandes entreprises (Renault, Michelin, Total, Sanofi, EDF). Seule leur activité en France est prise en compte, les renseignements sont inaccessibles pour l’étranger (vive la transparence). Cinq critères sont évalués :

  1. Le crédit d’impôt qui laisse à la collectivité une charge à la place de l’entreprise.
  2. L’allègement des cotisations sociales dont le coût est pris en charge par l’État et les salariés via leurs cotisations ou la privatisation de leur protection.
  3. Le recours au travail précaire qui est structurellement déficitaire et pèse de plus en plus sur les comptes de l’assurance-chômage prise en charge par la collectivité.
  4. La pollution de l’air, cause de décès prématurés de maladies, etc. dont les conséquences financières sont partagées entre la Sécurité sociale, les dépenses publiques en générales et les salariés.
  5. Le changement climatique en fonction des émissions de gaz à effet de serre.

Les résultats sont éloquents, rien que les crédits d’impôts, accordés aux cinq groupes, totalisent 477 millions d’euros qui ne rentrent pas dans les caisses de la collectivité. Cette somme peut être comparée aux dividendes, servis la même année (2016) aux actionnaires de ces entreprises.

La mise en perspective des coûts sociétaux nous montre à quel point d’autres analyses et d’autres pensées économiques sont possibles et nécessaires. Selon le rapport, le cumul des coûts engendrés en France par ces seules cinq entreprises représente 1,5 milliard d’euros pour l’année 2016. À l’échelle de l’ensemble des entreprises du C.A.C. 40 et autres grandes entreprises ayant une activité en France, à quel niveau sommes-nous ?

Et, considérant ces sommes et le faible nombre d’actionnaires,
qui sont les principaux assistés du pays ?

Avec des chiffres qui ne sont pas relayés par les médias classiques, le rapport nous montre l’importance des coûts engendrés par l’activité des grandes entreprises puis transformés en charges publiques (coûts sociétaux). Cette transformation est assurée par les machines politiques et gouvernementales qui se succèdent à la tête de l’État depuis longtemps déjà. Ouvertement ou hypocritement, elles l’assurent à n’importe quel prix, en multipliant les contraintes sur l’environnement et le corps social, en déclenchant des crises, voire des guerres. Rien ne doit remettre en cause le mythe de la croissance et la culpabilité du citoyen qui ne s’y consacre pas.

Le dossier de BASIC et de l’observatoire des multinationales

Le site de l’observatoire des multinationales

Le site de BASIC  (Bureau d’Analyse Sociétale pour une Information Citoyenne)

 

Réunion sur l’air : OSONS! fait salle comble

Si les skippers de la route du Rhum sont aux commandes de machines dont les voiles ont une surface de 650 m² au portant, voire plus, ils restent de petits joueurs face au 1680 m² de surface d’échange alvéolaire qu’offrent nos poumons chaque minute à notre respiration.

« Vous arrêtez de manger, vous tenez trois semaines ; de boire, vous tenez 3 jours ; mais de respirer, vous ne tenez pas trois minutes. »

Ce sont les images que l’on peut retenir de la conférence, organisée par OSONS!, au cours de laquelle le docteur Claude Lesné, ingénieur chercheur honoraire au CNRS, a montré toute la complexité, la force mais aussi la fragilité de notre système respiratoire. Chacun a pu entendre les mises en garde du spécialiste des polluants aériens. Le docteur Lesné s’est attaché à montrer les mécaniques de transfert dans notre corps des molécules et des particules aériennes toxiques que nous craignons tous. Il a également expliqué les atteintes à notre santé liées à l’agression répétée de nos voies respiratoires par de mauvaises odeurs âcres, irritantes dont les pathologies ont été documentées par des études, il y a plus de vingt ans.

Système d’échange, alvéoles et capillaires

Pour illustrer l’importance de vivre dans de bonnes conditions de qualité d’air, le docteur Lesné a rappelé des chiffres qui illustrent notre système respiratoire. Ils expliquent en quoi, avec la pollution de fond déjà problématique, la vigilance doit être continue en termes de qualité de l’air. C’est notre combat à Saint-Malo.

En considérant un effort moyen sur 24h :

  • nous consommons 15 m3 d’air
  • la surface d’échange alvéolaire (vers le système sanguin) utilisée est comprise entre 2.500.000 et  4.000.000 de m².

Chaque minute, la totalité de notre sang est en contact avec les 2000 km de capillaires alvéolaires de notre corps, et certaines molécules n’empruntent pas la voie sanguine pour passer directement de la cavité nasale à certaines zones du cerveau.

        

Dans une salle comble, les questions et les témoignages ont été nombreux. Les participants déterminés souhaitant avant tout agir pour se protéger et protéger leurs enfants (90% des alvéoles pulmonaires se forment pendant l’enfance). Les réponses ont été simples et directes de la part du médecin qui, comme les animateurs de l’association OSONS!, estime que seul le rapport de force imposé par une population mobilisée pourra entraîner l’action des pouvoirs publics et des entreprises.

La suite : demandes d’audience auprès du Préfet, du service des installations classées, de l’Agence Régionale de Santé (ARS), et, avec le soutien d’Air Breizh, demande de création officielle d’un réseau des Nez (*).

(*) En Normandie, un tel réseau a conduit les entreprises à réaliser 122 millions d’euros d’investissements pour l’amélioration de la qualité de l’air.

À chacun sa Louisiane !

À chacun sa Louisiane,  cet article de Bastamag nous montre qu’il n’y a pas qu’à Saint-Malo que les arbres gênent les projets ” géniaux ” de certains élus. Mais parfois, les habitants ne laissent pas faire et les tronçonneuses reculent…

Sous prétexte de « rénovation », la mairie de Marseille a lancé tronçonneuses et engins de chantier, escortés des forces de l’ordre, à l’assaut de La Plaine. Objectif : transformer ce quartier au cœur de de la cité, qui accueille pourtant un marché populaire, des espaces de jeux et de sortie prisés des habitants, toutes classes sociales et générations confondues, en zone « attractive ». Comprenez : sans ses habitants pauvres et son ambiance un peu trop « populo ». Mais la municipalité est tombée sur un os : la résistance des habitants organisés en assemblée populaire. Récit de la naissance de cette « zone à défendre » urbaine.”

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